TYPES BETHEL0I
Peigne & une seule rangée de dents, occupant la moitié inférieure du champ ; dans la partie supérieure sont placés des rinceaux et cinq perles posées 1,2, 3.
Grènetis.
Ç: : Croix bourdonnée, cantonnée de huit perles, deux dans chaque canton; deux autres perles flanquent, en outre, l'extrémité de chaque branche. Le tout est renfermé dans un entourage
formé de quatre arcs de cercle dont les points d'ÎDtersection sont également perlés.
Grènetis.
On semble avoir imité ici le type de la monnaie de Betbel.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1856.
XIV" siècle.
Dégénérescence de la mounûe de BetheL
Grènetis.
^ : Croix pommelée, dont chaque branche est flanquée, à son extrémité, de deux perles ; dans chaque canton se trouve un arc de cercle mouvant du grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XIV' siècle.
Type rethélois complètement dénaturé.
Grènetis.
^ : Croix pommetée, dont les branches sont côtoyées, à 1 extrémité, de deux perles.
Grènetis,
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1865.
Même en supposant que les niéreaux de ce groupe aux types monétaires aient eu tous, pour distinction unique, le rôle d'appoint ou de fractions minimes dans les comptes du lieu indique par leur face distinctiTe, leur trouvaille à Paris n'a pas de quoi surprendre; sans doute leur valeur était nulle aux rives de la Seine, mais n'7 aurùent-ils pas pris naissance ? Ce n'est pas que l'esécution de plusieurs réclamât une habileté introuvable hors des ateliers d'une capitale, ce semble. Mais encore y fallait-il souvent quelque expérience des procédés de la fonte et quelque habitude de tenir le crayon pour ne pas trop broncher, quand il s'agissait d'attaquer la pierre en creux avec la pointe ou le burin.
M. Dancoisne nous apprend que, vers 1511, la ville deBéthune fit regraver les coins de ses méreaux par un orfèvre parisien. Cette mention prêterwt à pins d'un éclwrcissement préalable, si l'on devwt la percer à jour. Par exemple, les mots coin et frapper méritent-ils d'être pria au pied de la lettre (en sorte qu'il s'a^se de jetons en cuivre obtenus par une matrice de fer trempé) ? ou bien n'y faut-il voir qu'un lang^ autorisé par ce que l'on savait du monnayage officiel î Puis Y orfèvre parisien, mentionné par cet acte, n'était-il pas un compagnon formé dans les ateliers de Paris, mais qui avait obtenu la maîtrise à Béthune. En tout cas, l'art parisien comptait dans les provinces ; et les petites villes étaient sûres de rencontrer sur les bords de la Seine des maîtres, ou du moins des apprentis, dont l'œuvre coûtait d'autant moins cher par suite de concurrence. Si cela se faisait au rabùs, c'est ce qui ne me sur^ prendrait guère ; et il y a tout lieu de le croire, quand on voit les conséquences de cette spéculation. Mus on peut bien penser que les destinataires voulaient du bon marché plutôt que des merveilles. On les servait en conséquence, et ils en avaient pour leur argent.
Sorte de peigne à deux rangées de dents. Ce type rappelle assez bleo la monnaie de Rethel.
^ : Crois renfermée dans un grènetis formé de tràts concentriques.
Trouvé au pont Saint-Ctiarles, en 186S.
XIV siècle.
La petite principauté de Bethel n'avait pas une origine eati^ rement nette de tare, puisque les premiers seigneurs panassent l'avoir soustraite à l'abbuye de Stùnt-Reml de Beims, qui en était véritable propriétaire, sur la fin du X' siècle. Les avoués (soidisant défenseurs] mirent la main tout doucement, ou même tout brusquement, sur les terres qu'on les chargeait de protéger. Devenus ainsi des comtes, ils transmirent cet héritage de famille en famille, et cela durait encore à la fin du XVIII' siècle, avec l'adjonction de Meziers et Douchery. La principauté eut donc des monnaies, des privilèges, des foires, et tout ce qui était la suite d'un grand fief. Les généalogistes, feudistes, etc., peuvent développer par le menu toutes les conséquences qui s'en déduisent durant ces longues années ; ce n'est pas mon affaire.
Imitation de la monnaie cliartniiiie.
Grènetis.
^ : Croix tenninée, à chaque bras, par un groupe de quatre perles et cantonnée de quatre autres.
GièDetis.
Trouvé aupontSûnt-Michel, en 1865.
Ce n'est point le cas de rappeler Tancienne impo/tance d'une ville aujourd'hui énormément déchue; mais, pour nos lecteurs qui tronreraient que la numifimatiqne chutraine concentre ici de pauvres échantillons, il j a moyen de les calmer. Que l'on jette les yeux sur des {àices plus complètes (quoique populaires aussi), dans nos folnmes précédents (t. II, p. 28-34 ; et t. lY, p. 45-121).
Croix cantonnée de trois points.
Grènetis.
Trouvé au pont Sûnt-Michel, en 1865.
XIV siècle.
titre de pavillon français, sous lequel toute marchaQdise se trouvait bien couverte.
On risquerait donc de se tromper beaucoup en prenant tous les plombs fleurdelisés comme résultat d'émissions officielles. 1814 et 1815 en ont produit bien d'autres, que je n'ai pas à éclaircir, mais où le gouvernement n'y étiùt pour rien. Je pense qu'il en est ainsi de plusieurs entre ceux que je vais donner. Aussi n'ai-je pas la prétention de les expliquer tous péremptoirement. A peine si quelques-uns m'offrent une interprétation qui m'allèclie moimême, lorsque je me hasarde à vouloir percer le mystère. Meus il semblait bon de se diligenter pour donner l'exemple du courage et d'un peu d'espoir en frayant la voie.
pour n'importe quelles noces, funérailles, etc., qu'il s'agirait ensuite de préciser, moyennant l'époque de la pièce.
Quand on ne trouve pas de grives, on prend des merles,
dit le proverbe. J'offre donc à mes successeurs un procédé pour ne pas faire absolument buisson creux, dans la battue chanceuse que j'ouvre on traquant le gibier quelconque sur mes terres.
Fleur de lis cantonnée, en chef, de deux groupes de trois annelets et, en pointe, de deux annelets, tous remplis d'une perle.
Grènctis ponctué entre deux filets.
^ : Croix dont chaque bninche est terminée pnr un groupe de trois annelets et chargée en cœur d'un meuble semblable, ces annelets étant tous remplis d'une perle. Dans chaque canton se trouve un double arc de cercle mouvant du grènetis.
Trouvé au pont Saint-JIichel, en 186S.
XIV* siècle.
Dans le champ tme fleur de lis.
G-rènetis.
^ : Crois à triples bras, cantonnée des lettres g, t, *, e, /; ou lues à rebours /, e, s, t, g. Mais cette permutation ne nous avance guère pour éclaircir le sens que l'auteur devait avoir en vue.
Grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 18S9.
XV* siècle.
Dans ce même volume, groupe I, page 70, je m'efforçais de faire reconnaître un jeton de vérificateur, pour recommander l'examen plus concluant aux historiographes de la cour des comptes ; car on ne peut pas appeler trop d'aides quand on se noie. L'inscription que voici ne va-t-elle pas décourager ceux-là même dont j'implorajfl un coup de raainîj'espère que non, quoique pourtant :
On désespère, alors qu'on espère toujours.
Fleup de lis dont chaque fleuron est trifidé.
Grènetis.
"Ç: : Croix trifidée dans un grènetis.
XV* siècle.
Fleur de lis dans un grènetis.
^ : Croix feuillée, vidée en cœur et chargée d'un annelet, renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle dont les points d'intersection sont ornés chacun de trois perles.
Trouvé au Pont-Marie, en 1865.
XTV siècle.
Fleur de lis.
Ç: : La lettre E gothique ornée.
Trouvée au pont de l'Archevêché, en 1858.
XV' siècle.
Fleur de lis dans un grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre globules,
Grènetis.
Trouvé au Font^u-Change, en 1860.
XV' siècle.
Fleur de lis dans un grènetis.
IJC : Croix pattée.
Tronvé au Pont-au-Change, en 1837.
XVI' siècle.
Fleur de lis renfermée dans un grènetis.
"Ç: : Une croix pattée, cantonnée de quatre anneleta et renfermée dans un grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 48S9.
XVI" siècle.
Fleur de Us sur un fond haché à double.
Grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
TrouTé au pont Notre-Dame, en 1865.
XIV' siècle.
Fleur (le lis dont la forme épaisse ne paraît pas antérieure au XVIII' siècle.
"Çt ; Croix pattée dans un double filet.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 18S9.
Fleur de Us flanquée des lettres M S.
^ ; Aigle, si ce n'est une autruche fantastique, qui n'est pas inexplicable en vertu de ce que je vais dire brièvement.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1858.
XV siècle.
Après ce que j'écrivais plus haut, groupe I, pages 68-69, sur l'aigle attribuée aux Luxembourg de Bohême, pourquoi ne risquenù-je pas encore une mention du vaillant et aventureux roi
Jean l'Aveugle *, qui voulut mourir sous le harnois, malgré son âge et la cécité où il pouvait bien trouver un prétexte à s'accorder du repos? On sait que le cimier de cet intrépide battdlleur (trois plumes d'autruche avec la devise allemande ieh dien) échut au prince Noir, après la bataille de Crécy, et fut adopté par les héritiers présomptifs de la couronne d'Angleterre, jusqu'à nos jours. Notre noble coureur de pays, qui passa son temps à guerroyer pour d'autres, me semble avoir voulu ici traduire sa devise en un français quasi créole ou teutonique, par coquetterie envers les Parisiens, ou par galanterie pour sa seconde femme ; et je lirais : moi, lervi'r.'
Fleur de lis dans un grènetis.
Ç: : Quelque chose comme les lettres »'(, ib, etc. Le ( (si c'en est nu) affecte une plus grande dimension que les autres lettres, et par^t chargé d'un appendice qui ne peut être clairement déterminé. Cette pièce, d'an mauvais travail, est en outre mal conservée; ce qui rend toute description difBcile et ouvre la voie aux explicar tions les plus hasardeuses.
' Jean, d'ailleurs, avait deux fois élè TÎcaire de l'Empire (en Allemagne et en Italie). Quant k la fleur de lis, il épousa en secondes nocei Béatriz, fille de Louis de Bourbon.
ContiDuons à joaer au colin-maillard snr les traces de Jean TÂTeugle, qni ne s'est pas laissé arrêter par le catte-cou de Crécy, où il risquait plus gros jeu que je ue fais à sa suite.
On m'accordera que notre artiste ne fait pas preuve d'une telle sûreté de main, ou d'information si précise dans tous tes détails, qu'il feille les accepter au pied de la lettre (comme on dit) . Fartant de là, je dirai que l'oiseau du revers appartient à la tribu qu'il nous plaira de choisir entre les ovipares emplumés ; et, ce point gagné, pourquoi ne signifierait>-il point aigle ou autruche, autant que perroquet? Yoilà toujours un pas en avant, quoique sur terrain fort meuble et périlleux (je n'ai pas dissimulé le danger) . Admettons, déplus, par manière de pojtu/nfufBjpourne pas rester court, que le graveur inexpérimenté (cela est convenu) aura reçu commission de remémorer une devise à laquelle il ne comprenait rien. Nous voici dès lors bien autorisé à le soupçonner d'avoir renversé les lettres ; ce dont nous avons quelque habitnde, même en tâche plus simple, avec nos plombs populùres. Cet échafandage de stratagèmes innocents permettnùt, en somme, de lire les initiales du cri de guerre, ich dien. Ce qu'il fallait démontrer, sous peine de ne rieu dire.
— lU —
s'intéressaient vivement à la monarchie Très-Chrétieniie dans les luttes qui menaçaient son existence. N'était-ce pas un héritage de leur fondateiir, qui avait dû son nom' (François d'Assise) à sa grande pratique de la langue française; ou l'école théolo^que de Paris De leur apparaissait-elle point comme un centoe précieux dans la chrétienté?
Quels que soient les personnages que l'on aura prétendu dédgner ici, mettons du moins sur la voie qui les fera retrouver avec le temps, si la postérité consent à être juste envers les bienfaiteurs de nos ancêtres. Il est vilain d'accepter une succession sans ses charges, et cela rend suspecte la légitimité de l'héritage recneiUi avec semblables réserves. Qui est bon Français tient, sauf preuves concluantes, au culte et à la conservation des souvenirs oti la France retrouve les traces de son passé, chez les moines tout comme chez les Celtes.
Tête de face, coifiëe d'un bonnet ou d'un capuchon, si ce n'est la coiffe rappelée par les portraits de Catherine de Médicis et de certaines chanoinesses du temps passé, ou par le capuchon à baleine du clergé parisien durant l'hiver.
1^ : Croix bourdonnée, dont chaque branche est côtoyée de deux perles; le tout renfermé dans un double entourage formé par
— HS —
quatre arcs de cercle ; chaque point d'intersection est accompagné en dedans d'ane perle.
Grènetis et filet.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1885.
XT' siècle.
Tête couronnée de face; elle est éborgnée à gauche par un accident dont la trace se trouve sur Vavera.
Grènetis.
Ç: : Fleur de lis grossière, sur un fond haché à double grènetis. Trouvé au Petit-Pont, en 1863.
XV' siècle.
Têle de profil, coîflëe d'un capuchon quadrillé. ^ : Tête de face, couronnée à l'antique.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1860.
XV' siècle»
Un minutieux antiquaire, ou un custumier consciencieux, plus au fût des vieilles modes que je ne le suis, dirait à cette occasion quelle princesse introduisit chez nos anière^raiid'mères l'usage de la coiffe ou de la capeline en réseau à mailles dorées. 11 ajouterait aussi, je l'espère, la durée de cette invention ou importatioD, afin que les termes extrêmes de probabilité ne laissent point lieu à trop de vague dans la détermination chronologique de notre méreau. Four moi, j'ù bien souvenance d'avoir rencontré une sorte de capuchon semblable dans les recueils d'anciens costumes; mtds l'instant vrai de sa floraison ne s'est pas fixé dans ma mémoire au point de me permettre une approximation présentable.
Tète couronnée de face, type imité de l'esterlin. Grènetis.
^ : Croix ornée de pei-les dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés- Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 186S.
XV' siècle.
Tète difforme (de mort peut-être), couronnée; dégénérescence de l'esterlin.
— M7 — Ç: : Croix dont chaque branche se termine par un groupe de trois perles, une perle plus grosse dans chaque canton. Trouvé au pont Notre-Dame, en 1865.
XV* siècle.
Tête de tace, coiffée de longs cheveux.
Grènetia.
1^ : Croix dont chaque branche est terminée par un groupe de trois annelets renfermant chacun une perle ; itn ornement semblable est placé en cœur.
Grènetis,
Trouvé au Petit-Pont, en 1865.
XIV siècle.
Quand la couronne n'indique pas des personnes royales, ces méreaux ont tout l'air d'être des pièces de mariages ou d'accordailles (c'est-à-dire de fiançailles, alors mises sous la protection de l'Église, par une cérémonie ad hoc, pour qu'on ne se dédît pas). La croix signifiait alors que l'on s'aime en tout bien tout honneur. Si la future est peu attrayante, il faut se rappeler que l'art a la vie longue, quand l'imagination lui prête et l'affection aussi. Dureste^ l'âge apporte inévitablement plus d'un déchet à la forme extérieure, et l'amour vrai doit se prendre aux qualités vraiment plus durables.
Tête de face, ornée d'une longue chevelure, qui pourrait ne pas être féminine, ei l'on considère les bustes du temps. Toutefois, je pense qu'il peut s'agir d'une femme.
Grènetis.
^ : Croix bourdonnée, dont chaque branche est côtoyée de dem perles; le tout renfermé dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé an Pont-au-Change, en 1856.
Tête de face, remplissant le champ entier.
^ : Bosace à quatre feuilles.
Trouvé au Petit-Pont, en 1858.
XVI* siècle, sauf l'observation que je vms adjoindre & la page suivante.
Si ce méreau et le suivant ont jamais pu prétendre à devenir des signes de galanterie, même la plus honorable, il faut convenir que robjeelif s'y trouvait réduit à une sorte d'abstraction peu engageante. Qui s'en éprenait pouvait tout aussi bien adresser ses soupirs à la lune. Mais la lune n'accepte pas les cadeaux d'un amant, et quelque mortelle plus ou moins simple aura peut-étie
Tête monstruetiân, dont la bouche énorme laisse passer la tangae
Et : Croix ornée de boules, dans un entourage formé de quatre doubles arcs de cercle aboutés.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1838.
XV* siècle.
Voilà qui n'aura rien signifié, si ce n'est une bouffonnerie; mais la grimace y est tellement Tulgajre, que nous n'en pouvons plus savourer le sel, supposé même que l'inventeur et les parties prenantes aient été initiés à quelque secret qui releva cette pièce dans l'estime des contemporains ; car elle pourrait bien n'avoir d'autre origine que la balourdise baroque de plaisants quin'étùent pas en veine au moment de la parade. Comme pourtant il fallait être gai à jour fixe, on servait le spectateur à la fortune du pot Demandez à maint journaliste si l'on ne doit pas avoir de la condescendance pour l'esprit de commande. • Vous êtes engagé, tirezvous-en I 11 est entendu que vous nous devez une page in-folio d'espiègleries, (îc jourd'hui du mois ou de la semaine. Nos droits et devoirs réciproques sont fixés par contrat sjnallagmatîque. Tout est là! Exécutez-vous I Sinon, l'acte est résilié avec frais, dont sera passible le contrevenant. » Les rieurs de profession éprouvaient avant nous ces misères du métier; compatissons à leurs tribulations, qui montrent le côté (fort piteux) de la vie du farceur en jtout genre (même littéraire).
Tête Uurée, de profil dans un grènetis.
1^ : Croix pattëe, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, eu 1860.
XV" siècle.
Ce profil et sa couronne de laurier annoncent la prétention d'imiter, an moins en partie, une médaille romaine. Il j eut une période dans notre XY* siècle oii rien ne sembla bon aux ituToyablei d'alors, st l'on ne désertait brusquement les traditions nationales pour tourner bride vers le passé classique par delà quelque mille ans. Mais n'imite pas les médailles antiques qui vent I surtout dès le premier conp de main. Nous en avons une preuve dans notre plomb, entre autres.
Si la manie de copier les Romains paraissait attribuable au XIV* < siècle (ce dont je doute beaucoup, sauf pour les jurisconsultes), j'aurais proposé de reconnaître ici une pasquinade contre les prétentions semi-impériales de Philippe le Bel et autres princes français d'alors. Les conseillers du souverain rêvaient pour lui une espèce de monarchie universelle (qui du reste ne demanda pas mieux que de revivre sous Louis XII et François 1"), et, cequete peuple y voywt de plus effectif, c'était le faux monnayage avecraccroissemeutjoumalier des chaînes qui pesfûent particulièrement sur le pauvre monde. Le tout avec promulgation de plus en plus inhibitoire du texte cher aux hommes de lot : h Rendez à Céear ce qui est à César; > mais l'oubli affecté pour l'autre partie complémentaire : ■ et à Dieu ce qui est k Dieu. >
Tête courounée, de profil.
Grènetis.
5t : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermnnt cliacun une perle.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1856,
XV siècle.
Les profils à l'antique reprenaient faveur, quoique l'usage ùt maintenu chez nous le mot face; mais nulle prétention clasàqne ne se montre Traiment ici. C'est une justice à. rendre au plomb que voilà, en attendant que sa destination s'établisse par des travaui ultérieurs.
Tête casquée dans un grènetis.
^ : Quatre croix formées chacune par quatre groupes de cinq perles ; le tout renfermé dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1860.
XV' siècle, autant que l'on peut déterminer ta date d'une pièce due à des artistes populaires qui consultaient assurément les habitudes de la veille bien plus que la dernière mode du jour, ou la tendance destinée à régner le lendemain.
Fallût-il s'en tenir strictement au XV' siècle, les attributions plausibles se présenteraient en assez grand nombre pour nous excuser de n'en adopter aucune à l'exclusion des autres. Tournois et carrousels ne manqueraient pas, sans compter les guerres de France et d'Italie où l'on n'avait que trop habituellement le pot en tête. Libre même à qui voudra (et fera ses preuves) de donner notre buste à Jeanne d'Arc, Dunois, Charles VII ou Charles VIII. Je n'étais pas en mesure de serrer la solution d'un peu près :
Approuvez le respect qui me ferme la boucbe.
Tète de profil.
^ : Croix pattée dans un entourée formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1 857.
XVI' siècle.
— iu —
La tête se coîfie-t-elle d'un casque oa d'un bonnet? Question préjndicielle qn'ïl sera bon de vider avant de passer outre. Je la signale, et la lalBse intacte.
Tête de profil, coiffée d'un bonnet.
Grènetis.
"^ : Croix bourdonnée, renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1860.
XVI' siècle.
Tête de profil , coiffée d'un chaperon à crête, dans un champ haché à double grènetis.
^ : Croix pommetée, dont l'extrémité de chaque branche est câtoyée de deux perles ; danschaquecanton, un arc de cercle mouvant du grènetis.
Trouvé au Pont-Marie, en 1865.
XrV" siècle.
Je ne m'avancerai pas trop en proposant d'admettre ce plomb populaire entre les pièces de marine ou d'épousailles (et préliminaires de noces) que j'indiquais dans le même groupe, pages 117, 118, etc.
Fleur de lis accompagnée des points et des rudiments d'un type mal dëtcrminë. Autour est la légende : Aquite iui (aquite ou acquîte) je suis. Nous avons encore la phrase ancieime : Quitte à quitte.
XIII* siècle.
IVouvé au pont Sfùnt-Michel , en 1 86â .
L'empreinte de ce méreau a été obtenue au moyen de la frappe, à la difiërcnce de presque tous ceux que nous publions, lesquels sont le résultat du moula^.
Au moyen fige, dans certaines foires, des méreauz étaient dé- Uvrés par les gardes ou receveurs aux marchands étalagistes, en signe d'acquit de droit d'exposition de leurs marchandises. 11 en était aussi délivré sur les routes aux voituriers pour constater le payement des droits de travers et de chaussée, et l'on ne pent guère douter que l'usage des mércaux ne fût également appliqué au recouvrement de bien d'autres impositions établies sons diflFérents
noms sur les personnes et les choses, et parmi lesquelles nous devons encore citer les droits de maltôte, de tonlieu, d'assis, d'entrée, de guidages, de rivages, de barrières, etc., etc. On peut voir, à ce snjet, pour les détails et preuves, l'arlicle publié par M. Rouyer, dans la Hevue Numismatique^ année 1864, page 44S et suivantes, ù l'occasion de la curieuse pièce dont le dessin précède ces lignes et de celle qui va suivre.
II serait difficile de dire au juste à la perception de quel droit ces deux pièces ont le plus particulièrement été affccices; mais leur origine fiscale n'est pas douteuse, et nous nous en tiendrons aujourd'hui à ce point constaté, toute discussion hasardée ne pouvant être ici que hors de propos.
Fleur de lis entourée des mots : Lesco libères (l'escot libéré).
Méreau frappé comme le précédent, avec lequel il a un air de parenté facile à saisir.
XIII' siècle.
^ Trouvé au pont Saint-Charles, en 1 863.
L'ancien mot Eseol était synonyme de part ou portion. On ne l'emploie plus guère aujourd'hui que dans le sens de payer son écot, c'est-à-dire sa part dans les dépenses de table ou de rafraîchissements faites en société dans un lieu public.
Porte de ville formée de trois tours, celle du milieu plus élevée que les deux autres. Le champ est haché de lignes croisées en losnagcs, sauf k la partie inférieure qui n'est hachée qu'en barre* et qui semble figurer une terrasse.
Grènetis cordé entre deux filets.
R; : Croix bourdonnée, dont chaque branche est flanquée, à son extrémité, de deux perles.
Grènetis cordé entre deux filets.
Trouvé au Petit-Pont, en 1864.
XIV' siècle.
Ne pourrait-on pas voir ici, ainsi que dans les plombs suivants, un méreau indiquant l'acquittement des droits dus sur les marcliandises introduites dans les villes ? Sans doute cette attribution n'est pas si facile à défendre que celle des deux plombs publiés en tête de ce groupe ; elle me semble toutefois ne pas manquer de fondement. Pour avouer mon faible, disons que l'on se trouve heureux de pouvoir assigner un usage quelconque à une série de ces petites pièces, qui paraissent trop souvent se refuser à touts explication.
Même type varié. La porte est mouvante d'une terrasse.
^ : Croix bourdonnée, dont les branches sont flanquées, àleor extrémité, de deux perles. Cette croix est renfermée dans un entourée formé de quatre doubles arcs de cercle dont les points d'intersection sont ornés en dedanS' d'une perle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1 860.
XIV' siècle.
Type varié. L'ouverture de la porte n'est pas indiquée. Grènetis.
!1^ : Conune au précédent ; seulement les arcs renfermant la croix sont simples.
Grènetis.
Trouvé au Font-au-Change, en 18S8.
XUP siècle.
termine par un groupe de trois annelets. Dans ctiaqne canton se trouve un arc de cercle double, mouvant du grènetis.
Trouvé au Petit- Pont, en 1865.
XIV siècle.
Comme on le sait, les ponts anciens étaient généralement défendus par des châteaux placés, soit au centre, soit à chacune de leurs extrémités; quelquefois même tous ces systèmes de défense étaient réunis. Par suite de l'étroîtesse de ces passages faciles k surveiller exactement, on en fit mille fois le siège d'un bureau qui ne se franchissait point sans bourse délier. C'est ainsi que, de nos jours, la ville de Paris a porté sa ligne d'octroi jusqu'aux fortifications, mettant à profit l'enceinte mUitaire, pour la sûreté de ses recettes.
Porte de ville, analogue aux précédentes.
Grènetis.
]^ : Personnage tirant du vin qu'il reçoit dans un broc. Le tonneau, élevé à hauteur de poitrine, est appuyé on ne sait sur quoi; de sorte qu'on pourrait le croire soutenu en l'air au bout de la main gauche du bonhomme. Cela donne à ce revers nn air fantastique qui surprend d'abord.
Grènetis.
Bans le système d'attribution indiqué plus haut, ce méreau aurait été employé spécialement pour les introductions du vin.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1 863.
Midi; et anivaient-ils jusqu'aux ports de la Seine, ils auraient sans doute été transrasés pour le trajet. Néanmoins, l'outre pouvait avoir sa valeur comme certificat d'origine, et je laisse le premier jet de ma conjecture pour valoir autant que de raison. D'ailleurs, ne pourrions-nous pas avoir là une pièce romane apportée chet nous par un expert qui avait travaillé d'abord dans le bassin de la Garonne, avant de s'établir sur les bords de la Seine? Ce serait ici son diplôme primitif, présenté comme garantie de services antérieurs dans Impartie.
Personnage debout, tenant de la main droite un bâton, et de la nmin gauche élevant une coupe h la hauteur de sa bouche. On dirait que sur ses épaules se voit un capuchon rejeté en arrière, si ce n'est l'espèce de sac qui pendait au bout du bâton dans le plomb précédent.
Grèuetis.
^ : Une volute mouvant du flanc droit d'un bâton placé perpendiculairement. Cette figure forme une espèce de P à rebours. J'en chercherai incessamment une explication qui pourra ne pas
satisfaire les gens difficiles, mais que je livre tous bénéfice d'inventaire.
Grèoetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1856.
XV siècle.
La présence du bâton que portent les personnages représentés pages 135-136 potUTait fùre attribuer ces méreaux, moins aox jurés vendeurs de vins qu'aux jaugeurs, qui sont cités depuis 1258. Peut^tre avant l'institution des vendeurs, les jaugeurs remplissaient-ils la double fonction. Le type de dos pièces ne semble pas contraire ii cette supposition.
Je soupçonne, en outre, que l'avers peut indiquer la mècbe soufrée (aujourd'bui, àla vérité, de forme différente) qui servait à préparer les tonneaux pour recevoir le vin, ou modifier la boisson piquée (comme on dit] *. Il ne semble pas improbable que les jurés vendeurs de vin aient rempli la fonction d'experts et de dégustateurs au service des particuliers k domicile. Ils auraient donc eu leur avis à donner sur la manière d'aménager un cellier ou une cave, et sur les soins à donner aux futailles, soit vides, soit pleines, mais sujettes à caution.
Alors ce méreau pourrait appartenir aux métiers, plutôt que relever du fisc.
' Ce que je propose [soub béoéfice d 'in venu ire), comme une mèche soufrée, se retrouTe i peu près dans mon toroe III, page 159. J'auraia peut-être dû attribuer ce méreau à ta Tonnellerie, soit pour la fabrication des futailles (à cause de la hachette), soit pour leur aurreillance dans les caTes.
Vaisseau en forme de croissant. Le màt, qui est bourdonné, est flanqué de deux perles k son extrémité supérieure et muni de qnata^ haubans.
Ç: : Croix bourdonnée, dont les bras sont flanqués àleurs extrémités de deux perles,
Grènetis,
Dans l'ordre d'idées exposées plus haut, ce méreau, ainù qne les suivants, auniit été appliqué au service des marchandises anivant par eau, tandis que les pièces au type de la port« de ville aunùent été employées pour les arrivages par voie de terre.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1861 .
XV' siècle.
Type varié du précédent. Le mât du vmsseau a six haubans.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 18S6.
XV* siècle.
— uo —
^ : Croix bourdonnée, flanquée à son extrémité de denx ferles ; elle est renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1863.
Variété du précédent. Le mât est mouvant d'un annelet contre le bord du vaisseau ; au centre est un groupe de trois perle».
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Cbange, en 1865.
XV' siècle.
Les nombreuses variétés du vûsseau qui viennent de passer sons nos yeux permettent de reconnaître peu à peu la marche que suit ce type en se déformant sans cesse. Les plombs qui vont suivre ceux-ci servent encore plus à faire comprendre quel peutêtrel'embarras d'un numismatiste qui tombe d'emblée sur la déformation du signe primitif dont il ne rencontre que l'expression dernière. Les colleciioDS seules sauvent du danger qu'un homme habile peut courir en voulant de prime-saut expliquer des médailles dont la parenté reste dans l'ombre. 11 faut alors une sorte de génie spéà»l pour ne pas s'enferrer sur des semblants insidieux, on (fftt-on asseï heureux pour deviner l'énigme) renoncer à toute attribution qui
— Ul — manquerait de preuves pour le public. L'inventeur, si bien doué qu'il soit, passerait presque infailliblement pour un rêveur.
Préparer les élémente d'un avis définitif par la réunion des pièces du procès est donc déjà servir la science, et l'on me permettra de croire que cette prétention ne m'est pas interdite après les cinq volumes dont j'ai apporté le tribut à la numismatique populaire du moyen âge.
Dégénérescence du type vaisseau. Le mât est croiséd'une vergue, des extrémités de laquelle partent deux perches qui aboutissent au pied du mât.
Grënetis.
^ : Croix alûsée et bourdonnée, cantonnée de douze perles, trois dans chaque canton, et accompi^ée, au droit de chaque branche, d'ime autre perle.
Grènetis.
Trouvé au pont SaintrMichel, en 1863.
XV' siècle.
Ce n'est qu'avec quelque hésitation que je classe cette pièce comme je le fius. On ne reconnaît ici que bien imparfaitement le Tusseau dontlaforme laisse, du reste, à désirer dans presque toute cette série. Cependant, on voit encore sur la Seine de gros bateaux dont le gouvernail est garni de perches disposées à peu de chose près comme dans ce dessin.
CrotBsant surmonté d'une étoile k six rais.
Grènetis.
^ : Croix dont chaque branche est ornée de trois perles.
Grènetis.
C'est le type d'un vaisseau, mus complètement méconnaissable désormais, si les antécédents n'j apportent une lueur sabsidiaire.
Trouvé au Petit-Pont, en 1856.
XIV siècle.
Vaisseau dont le mât, sans haubans, est chargé sur le haut d'twe étoile à six rais.
Grènetîs.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Ce type est bien dégénéré, mais celui qui le précédait ne valait guère mieux ; cependant on 7 retrouve les principaux éléments du vaisseau, si l'on veut y mettre du bon vouloir, et s'jùder de ce que l'on a vu dans les plombs mieux gravés.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 18S9.
XIV* siècle.
Ici) et dans le méreau précédent, il y a tout lieu d'excuser des antiquaires Traimeut grares qui ont pris çà et là un vaisseau pour la lune. Ce n'est pas moi qui m'en dirertiral à leurs dépens. Les points de comparaison leur faisant défaut, il leur eût fallu une &cnlté divinatrice qne le lecteur n'aurùt probablement pas admise de confiance, quoique la postérité eût pn accepter l'appel en réha^ bilitatîon. En attendant, l'on se fait la renommée d'un visionnaire, et nulle de vos conjectures ne rencontre adhésion de votre vivant après cette note d'infamie (fût-elle imméritée).
Aussi est-il toujoars bon d'être modeste et de ne point brusquer le public, lors même qu'on a cent fois raison.
Une cloche flanquée de deux onnelets.
Grènetis.
^t : Croix patt^e, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XVT" siècle.
Sur cette pièce, et sur les cinq qui suivent, on voit représentés les meubles qui caractérisent le service des jurés-crieurs devins et de corps, la sonnette, le pot, le hanap. L'attribution des méreaux dont il s'agit à cette corporation semble donc acceptable. Le méreau pouvait, par exemple, constater que le vin du roi était bel et bien vendu; que le crieur, par conséquent, avait tout droit d'en annoncer un autre; car la marchandise de Sa Majesté primait, naturellement, toute vente de boisson moins distinguée par son origine (quel que fût le cm en nature).
Si étrange que puisse nous paraître cette concurrence royale sur le marché, on y voit les vestiges d'une époque où la liste civile n'était pas inventée encore. Le souverain administrait le revenu de ses propres terres, et devait s'ingénier à nouer les deux bouts, bon an mal an. Charlemagne s'occupait de ces soins comme un simple gentilhomme campagnard; seulement, on ne nous dit pas si les œufs de ses basses-cours avaient sur le champ de foire un privilège suprême qui fit croiser les bras et fermer la
corbeille des ménagères jusqu'à ce que le [toulailler de la ferme impériale eût écoulé tous ses produits. Cela n'aura probablement été inventé que plus tard, aân que la doctrine du progrès fût en mesure de présenter ses titres ii l'adhésion générale chez les modernes, qui l'ont découverte aux applaudissements universels. Assurément, pour le budget, c'est chose îi l'abri de contestation. Je ne m'inscris pas en faux.
Variété du type précédent.
Trouvé au au Petit^Pont, en 1865.
XVI' siècle.
Dans le champ, an vase à anse.
Grènetis.
^ : Croix dont chaque branche se termine par trois boules et dont le cœur est chargé d'un sautoir.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1838.
XVI* siècle.
Variété du type précédent; dans le champ, un vnsc.
Tjt : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au -Change, en 1865.
XV* siècle.
Dans le champ, un hanap que tient un bras.
Grènetis.
ïjc : Croix pattée, entourée d'un grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en i86o.
XV siècle.
Hanap flanqué de deux annelets, dans un grènetis. Ç: : Une croix cantonnée de deux annelets aux deux premiers cantons et renfermée dans un grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XV' siècle.
Dansle champ, un peigne entouré d'un grènetis.
^ : Croix dont chaque bras est terminé par un groupe de trois perles.
Grènetis.
Trouvé aupoDt Saint-Michel, en 1862.
Je senûs disposé à attribuer ce type à la corporation des barbiers. En effet, il est à remarquer que le peigne, joint au rasoir, figure sur un plomb de plus grande dimension, qui appartient évidemment à cette corporation; je vais le montrer ci-après.
Toutefois, notre pièce actuelle peut être revendiquée par les peigniers ou fabricants de peignes.
Stûnt Côme et saint Damien debout, la tête nimbée, et tenant chacan une boite couverte à la main : entre les deux se trouvent, en haut, la lettre S, en bas, une branche chargée de trois roses.
5t : Peigne double posé en pal, flanqué à droite d'an rasoir et d'une lancette, h gauche d'une pwre de ciseaux.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1865.
XVl" siècle.
Tout en laissant liberté entière aux correcteurs futurs de ma classification pour attribuer le peigne aux peigniers, la probité me faisait un devoir de ne pas dissimuler une source d'erreurs qui aurait fourvoyé les chercheurs, sans un redressement propre à leur inspirer du doute. Si le peigne convenait aux fabricants d'un objet de toilette fort répandu, on ne doit pas oublier ceux qui en faisaient usage au service d' autrui, et qui cumulaient avei: cet office celui d'exercer les petites fonctions de basse chirurgie.
Cela viendra donc ici comme simple moyen de rectification pour les pièces suivantes, sans préjudice de ce que les découvertes futures donneront à décider pour les difiërentes parties du groupe que j'ai formé jusqu'à nouvel ordre.
Ç: : Croix pattée, dans un grènetis.
XV' siècle.
Je crois vraiment que les barbiers-chirui^eDS auront volontiers fait choix d'un autre emblème que te peigne, afin de relever leur profession par le côte qui la rattachait à l'art médical; cependant, il est bon de songer que plus tard ils se sont intitules coiffeurs. Nous toucherions alors à la généalogie du titre d'arlùtts qu'ils se sont décerné de nos jours, tout en désertant les artt quasi universitaires (pharmacie et chirurgie, justiciables de la faculté de médecine quand celle-ci fut intronisée chez nous]. Il est vrai que les artistes de l'Université parisienne, c'est-à-dire les hommes de lettres et de philosophie, s'appelaient artient.
Dans le champ, une épée ou une dague.
Grènetis.
R: : Croii pattée, cantonnée de quatre anuelets. Grènetis.
Trouvé au pont Saint^Michcl, en 1865.
XV' siècle.
Je ne vois guère que les fourbisseurs ou les heaumiers qui puissent réclamer ce type et le suivant.
Dans le champ, une cuirasse absolument reconnaissable. si l'on veut bien ne pas trop faire le difficile.
^ : Croix pattée, chargée d'un sautoir.
Trouvé au pont Saint-Midifil, en 18fi0.
XV' siècle.
Dans le champ, un gant.
Grènetis.
^ : Une croix renfermée dans un grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1800.
XV' siècle.
Je proposerais de donner cette pièce et la suivante aux gantiers.
Dans le champ, une main ouverte entourée d'un grènetis.
^: : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1852.
XVI' siècle.
Tabernacle, si ce n'est une lanterne.
Grènetis.
5t : Croix bourdoniiée , dont chaque extrémité est entourée de trois points.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 18S6.
XV' siècle.
Les tabernacles sont assez généralement en bois; dès lors, c'est aux huchers ou menuisiers que ce plomb peut être donné. Les lantemiers pourraient toutefois le réclamer avec un peu de chance ; car leur industrie devait fleurir avant l'établissement des réverbères, qui eux-mêmes ont cédé le pas à de plus nouveaux venus.
Je présenterai encore (même groupe, p. 171 ) une autre hypothèse plus ou moins favorable à cette même profession. Cependant, de part et d'autre, je suis si peu convaincu tout le premier, que j'ai cru devoir laisser les deux pièces dans un isolement qui ne préjuge rien.
Dans le champ, un tonneau entouré d'un grènetis.
^ : Croix cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XV' siècle.
Je donnerais ce plomb aux tonneliers. L'on y voit que les sup-
ports de la fntaille ne préoccupaient aucunement le dessinateitr. C'était, apparemment, chose sons-entendue de plein droit, pour courir au plus pressé dans la signification principale de la pièce.
Dans le champ, deux clefs posées en sautoir.
Grènetis.
^ : Croix cantonnée de quatre annelets.
Trouvé au pont Sfûnt-Michel, en 1865.
XVI* siècle.
Cette pièce et celle qui suit peuvent appartenir à la corporation des serruriers; bien que je ne fusse pas trop surpris s'il survenait, chartes en main, quelque réclamation pour une communauté portent le titre de Saint-Pierre. Ou peut voir poindre dès maintenant Saînt-Pierre-aux-Bœuft, Saint-Pierre-dcs-Arcis, Saint-Pierre- des-Champs, etc., prêts à me susciter procès que je décline, en réservant tous droits établis par pièces probantes. Je ne saurais mieux dire pour éviter les querelles.
Dana le champ, une clef entourée d'un grènetis.
Ç: : Croix cantonnée de quatre points.
Grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1865.
XIV siècle.
Dans le champ, an soufflet entouré d'un grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets dans un giè* netis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1862.
XV' siècle.
Les souffletiers devaient venir aux halles le samedi, ainsi qu'on le voit dans le Livre des m^tïerj (Depping, p. 438). J'attribuerais à cette corporation le plomb ci-dessus.
Deux têtes d'oiseau arrachées et affrontées, et soutenues d'une fleur de lis renversée ; ces trois meubles sont rangés en fonne de perle.
Grènetis.
"^ : Croix dont chaque bras est terminé par une sorte de croissant.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1865.
XIV' siècle.
Les poulaillers, dont les premiers statuts ont été donnés paf
Étirane BoileaU) achetaient leur métier du roi et pouvaient vetidre toutes espèces de denrées et de regratterle, à l'exception de la dre ouTrée et du poisson d'eau douce. C'étaient des marchands de détail qui faisaient principalement le commerce de la volaille, du gibier à poil et à pliuue, de la venaison et des jeunes bestiaux. Cette corporation importante eut plus d'une fois des contestations avec celle des rôtisseurs, dans laquelle elle finit par être fondue vers la fin du XYI* siècle.
J'attribuerais provisoirement aux poulaillers la pièce ci-dessus, ùnsi que les treize qui suivent et qui portent toutes le type de l'oiseau.
Oiseau tenant la tête en arrière : au-dessus de ses ailes se trouve placée une fleur de lis senestrée d'une étoile ; au-dessous est un groupe de trois points; devant lui est la lettre 0.
Vfc : I^ cbifire I entre deux traits horizontaux.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1860.
XV siècle.
Oisean marchant vers la droite et regardant derrière lui.
^ : Croix ornée de perles cantonnées de quatre perles, etrenfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle, dont les points d'intersection sont également ornés d'une perle.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1856.
XY* siècle.
Oiseau dans un grènetis.
Tfc : Croix oniée de boules et accompagnée, dans chaque canton, d'un groupe de trois boules.
Grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1860.
XV'frièck'.
Oiseau dans un champ urne de tierce-feuilles réunies par un filet.
Grènetis.
Ç; : Croix dont chaque extrémité est ornée d'un groupe de quatre perles; une perle dans chaque canton.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1855.
XV' siècle.
Oiseau dans ongrènetis.
^ : Étoile fonnée de rayons courbés partant d'un point
Grènetis.
Trouvé au pont Saint^Michel, en 1861 .
XV aiàcle.
Oiseau, la t^te contournée, tenant en son bec une branche de feuillage (si ce u'est une plume arrachée).
Grènetis.
^ : Croix fleurdelisée dans un grènetis.
Trouvé au Pont^u-Change, en 18S9.
XV' siècle.
A cause de la plume arrachée (si c'est cela), nous aurions peut-être un plomb de fauconniers, ou de marchands d'oiseaux de chasse.
Oiseau, qui a bien l'air de von'oir être un coq.
1^ : Croix bourdonnée dans un entourage foinié de quatre arcs
de cercle, dont les points d'intersection sont ornés en dedans diine perle.
Trouve uu Pont-au-Change, en iSoti,
XV' siècle.
Coq dans un grènetis-
IJ: : Croix recroisettée et pommetée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés.
GrènetJs.
Trouve au Petit-Pont, en 1862.
XV* siècle.
Oiseau, un coq suivant toute apppai-euce, portant sur sou dos un de ses petits.
Grcnetis cordé.
^ : Croix ornée de perles arrangées irrégulièrement, renferniéc dans un entourage formé de quatre doubles arcs de cerdc, ornés d'une perle ù leurs points d'intersection.
Grèuetis cordé.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1864.
XIV" siècle.
Dans le champ, un oiseaa surmonté d'une croix.
Grènetis.
Ç: : Croix dont chaque croisou est orné de trois points ; cette croix, qui est renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés, est cantounée de douze points, trois dans chaque canton, le tout eutouréd'un filet.
Trouvé au Pont-au-Changc, en 1860.
XV siècle.
Oiseau grossièrement dessiné, qui semble placé dans son nid.
Grènetis.
^ : Croix renfermée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés. Cette croix est chargée de neuf points placés l'un en cœur, les autres à l'extrémité et sur le milieu de chaque branche ; elle est, en outre, accompagnée dans chaque canton de deux autres points à l'intersection des arcs formant rentourage-
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 18S7.
XV siècle.
Oiseau dessine d'une manière entantine et renfermé dans un grènetîs.
Çt : Une croiï formée d'arcs de cercle tirés au compas. Grènetls.
Trouvé au pont Saint-Michel, en i 851 .
XV' siècle.
Oiseau dan» un grènetis.
fr : Poisson.
Ainsi que je l'ai dit plus haut, les poulaillers pouvaient vendre toutes sortes de denrées, sauf la cire ouvrée et le poisson d'ewi douce. Le commerce du poisson de mer faisait, dès lors, partie de leur industrie ; les représentations figurées sur les deux câtésde notre plomb concordent donc parfaitement.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XIV' siècle.
— Ifif) —
trouva foit surveillée lorsque les seigneurs réclamèrent des droits régaliens sur les cours d'eau de leurs domaines. Encore nne telle interdiction ne date-t-ellc pas de très-haut, et je doute qu'on puisse faire remonter cette prétention seigneuriale chez nous au delà du XIII" siècle, si l'on atteintmême jusqu'à cette époque. Les harons allemands semblent avoir été les premiers à s'en attribuer le privilège; puis la féodalité française se sera fait la conrtc échelle sur les précédents des hauts justiciers germaniques, qui poussaient loin leurs droits, et n'y souffraient guère de diminution ime fois qu'ils les avaient obtenus de la chambre impériale. Je crois que nos barons français étaient d'ordinaire plus accommodants avec leurs manants ou vilains. Toutefois, l'exemple du voisinage avait de quoi les tenter ; d'ailleurs, nos rois du XIV' siècle, tout en démolissant la féodalité, avalent grand besoin d'elle. Bcsoigneux et jaloux, comme ils le furent souvent, ils ne devtûent pas être fâchés de lui reconnaître des prérogatives qui la commettaient avec le peuple. Diviser pour gouverner est tour de vieille guerre.
Poisson courbé en pal ; devant lu» se trouve une branche de verdure.
!Ç: : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant chacun une perle.
Grènetis.
Trouvé an Pont-Neul, en 18fiK.
XV* siècle.
Poisson, sorte de (Iniiphin, posé en pal.
Grènetis.
.B: î Croix pattée, cantonnée de quatre nnneicts renfermant cbacnn une perle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1865.
XV' siècle.
Ecrevîsse dans un grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre nnnfllets renfermant chacun une perle.
Grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1865.
XV siècle.
Couronne ouverte.
^ : Croix dont chaque branche est terminée par un groupe de trois perlcR, une dans chaque canton.
TrotiTé nu pont Notre-Dame, en 1850.
XV* siècle.
A qui attribuer ces plombs sur le-squels se trouve la représentation d'une couronne? Doit-on les donnera quelque office de h maison du roi ou à quelque métier. J'avouerai que je penche vers cette dernière opinion, le type du revers étant généralement semblable à celui d'autres pièces dont j'ai cru pouvoir proposer l'attribution à diverses branches d'industrie. La couronne figurant dans les armoiries des orfèvres, je donnerais à cette corporation le série des plombs que je mets sous les yeux du lecteur.
Couronne ouverte.
"^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1 856.
XV siècle.
Couronne ouverte, dont le bandeau est chargé de cinq perle?.
Grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Trouvé nu Petit-Pont, en 1865.
XV siècle.
Couronne ouverte, dont le bandeau est chargé de trois perles.
Grènefis.
^ : Croix dans an entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au pont Sùnt^harles, en 1854.
XVI' siècle.
Couronne ouverte, entourée d'un grènetis.
^ : Croix boardonnée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XIV' siècle.
Dans le champ, nue couronne ouverte entourée d'nn grènetis. ^ : Croix pattée, cantonnée de quatre aunelets.
(Irènetis.
Trouvé au Pont-au-CIiange, en IfitiO.
XV' siècle.
Type analogue à celui qui précède.
Grènctis.
Ç: : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1 856.
XV siècl<^.
Boue dans un grènetis.
Ç: : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant chacun une perle.
Grènetis.
Trouvé au Petit-Pont, en 1860.
Ce type me semble pouvoir être réclamé par les charrons; soit qu'il s'agisse de leur corporation communale, soit que Ton ait voulu caractériser une confrérie rdigîeiise des maîtres, compagnons ou autres, sous le vocable de leur patronne, sainte Catherine.
clés, fermanx, iDordants, etc. Ce plomb et celui qui suit peuvent être réclamés par ces industriels.
Étoile à six rais, dont les pointes sont réunies par des arcs de cercle.
^ : Croix pattée, reniermée dans un large grèoetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, en 1852.
XV' siècle.
Je présenterai bientôt (p. 175), avec peu d'assurance, une attribution pour cee étoiles souveot reproduites. Convenons dès à présent que ma proposition future semble invalidée d'avance par les arcs de cercle qui relient l'extrémité de tous ces rais sm- les premiers échantillons de notre étoile.
Sorte de joyau en manière de fermail de chasse, carré, inscrit dans un quatre-feuiltes.
Grènetie.
^ : Croix ornée de perles dans un entourage formé de quatre arcs de cercle, dont les points d'intersection sont garnis, en dedans, d'une perle.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1856.
XV siècle.
Étoile à six rais, dont les extrémités sont réunies par uu trait courbé.
Filet et grènetis.
^ : Croix boordonnée dans un entourage formé de quatre arcs de cercle aboutés; chaque point d'intersection est orné intérieuremeut d'une boule.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1854.
XV' siècle.
Étoile à six rais, chaque nus chargé de cinq points.
Un arc réunit les pointes de ces rais entre lesquels le champ est haché.
^ : Croix dont chaque extrémitése termine partroisgroB points disposés en trèfle; deux traits courbés, dont chaque extrémité touche au grènetis, sont pratiqués dans chaque canton.
Tronvé au pont Saint-Michel, en 1852.
XV' siècle.
Étoile à six rais, dont les extrémités sont réunies par im trùt courbé.
Grèoetis.
flt : Croix bourdonnée, dont chaque branche est côtoyée de deux perles.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1860.
XV siècle.
Étoile à six rais, dans un grèoetis.
^ : Croix bourdonnée, dont chaque extrémité est accompagnée de trois perles; le tout renfermé dans un entourage formé de quatre arcs de cercle, dontles points d'intersection sont ornés, en dedam, d'une perle.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XV' siècle.
Étoile à six rais, dans un grènetis.
^ : Croix recroiâettée et bourdonnée, cantonnée de quatre glotules.
Grënetis.
Trouvé an pont Sùnt-Charlcs, en 185 i.
Étoile en molette d'éperon à six rais, dans un champ losange.
Grènetis.
I^ : Croix dont chaque brus est terminé par un groupe àe trois imrles.
Grènetis.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XVI' siècle.
Si l'on voit ici une molette d'éperon, on peut attribuer cette série à la corporation des éperonniers. Il est à remarquer qu'en blason, la molette porte d'ordintùre six rais ; mais cela n'est pas vieux (du moins pour la pratique constante) et semble n'avoir été adopté au nord des Alpes que quand on y a pris l'habitude d'attribuer cinq nùs à l'étoile. Les héraldistes italiens ne s'y sont pas tous rangés encore ; en quoi je pense qu'ils ont bien fût, pour raisons qui ne sont pas de ce lieu.
La lettre A majuscule, dans un grènetis.
^ : Grènetis renfermant une croix alaîsée.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 1860.
XVI* siècle.
Toutes les recherches que j'ai laites, toutes les suppositions auxquelles je me suis livré sont restées sans résultat. Je ne puis proposer pour cette série aucune attribution vraiment fondée.
Monogramme composé des lettres ÂR.
Grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets dans un grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1860.
XV* siècle.
La lettre I surmontée d'une couronne et flanquée de deux fleurs de lis.
Grènetis.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre anoelets renfermant chacun une perle.
Grènetifi.
Trouvé au Pont-Neut, on 1865.
XV' siècle.
Les lettres enlacées IB en gothique, accompagnées de deux anneleta renfennant chacun une perle.
Grènetis.
^ : Croix dont chaque branche se termine par un groupe de trois perles.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au -Change, en 1864).
XV' siècle.
Mon(^;rainme composé des lettres JR.
^ : Bans le champ, deux annelets.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1860.
XVI' siècle.
La lettre M gothique, surmontée d'nne couronne , dans un champ haché en losange et entouré d'nn grènetis.
Çt : Croix pattj5e et cantonnée de quatre annelets daos nn grènetis.
Trouvé au pont Notre-Dame, eu 183i.
XY' siècle.
La lettre M gothique, dans un gr&netis.
Ç: : Croix dont le cœur est chargé d'un sautoir.
Grèneti?.
Trouvé an Petit-Pont, en 1860.
XV* siècle.
La lettre M entourée de plusieurs pointe,
Grènetis.
Jjt : Croix ancrée.
Grènetis.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1853
XVr siècle.
La lettre R sunoont^e d'une couronne.' B: : Dnn5; le champ, une âénr de lis.
Tronvé au pont Notre-Dame, en 1856.
XVI* siècle.
La lettre R surmontée d'une conronne et accompagnée de deux fleura de Us, Grènetifi.
'Sf: : Croix pattde et cantonnée de quatre anneleta. Grènetia.
Trouvé au pont Saint-Mieliel, en 1859.
XVI* siècle.
Dans le champ , la lettre R.
^ : Croix cantonnée de quatre points.
Trouvé au pont Saint-Charles, en 1860.
XVI' siècle.
La lettreY en gothique, dans un grènetîs.
jÇ: : Crois bourdonnée, dans un grèaetia; chaque branche est côtoyée de deux perles ; le tout renfermé dans im entourage formé de quatre arcs de cercle.
Grènetis.
La lettre V surmontée d'une couronne, dans un champ losange.
^ : Croix pattée, cantonnée de quatre annelets renfermant une perle dans un grènetis.
Trouvé au Pont-Neuf, en 1862.
XV* siècle, si ce n'est quelque vingt années auparavant ; car on ne saurait me demander une précision qui se donnât pour infùllible dans ces appréciations inévitablement un peu flotttmtes.
Il ne serait pas fort étrange que nos V fussent un hommage populwre à la félicité relative qui accompagna le gouvernement de Charles V, après les malheurs des règues précédents. Le peuple n'est pas toujours aussi injuste qu'on le dit ; et des bienfaits écla-
tants, la paix surtout lorsqu'elle clôt (sans ignominie) des guerres malheureuses , lui arrachent des cris de gratitude dont l'accent n'est pas méconnaissable. Cela peut s'oublier assez vite au sein d'une prospérité assoupissante; mais le cœur n'y mettait pas moins de franchise au premier instant qui acclamait son bienfaiteur, on croyait pouvoir compter sur lui pour franchir un mauvais pas. Ceux qui se plaignent ensuite de n'avoir pas retenu la popularité ne font peut-être point assez leur propre examen de conscience.
Les métiers, dans ce volume, et ailleurs les officet de Châtel (sans parler des types héraldiques), ont présenté au lecteur mainte figure d'animal. Sans m'attarder à une théorie analytique de ma méthode, il me semble que ses bases sont fort tolérablea pour le sens commun ; et les esprits pointilleux, s'ils me font l'honneur de lire ces pE^es, conviendront que je suis accommodant sur bon nombre de difficultés prévues dans mon travail. Je bats en brèche, avant tout autre, quelqu'une des divisions établies pour simplifier les premières reconnaissances sur le terrain à peu près neuf; déclarant, au reste, que plusieurs groupes y paraissent à titre purement provisoire. Plus d'humilité que cela serait aveu d'étourderie; or je ne puis, en conscience, me refuser le témoignage d'avoir cherché tout de bon des casiers où ma collection fût rangée avec un véritable respect pour le public. Je puis affirmer l'intention, le lecteur reste juge de la réussite.
Ici l'on ne voit pas clairement que les métiers soient en cause, et une classification préparatoire doit s'abstenir de rien préjuger. Ce devoir s'imposait d'autant plus à moi, qui ne saurai quoi dire sur la plupart des pièces suivantes.
Cheval marchant à droite.
Grèuetis.
1^ : Main droite, ou gant garni d'une sorte de crispin orné (si l'un veut consentir a m' accorder que cela passe pour ornement).
Gièuctis.
Trouvé uu pont Notre-Dame, en 1830.
XIV siècle.
Ce cheval et ce gant de cavalier scmient-ils des insignes de la cunnétablie ou de sa juridiction? Primitivement, le eounétublc (coiiics stabuH) avait pour fouctions propres l'intendance des écuries royales et des haras du souverain. Les attributs surviveut beaucoup à ce qu'ils rui)résentaient d'abord, et se maintiennent comme un souvenir quand leur ancienne signification ne les espH- (^ue plus aux regards distraits.
Tète d'un animal difficile à déterminer; si les oreilles étaient plus longues, on reconnaîtrait un âne ou un mulet.
Filet.
Çt : Trois ileurs de lis mal ordonnées (s'il s'agit de l'écu de France), renferméos dans un cntourageformé de trois arcs de cercle
aboutés. Une perle est pincée en dehors de chaque point d'iiitersectioD. Peut-être ce plomb se rapportc-t-il uu service de l'écurie royale. Mais le cou de la bête semble garni de quelque chose comme une armure, et je pencherais pour l'avis de celui qui voudra y reconnaître une pièce satirique. Seulement, qu'il joigne des preuves à son assertion^ pour moi, je n'en ai pas qui vaillent. L'âne s'en allant en guerre, et tenant ses cris pour arme redoutable, cela peut avoir servi à vilipender la noblesse après nos désastres. Reste à montrer qu'on ait fait arme de pareil fabliau pour ameuter une jacquerie. Avouons toutefois que l'écu de France presque h l'envers prendrait alors une signification malicieuse qui compléterait la caricuture.
Trouvé au Petit-Pont, en 1868.
XV' siècle.
Écureuil as:>is, portant un fruit ù k gueule. Derrière lui est un tronc d'arbre.
ALESC.
UREL. Je ne suis trop quel usage on a pu faire de mailles à l'ccureuil, s'il s'agissait d'allusion i quelque famille. Nous avons encore des bccs-de-lièvre, mais nous n'avons jamais eu, que je sache, aucune maison dont le nom rappelle ce rongeur grimpant. Les armoiries de Fouquet peuvent être lurçemciit mises de côté à réi)oque où le plomb nous transporte.
Si Dous assemblons toutes les lettres en un seul mot, ou à peu près, nous aurons l'équivalent de méchant écureuil, comme on disait maie mort pour mort violente. Alors, pour passer plus avant, après le plomb de l'âne qui brait, nous nous enfonçons peut-être davantage dans les quolibets dardés contre la gendarmerie, qui ne soutenait plus f^u vieille réputation militaire devant la yeomanry des communes anglaises. La queue en panache chez l'écureuil, qui se dérobe par la fuite, ferait une charge des beaux cimiers de la chevalerie; grande pompe aux jours de parade, et peu de solidité devant le péril.
Ne cherchons pas si cela était juste; malice et colère n'en demandent pas tant.
Trouvé au pont Saint-Michel, en 186o.