SCENE VIII. ri
CIDALISE
Ah! la rencontre est unique; aventure sur aventure.
LORMEU1L.
C'est donc là la dame dont tu me parlais ce matin?
SAINT-LÉGER
Oui; c'est donc la belle que tu voulais épouser?
LORMEUIL.
Elle-même.
SAINT-LÉGER
Il ne te manquait plus que d'être mon rival.
MERVILLE
Ah çà! le déjeuner se refroidit, mettons -nous à table.
CIDALISE
Madame, je brûlais depuis long- temps de faire votre connaissance. (Bas à Lormeuil.) Elle a bien l'air d'une provinciale.
ANGÉLIQUE
Il suffit que vous soyez présentée par mon oncle...
MERVILLE
Permettez - moi , belle dame, de vous offrir une tasse de thé.
SAINT-LÉGER
Tu sais bien tes cinquante louis , mon père ? eh bien ! ils sont perdus; c'a été l'affaire d'une minute.
LORMEUIL.
Cependant, tu ne devais reparaître, disais-tu, que suivi de Plutus et des Grâces.
ua LA PETITE ÉCOLE DES PERES.
SAINT-LÉGER
Je n'ai rempli que la moitié de ma promesse.
CIDALISE
Ah! j'en suis désolée; car je me proposais de recourir à vous dans le petit embarras où je me trouve.
LORMEUIL.
Gomment donc! mais vous devriez avoir de l'argent, madame, vous ne payez pas vos créanciers.
CIDALISE
Et le cher Merville, qui ne dit rien; il aime à
obliger ses amis?
MERVILLE
Ah! mon Dieu! que ne vous et es- vous adressée à moi.... quinze jours plus tôt... j'aurais pu vous être utile.