PLAQUES-AGRAFES
A TYPES MONETAIRES
iti
Si pauvre que soit ce groupe dans l'état où il me faut le présenter aujourd'hui, l'on pourra y trouver un noyau de classement, qui appelle par la suite quelque famille de plombs historiés dont je n'ai pu réunir que certains membres épars. Dans Tétat provisoire où elle s'offrait à mes yeux, je n'avais pas le choix entre des attributions contestables. Il ne me restait qu'à prcndie le parti le plus sûr, et j'en trouvai l'apiJiii dans les travaux })réparatoires de M. Eouyer, qui est trop sérieux pour ui'interdire I l'attente de recherches mieux éclairées par les découvertes à venir. j Je me range donc à Tavis de ce savant numismatiste, tout en I faisant mes réserves pour ce que suggéreront les trouvailles futures, que nous ne saurions prévoir. Conservons-leur ulie i)lace, sans préjudice des travaux qui ont tâché de faire luil'c (|uelqu(' joui' sur ces pièces trop isolées jusqu'à présent, pour que nous puissions prétendre les avoir questionnées jusqu'au dernier mot.
2ii
lE * S\l * LE * LION * CROU * PANT.
Lion contourné, assis sous nn dais. Dans le champ, de chaque côté du dais, se trouve un briquet. C'est une imitation d'une monnaie d'or de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, comte de Flandre, etc.
M. Itouyer a publié cette })iècc dans la Revue numismatique, 1865. Il y voit une marque que les changeurs attachaient aux sacs contenant les monnaies. Cette attribution a tout droit d'être acceptée, venant de ce connaisseur attentif et habituellement sobre d'aperçus hasardeux. Aussi bien, on ne voit guère à quel autre usage pouvaient être employées ces plaques, si ce n'est qu'elles aient fait fonction d'enseigne politique, ou de quelque chose comme un méreau de l'hôtel du prince.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1864.
FRANCISCUS DKI GRA|TIA| FRAiNCIiE] KE[X].
Ecusson aux trois fleurs de lis, surmonté de la couronne royale ouverte et flanquée de deux couronnelles.
Entre les deux fleurs de lis du chef se trouve un gros point, marque laissée par le coîiipas qui servait à tracer les cercles autour de la pièce et de sa légende. Pareil accident, mcnie au milieu d'un visage (voir page 12i), s'est reproduit plus do vingt fois dans nos plombs. On a donc pu s'y habituer avant l'exemple que voici. ^lais j'en rappelle l'origine de temps à autre pour que le lecteur n'y soupçonne pas de finesses qui étaient parfaitement étrangères à la pensée de l'auteur.
Trouvé au Pont-au-Change, en 1855.
Môme destination que le précédent.