XIV- siècle
Écu fascé de six pièces.
Grènetis.
^ : Croix dont chaque branche se termine par trois boules.
Grènetis.
TrouTé au pont Saint-Michel, en 1865.
XIV' siècle.
ECU fascé de six pièces, un point au centre.
^ : Croix dont chaque branche se termine par trois boules.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XIV siècle.
Écu fascé de six pièces. Ke perdons point de vue que le point central peut être le résultat du procédé mécanique employé pour l'établissement du creux.
^ : Croix dans un grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1860.
XIV' siècle.
Écu fascé de six pièces dans ud grènetis.
Ç: : Sorte de sautoir, surmonté d'une croix.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1856.
XIV siècle.
ECU formé de huit pièces.
Grènetis.
^ : Fleur de lis grossière.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1860.
XV' siècle.
Écu fascé de huit pièces, chargé en pointe d'un annelet; il est surmonté de deux annelets et flanqué de hait autres, quatre de chaque côté.
Grènetis.
Les armes de Hongrie étaient un écu fascé de huit pièces, comme sur ce plomh. Les pièces étaient alternativement d'argent et de gueules.
^ : Croix dont chaque extrémité se termine par trois perles.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 4864.
XIV siècle.
Éca faacé de huit pièces et orné extérieurement d'une cannelure; il est en outre surmonté d'une perle.
Grènetis.
^ : Croix Iwurdonnée, dont chaque extrémité est flanquée de trois points; elle est enfermée dans un entourée formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au Petit^Pont, en 1856.
XV* siècle.
Écu vairé ou plutôt bretaissé de quatre pièces.
]^ : Croix trifldée.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1861.
XV* siècle.
L'aspect général de cet écu rappelle assez bien les armes de la famille de Coucy, qui étaient un fascé de six pièces, de vair et de gueules.
Écu à quatre fasces danchées par le haut.
Grènetis.
^ : Croix 'bourdonnéc, dont chaque extrémité est flanquée de trois perles. Dans chaque canton est placé un double aro de cercle mouvant du grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1884.
XIV* siècle.
Pourvu que l'on veuille bien m' accorder un peu de la marge qui aurait été laissée aux artistes populaires (surtout en des temps de troubles où il fallait agir rapidement et avec secret) , je propose comme à peu près identiques à cette pièce (du moins dans l'intention de Tanteur) lee quatre ou cinq autres méreaux don elle va être suivie.
Même type que le précédent.
Trouvé au Petit-Pont, en 1859.
I^ nombre des fasces est de dix.
Ç; : Croix dont les bras sont côtoyés de 36 perles, 9 dans chaque canton; en outre, dans chaque canton, se trouve un arc de cercle mouvant du grènetis; l'intervalle entre ces pièces est haché.
Grènetis.
Trouvé au PontrNeuf, en 1860.
XIV siècle.
Les fasces, au nombre de six, sont danchées par le bas.
Grènetis.
^ : Croix dont les extrémités sont terminées par trois points.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Marie, en 1865.
XIV siècle.
Écussou charge d'une fasce, sur laquelle broche une bande ; il est accompagné de trois annelets placés, l'un eo chef, les deux autres en flanc. Mais n'aurions-nous pas là, comme pièce principale, une croix tracée maladroitement?
Grènetis.
Ç: : Croix dont chaque extrémité est terminée par un annelet.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1854.
XIV" siècle.
Écu à la croix. A-t-on voulu représenter les armes de Savoie? C est possible ; mws la croix, comme armoiries, appartenait à tant de familles et de contrées (Suisse, par exemple), qu'il est permis d'hésiter pour une attribution spéciale.
Grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1852.
XIV' siècle.
Même sans descendre jusqu'en plein XVI' siècle, nous pourrions avoir dans cette pièce et les suivantes un signe de ralliement pour les Suisses attachés de bonne heure à la garde spéciale de nos rois, et qui leur furent plus d'une fois très-utiles dans les guerres du calvinisme '. Un service militaire privilégié entr^nait l'emploi d'éclaireurs qui pouvaient être réduits à revêtir quelque foi-me de l'espionnage. Â pareil métier, il fallût des marques secrètes qui accréditassent l'envoyé dans ses missions périlleuses, ou lui servissent de sauvegarde quand il serait appréhendé en quelque lieu où l'on pût faire valoir ses preuves de loyauté reconniûssables par les hommes du roi.
Écu chargé d'une croix.
Grènetis.
!Çt : Croiz pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1860.
XIV< siècle.
* Louis XI, eocore dauphin, avait apprécié au combat de Saint-Jacquea (prèsBàle, en 1444) la solidité de coa montagnards <jui mouraient avec tant d'aplomb souB leur drapeau ; et ce lui fut plus tard un motif pour enrôler des hommes de cette trempe Tigoureuse.
Écusson triangnlaire chargé d'une croix endentëe.
Grènetis.
^ : Croix bourdonnée, caotonnce de quatre perles.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1858.
XIV' siècle.
Je ne me désiste pas de ma conjecture au sujet des Suisses, tout en convenant que l'on peut trouver un équivalent soutenable. Les variantes (perles, annelets plus ou moins répétés, hachures, etc.) aur^ent été destinées à démonétiser les pièces antérieurement émises, pour qu'on ne pût imiter, avec chances utiles, un méreau saisi sur les victimes de quelque expédition malheureuse.
En ce cas, l'attribution proposée vaudrait pour une demi-douzaine des méreaux qui se suivent dans mon classement provisoire. Le tout, à valoir autant que de raison ; car mes prétentions ne sont pas criantes, ce semble. Je ne m'y abandonne que sauf meilleur avis.
ËcossoA triangulaire chargé d'une croix, surmonté de trois annelets et flanqué de huit autres, quatre de chaque côté.
Grènetis.
^ : Croix dont chaijue extrémité est ornée d'un groupe de trois annelete.
Dans chaque canton est place un arc de cercle dont les bouts meuvent du grènetis.
Trouvé au Fetit^Pont, en 1862.
XIV' siècle.
ÉcussoQ triangulaire à la croix chargée en cœur d'un annelet et cantonnée de quatre autres annelets.
^ : Haché en losanges.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1858.
XIV' siècle.
Ëcu chargé d'un chevron.
]^ : Croix ornée de points dans un grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1862.
XIV siècle.
Ëcusson chai^ d'un chevroQ.
Grènetis.
tfc : Croix bourdonnée, cantonnée de huit perles, deux dans chaque canton.
Filet.
Trouvé au Pont-au-Change, en i 854.
XIV siècle.
Ëcusson chargé d'un chevron.
Grènetis.
^ : Croix pattée et alaisce, cantonnée d'une perle aux 1 et 4.
Grèneti?.
Trouvé au Petit-Pont, en 1862.
XIV siècle.
Ëcu chargé d'un chevron.
Grènetis.
1^ : Croix dont chaque bras se termine par un groupe de point?, dans un entourage de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
XIV siècle.
Trouvé au pont Saint-Charles en 1860.
Je dirais des trois pièces précédentes et de celle-ci qu'elles me paraissent dues au même type. Ma pensée à ce sujet s'éclàrcira mieux par une observation analogue qu'on a pu lire, p^e 46, du même groupe (pour les faces danchées), et qui se compléterait au besoin par la remarque faite sur les divers écus à la croix. Page 49.
Écusson triangulaire charge d'un chevron et renfermé dans un grènetis.
^ : Une croix recroisettée et pommetée dans un entourageformé de quatre arcs de cercle, dont les point? d'intersection sont également pommetcs et entourés d'un grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1857.
XIV siècle.
Écu chargé de deux chevrons.
Grènetis.
Bt : Croix bourdonnée, renfermée dans un entourage formé de quatre ogives appointées ; chaque point d'intersection est accompagné, en dedans et en dehors, d'une perle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XIV siècle.
Écu chevronné de huit pièces.
Grènetis,
5t : Croix dont chaque bras se termine par un groupe de trois points dans un entourage bordé de quatre arcs de cercle. Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1852.
XIV* siècle.
Écusson chevronné de dix pièces.
Grènetis.
^ : Croix bonrdonnée, dont chaque extrémité est flanquée de deux points ; elle est renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle,
Grènetis.
Trouvé au Petitr-Pont, en 18d5.
Ecu chargé d'un chevron renverse et d'une fasce courbée. Le champ est parsemé de perles.
Grènetis.
^ : Tête de face h longs cheveux, coiffée d'une couronne à l'antique.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XIV' siècle.
Ecusson chargé d'un sautoir, surmonté d'unt? couronne à l'antique et flanqué de deux croisettcs accompagnées de cinq perles posées quatre eîi flanc et une en pointe (car je ne crois pas devoir compter celle du centre). Le tout est entouré de deux filets, entre
lesquels coart un zigzag accompagné extérieurement de perles.
^ : Croix pattée et aimée, cantonnée de quatre perles renfei^ mées dans un filet et de quatre couronnes à l'antique. Double filet extérieur renfermant un zigzag.
Trouvé au pont-Saint-Michel, en 1863.
XVI' siècle, ou peu s'en faut.
Je serais p(»i;é à croire que les ducs de Bourgogne sont pour quelque chose dans l'émission de cette pièce, où la croix en sautoir semble les rappeler; mais je laisse à d'autres le soin d'en expliquer tous les détails, dont l'intention m'échappe tout à fait.
ECU coupé. Le 1 est parti, la partie supérieure du 1 est hachée en bande, la partie inférieure du 2 est hachée en barre. Cet écu est surmonté d'un annelet et flanqué de deux autres.
Grènetis.
ïfc : Traces de croix dans nn grènetis.
Trouvé au Petit>-Pont, en 1864.
XIV' siècle.
Écu écartelé, mais sans aucun meuble. Des hachures croisées distinguent les quartiers 1 et i.
Grènetia.
^ : Un roi tenant le sceptre de la main gauche et une épée <le la main droite.
Grènetis.
TrouT(i au Pont-au-Change, en 1858.
XI1I° siècle peut-être, mais je ne voudrais pas en répondre.
A voir, page 59, ce même écu (du moins pour le moule), avec un léopard pour revers, nous avons quelque probabilité pour y supposer l'intention de caractériser le parti anglais durant la guerre de Cent ans. Les armoiries auront été simplifiées pour ne pas donner un travail impossible au graveur populaire qui devait exécuter la matrice du méreau.
Écusson triangulaire écartelé, dont le premier et le dernier quartier sont remplis de doubles hachures.
Grènetis.
j^ : Tête de face à longs cheveux, coifice d'une couronne à l'antique.
Grènetis.
Trouvé au pont SwntrMichel, en 1863.
XIV siècle.
Même avers que le précédent ; seulement ce sont les deux et troisième quartiers qui sont hachés.
Grènetis.
Ç: : Fleur de lis dont toute la partie inférieure manque entièrement.
Grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1863.
XIV siècle.
En partant de l'eiplication suggérée, page 58, ceci prononcerait un peu plus clairement les prétentions du roi d'Angleterre à la couronne de France, puisque la fleur de lis est donnée en grand sur l'avers.
Comme au précédent.
Çt : Léopard contourné; la mèche du bout de la queue a la forme d'une feuille d'arbre.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1860.
XIV' siècle.
J'indiquerai, page 67, une reproduction de ce léopard avec une autre face propre à faire trouver l'explication de la feuille qui termine sa queue. Comme Varbre avait généralement pour émail particulier le sinople, et que la couleur verte indiquait l'espérance, cet emploi de la feuille pour terminer la queue de l'animal est peut-être te signe de la confiance que nourrissait le parti d'Angleterre pour un avenir prochain, et qui deviùt décourager les patriotes français. De fait, quand te roi de France en était venu à pouvoir être appelé roi de Bourges, il fallait une grande opiniâtreté pour s'attacher encore à la fortune de ce pauvre prince; mais la centralisation moderne n'était pas encore inventée : on n'était point maître de la France pour avoir mis la main sur Paris, Jeanne d'Arc le fit bien voir.
ECU écartelé au i et au 4, semé de points au S, pallé de cinq pals au 3, barré de cinq barres.
Grènetis.
A ta partie supérieure de l'écu,onremarqueune espèce d'oreille de suspension ou de courroie. Cette particularité se reproduira, du reste, assez fréquemment sur les plombs suivants.
R- : Croix dont chaque extrémité est terminée par des points, Grènetis.
Trouvé an pont de laTournelIe, en 1861.
XIV siècle.
Écu gironné de huit pièces.
Grènetis.
Ç: : Croix dont chaque branche se termine par trois boules dans un grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change. en 1857.
XIV siècle.
Même écu gironné dans un grènetis.
^ : Croix entourée d'un cercle.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1860.
XIV siècle.
Êcu comme au précédent.
Trouvé au Petit-Pont, en 1852.
XIV siècle.
Éca gironné de huit pièces.
Grènetis.
^ : Croix nilée.
Grènetis.
Trouvé au Pont^Marie, eu 1852.
XIV" si^le.
Écusson gironné de huit pièces dans un
Bt : Croix bourdonnée.
Grènetis.
IrouTé au pont Saint^Michel, en 1860.
XIV siècle.
Même écu.
Variété du précédent.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1863 .
XIV siècle.
Même écu.
Ç; î Croix dont chaque extrémité est terminée par des points.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 4852.
XIV siècle.
Écu gironné de huit pièces, comme au numéro précédent.
Grènetis.
^ : Croix bourdonnée, dont chaque extrémité est flanquée de deux points; elle est renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Cbange, en 1854.
XIV' siècle.
Écu gironné de dix pièces.
Double filet renfermant de gros points.
Çt : Châtean donjonné de trois pièces , celle du milieu plus élevée que les deux autres.
Grènetâs.
Trouvé au Petit-Pont, en 1862.
XIV siècle.
Écu gironné de quatorze pièces et entouré d'annelets. ^ : Croix renfermée dans un grènetis ; un arc de cercle partant du grènetis est placé dans chaque canton.
Trouvé au Font-au-Change, en 1B61.
XIV* siècle.
Écu parti, échiqueté à dextre et onde b. senestre. Grènelis.
1^ : Croix ornée de perles, renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1862.
XV* siècle.
ÉcussoD losange en pal.
^ : Croix dont les bras s'étendent jusqu'aux bords de la pièce. Cette croix est accompagnée de trois boules dans chaque canton. Une bordxu'e de douze annelets, renfermée entre un filet et un grènetis, règne autour du tout.
Trouvé au Pont-au-Chauge, en 1850.
XIV siècle.
Un graveur peu familiarisé avec les formes de l'art héraldique aura pu croire qu'il représentât sur cet écu le ftueié en bande de Bavière. Nous aurions alors un méreau d'Isabeau, femme de Chai-les VI, la plus méprisée de nos reines ; mus qui rendit bien au peuple, en malheurs de toutes sortes, la vengeance du dédain qu'on ne lui avait pas épargné)
Ëcusson chargé d'un lion.
Grènetis.
^ : Croix pattée et alaisée, cantonnée de douze perles, trois dans chaque canton.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Chaiige, eu 1800.
XIV siècle.
Il se peut que nous ayons afftûre ici au lion rampant. Je m'en rapporte à ce que me donnera bientôt occasion de dire, page 70, une figure assez semblable. On ne la reverra pas dans un écu, mais son sens pourrait bien être le même dans les deux cas.
Léopard contrepassant dans un grènetis.
]^ : Arbrisseau dont les trois rameaux sont garnis chacun de trois feuilles; à la naissance du groupe de feuilles le plus élevé est placé un annelct.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-ilichel, en 1865.
XIV siècle.
Le léopard, dont la queue se termine en forme de feuille, comme à la page S9, doit avoir quelque analogie avec les rameaux feuillus qu'on a tracés sur l'avers. Je renonce à percer le secret que cela recèle aujourd'hui.
Aigle éployée, aa vol abaissé.
Çt : Château donjoané de trois pièces.
Trouvé su pont Saint-Charles, en 1865.
XIV" siècle.
Si l'on osait admettre cet oiseau comme un alairion, ce pourrait être an signe des Lorrains ou des la Trémoille. D'ailleurs, les Coltgny avaient une aigle, quoique non pas dans les conditions de celle qu'offre notre méreaii. Mais je vais présenter tout à l'heure une solution différente , pour qu'il y en ait à tous les goûts, jusqu'à l'arrivée du maître qui prononcera péremiitoirement.
Aigle au vol abaissé.
Grènetis.
^ : Croix vidée en cœur et cliargée d'un annelet ; trois annelets ornent, en outre, l'extrémité de chaque branche de cette croix, qui est cantonnée de quatre meubles semblables.
Grènetis.
On rencontre çà et là les armoiries de Bohême sous la fonne d'une aigle à deux têtes, peut-être à cause de la Moravie, ou par suite de la couronne impériale portée dans la maison de Luxembourg, dès la fin du XIII' siècle. Alors les trois pièces se réclameraient assez légitimement du brave roi Jean r Aveugle, qui vint batailler parmi la gendarmerie française et se faire tuer dans nos rangs, à Crécy.
Aigle éployée, au vol abaissé, remplissant tout le champ. Il est à remarquer que l'aigle n'a ici qu'une seule tête armée de deux becs. Je n'avws donc pas absolument tort de concevoir des doutes sur la vraie valeur héraldique de cet oiseau.
Grènetis.
^ : Croix trifidée, cantonnée de douze perles, trois dans chaque canton. L'état un peu fatigué de notre raéreau n'empêche pas de reconndtre cet accessoire.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, eu 1804.
XIV' siècle.
Lion rampant dans un grènetis.
^t : Croix a doubles branches pommetées, cantonnée des lettres g, t, 0, s, rangées à rebours. C'est, on peut le penser, le mot gelloirs, en abrégé ; maïs je ne garantis pas cette interprétation. Si c'est tost, on pourrait y voir l'avis de se tenir prêt à chaque instant.
Ce lion rampant m'a bien l'air d'appartenir aux ducs de Bourgogne, Ces princes étant comtes de Flandre, de Hollande, ducs de Brabant, etc., pouvaient employer le lion (qui convenait d'ailleurs à leur propre écu, mais avec des accessoires). Au cas où ce ne serait pas un lion de Bourgogne, ce pourrait être celui de Charolais, de Talbot, etc. Or, il ne faut pas se donner beaucoup de peine pour arriver à comprendre la part que les chefs de ces divers noms prirent dans nos querelles intestines, ou dans la guerre de Cent ans avec les Anglais. On a donc à choisir, mais j'estime n'être pas bien loin du but que touchera un homme mieux renseigné sur des indications où je dois reconnaître franchement mon incompétence. Ce ne sera pas avoir perdu mon temps que de livrer les matériaux d'une solution définitive à ceux qui s'y entendront mieux que moi pour le résultat indubitable. Je puis donc m'en tenir à ce point préparatoire.
Champ losange en pal dans un grènetis.
R: : Croix ornée, à chaque extrémité, d'nn groupe de quatre perles et contournée de quatre antres perles.
Grènetis. '
Trouvé au Petit-Pont, en 1860.
XIV" siècle.
Je n'ose guère reproduire une autre fois ce que je disais du fmelé de Bavière, mal rendu peut-être par un héraldlsme improvisé. Hais les Craon portaient un losange d'or et de gueules ; trois hommes de cette maison figurèrent dans notre histoire avec un rôle plus ou moins honorable, vers le temps accusé par le style de notre mérean. Ce n'est pas que la célébrité soit tonjonrs illustration véritable, cependant elle compte dans tes annales; et faute de la signaler, on méconnaîtrait d'importants jalons sur la route des siècles. C'est tout ce que'j'avais à rappeler dans le peu d'espace autorisé pour chaque pièce par un si grand nombre de monuments réunis en un seul volume.