SCÈNE X
L0RMEU1L, SAINT-LÉGER, CID ALISE, MER- VILLE, ANGÉLIQUE, GRIPPER, (iiestài'ù.-
croyable ■ . )
LORMEUIL.
Ah! bon jour mon cher Gripper!
GRIPPER
Serviteur, M. Lormeuil.
^CIDALISE
Comment! c'est un juif, ça!
LORMEUIL.
Sans doute; c'est un juif à la mode, il fait l'agiot.
GRIPPER
Vous voilà tous bien tranquilles , ici ; vous devez cependant vous douter du motif de ma visite.
LORMEUIL.
Vous venez m'offrir de l'argent... A quel taux?
GRIPPER
Mon ami, vos effets n'ont plus de cours sur la place.
LORMEUIL.
Comment ?
GRIPPER
Vous êtes entièrement ruiné.
TOUS
O ciel !
GRIPPER
Je vous ai prêté , tout le temps qu'il y a eu des
i. Mise élégante du tems.
Aut. contemp. Et. i. 8
n4 LA PETITE ECOLE DES PERES, nantissemens solides; mais vos biens sont saisis, et c'est tout en gémissant sur votre malheureux sort, que je \ iens de me rendre adjudicataire de votre maison.
LORMEIJIL.
Hélas ! se pourrait-il ?
MERVILLE, buvant
Mon ami , je vous plains.
CIDALISE
C'est affreux !
GRIPPER
Ne vous désolez pas, mon ami : nous tâcherons de vous distraire. Voulez-vous venir dîner demain avec moi ?
LORMETTJL.
Monsieur, n'ajoutez pas à mon malheur par celte froide raillerie.
CIDALISE
Ah! Dieu! que c'est cruel! (Bas à Saiut-Léger.) Vous avez là votre carick, allons faire un tour au bois de Boulogne.
MERVILLE
M. Gripper, vos propos sont très déplacés.
GRIPPER
Ma foi, écoutez donc! à Paris, les affaires comme les affaires, et les plaisirs comme les plaisirs : on fait saisir un homme, ça nempêehe pas de dîner avec lui.
LO RM EU IL
Un moment, monsieur; mes affaires ne sont peut