VIII. - TYPE ARBITRAIRE
Nous rangeons sous le nom de type arbitraire tous les sceaux de fantaisie qui ne peuvent rentrer dans les types précédents. On sent bien que cette classe de sceaux ne peut se définir et qu'elle doit comprendre des représentations de toutes sortes. Cependant, pour mettre quelque ordre dans l'examen de ces sceaux, nous passerons successivement en revue ceux qui représentent des personnages entiers, puis ceux qui ofl"rent des têtes, des armes, des outils, des animaux, des plantes, et enfin, ce qui forme une catégorie tout à fait à part, les pierres gravées.
' N° 585a. — = N° 7018. — ^ N° 4976. — » N° 7888. — ' N° 7106. — « N° 8365. — ' N° 7186. — « N" 8296. — ' N° 7882. — '°N''57o6. — " N' 7508.— i^N" 10712. — "N° 7322.— " N" 9358. — '' N" loSSg. — " N" 568o, 5682, 5683. — " N" 564o. " N° 7886. — " N" 7012. — " N« 7015. — »' N" 6978. — " N° 6979. — " N' 6997. — " N° 5657. - " N° 9862.
Personnages en pied. — - Sur un sceau de l'an i 967, un chevalier, nommé Jeluin Poilevilain , se fait représenter à cheval, armé de toutes pièces et courant sus à un vilain, qu'il saisit par les cheveux ^. Sur un sceau de l'hôpital de Saint-Julien et de Sainl-Gratien de Chartres , de l'an 1 3 5 9 , un personnage debout , tourné à gauche, vêtu d'une robe dont le capuchon enveloppe la tête , tient par-dessous les bras un autre personnage plus petit, qui porte dans sa main un petit bateau maté, qu'il semble présenter au côté gauche du sceau , occupé par une fleur de lys et un croissant ^, Le sceau de la ville d'Issoire, de l'an i3o8, représente deux petits personnages debout, encapuchonnés, se faisant vis-à-vis et semblant se parler ^. Guillaume , doyen de Saulieu au diocèse d'Autun, a sur son sceau, en 19 y 2, trois personnages en costume de moines, les mains et les pieds liés, et pendus à un arbre*. Un apothicaire, sur un sceau du xiv° siècle, est représenté debout , pilant dans un mortier, et avec accompagnement d'un arbre ^. Sur un sceau de clerc, de l'an 1279, on voit un homme debout, tenant au poing un oiseau de vol, et caressé par un chien ''. Un chevalier, nommé Geoffroi le Fourrier, a sur son contre-sceau, en 1979, un homme portant une botte de foin au bout d'un bâton^. Un seigneur hollandais, en i9g5, a fait figurer sur son sceau un petit personnage tenant deux chiens en laisse*; Nicolas Scot, corier de la ville de Poperinghes, un petit personnage jouant de la cornemuse, d'un joli dessin °. Un sceau de la prévôté de Saint- Germain-en-Laye , du xiv' siècle, représente un personnage couronné , à cheval et perçant un cerf de son épée. Le champ du sceau est semé de petites fleurs de lys ; on en voit deux plus grosses entre les bois du cerf et une sur la croupe du chevaP". Au contre-sceau de la faculté de médecine, de l'an iSgS, se trouve un petit personnage assis dans une chaise à dossier et lisant dans un livre ouvert sur un pupitre; il a un bonnet pointu et une longue barbe". Un prévôt de Vitry, en i3o8, a sur son sceau un petit personnage debout, qui dépose une couronne sur la tête d'un autre personnage à genoux devant lui ; derrière lui , un oi-
TIRES DE LA COLLECTION
seau (un aigle), symbole de la victoire, et allusion au mot Vitrv '^. Pierre des Jumeaux, bailli de Lille, en 1 9f)3 , a deux petits personnages (deux jumeaux) cueillant les fruits d'un arbre qui les sépare ''. Ithier de Péruce , commandeur de Bellechassaigne , en Guienne, fait porter l'écu de ses armes par une jolie petite figure d'homme d'armes, debout, appuyée sur sa lance et l'épée au côté : c'est un bon spécimen d'armure du xiv° siècle '*. Un clerc de la ville de Nieuport , en 1 3 0 5 , a un petit personnage assis, de profil à droite, et tenant à la main le manche d'un objet rond, difficile à définir'^. Un enquêteur du roi, en 1 993, a un petit personnage assis, écrivant sur un rouleau de parchemin'^. Un baron anglais a sur son signet, de l'an 19 5g, un homme à cheval sur un lion et lui ouvrant la mâchoire des deux mains'''. Jean de la Chandeleur, chancelier de l'église de Paris, sur son sceau, de l'an 1 9 1 9 , est représenté assis, tenant une clef de la main gauche, et, dQ la droite, le sceau royal, où se voit gravée une représentation en majesté, c'est-à-dire un roi assis, couronné et tenant un sceptre fleurdelisé'*. La tentation d'Adam est représentée sur un sceau de clerc du xiv" siècle '°. Un type de cette catégorie de sceaux de fantaisie en pied, qui mérite d'être signalé, est celui d'un seigneur flamand nommé Nicolas de Fontaines : c'est un sceau de l'an 19/16; il est ogival et de 60 millimètres de hauteur. Il représente un personnage debout, vu de face, couronne en tête, en costume royal, et tenant à la main droite un sceptre fleurdelisé. De chaque côté du champ se voit une aigle brisée d'un bâton, qui sont les armes de ce Nicolas de Fontaines, comme on le voit par son contre-sceau -**.
Têtes. — La ville de Gapdenac met sur son contresceau, en 12/1 3, une tête d'homme de face, à longs cheveux 2'. L'abbaye de Saint-Etienne de Fémi, en 1 9 A 6, met aussi sur son contre-sceau une tête d'homme, de profil à droite, cheveux bouclés ^2. Une semblable, au contre-sceau de Jean I", abbé de Sainte-Geneviève, en 1216'-'. Un autre abbé de Sainte-Geneviève, en 1 9 9 A , a deux bustes conjugués , l'un de femme , l'autre
' N" 3246.— -2 N" 99.58.— ^ N° .5462. — » N° 7689. — = N° 585;. — <■ N° 8089. — ' N'aaS^.— » N" io833. — ' N" 10618. — "'N''4892. — " N" 8o3a. — '^ N°59i4.— "N° 6126. — " N° 9908.— '^ N° 10.Ô86. — " N° 5385.— " N" 10100. — '« N° 7623. — "N-Soe;. -- ^'N" 2202.— '•" N°58i8. — ^^N" 8221. — " N" 890').
ELEMENTS DE SIGILLOGRAPHIE
d'homme; celui de femme par-dessus '. Robert, abbé de Marmoutier, en 12/16, a sur son contre-sceau un buste de moine, de profil à gauche, cum corona, et le capuchon rejeté sur les épaules^. Ansel de Bucy, chanoine de Paris, en ia65, a sur son sceau une tête de nègre, de profil à gauche, d'un bon travail ^. Robert IV, abbé de Saint-Germain-des-Prés , en 1 3 o 3 , a sur son contre-sceau une tète d'homme, jeune, de trois-quarts à gauche'^. Un signet de Phihppe de Molin, chanoine de Paris, en iSya, représente une tête de femme couronnée de fleurs, vue de trois-quarts à gauche entre deux mufles de lion ^. Guillaume Harenc, corier de la ville de Poperinghes, en iSao, met sur son sceau une tête d'homme, de profil à gauche, et devant un poisson (un hareng)''.
Mains. — Le sceau du bailliage de Bapaume, en i3o6, montre une main ouverte (la paume) sur un semé de fleurs de lys ''.
Armes. — Sur un sceau d'un bourgeois de Chamhli , de l'an 1 9 a8 , il y a un arc tendu avec sa flèche *. Des épées se voient sur un contre-sceau de la ville de Ruppelmonde, en 1276^; sur un sceau de la ville de Harlem, en iSyi^", et sur un contre-sceau de l'officialité de Vie, de 1 533 ". Un heaume de profil (mais c'est celui de saint Victor) se voit sur un contre-sceau de Guillaume 1", abbé de saint Victor, de l'an i3o3 '-. Une armure de jambes se trouve sur le sceau d'un échevin de Poperinghes, en i3o9^^. Ives le Breton, valet de chambre du roi , a sur son sceau , de l'an 1277. une tente militaire ^*.
Vaisseaux. — Sans compter le vaisseau si connu de la ville de Paris, dont nous signalerons une jolie variété en 1 /i 1 2 '^, on trouve assez fréquemment des vaisseaux, surtout sur les sceaux des villes maritimes; par exemple, sur celui de la Rochelle, en 1/137 '^. ^^^'* ce sont les villes de la Flandre et de la Hollande qui offrent les meilleurs spécimens. En i3o7, la ville de
Nieuport met sur son sceau un vaisseau avec son château d'avant et son château d'arrière , maté d'un mât avec hune et voile repliée, et monté de deux hommes, dont l'un rame'"'. En 1 3oc) , la ville de Damme montre son vaisseau maté d'un mât à hune, avec cordages, mais sans voile. A chaque extrémité estun petit château en galerie, monté sur piliers, et où se tient un homme portant une bannière au lion de Flandre; un troisième personnage grimpe aux cordages , tandis qu'un quatrième, debout sur le pont, semble commander la manœuvre ; on distingue fort bien le gouvernail et les sabords ^*. Sur le sceau de la ville d'Amsterdam , de l'an lôôg, deux guerriers, vus de face, sortent à demi du vaisseau : l'un tient une épée et un bouclier, l'autre, une bannière. Ce sceau rappelle un peu le type des nobles à la rose^'. La prévôté de Langeaissur-Loire a sur son contre-sceau , en 1 3 1 0 , un petit bateau maté , accosté de deux fleurs de lys ^°. La ville de Monikendam, en Hollande, a pour sceau, en 1275, une ancre -^
Odtils et Ustensiles. — Un marteau se voit sur un sceau, du xiii'' siècle, d'Osbert dit Le Fèvrc-^\ comme aussi sur le sceau de Laurent de Buci, maçon juré du roi, en i5oo^'. Des marteaux avec des équerres sur les deux sceaux de Guillaume Halle, maçon juré du roi, l'un de 1371, l'autre de 1879^*. Une truelle sur le sceau de Nicolas Lame, maçon juré du roi, en 1 /i86 -*. Une cognée sur un sceau de Jean dit le Charpentier, en i2 53 '■^^. Sur un sceau de l'an i256, de Robert GouUe, ferron, on voit une hachette à deux tranchants, un niveau, des équerres et d'autres outils répandus autour d'une petite croix montée sur trois degrés^''. Sur un sceau d'André Lefèvre de Saquenville , de l'an 1269, il y a un marteau, des tenailles et un objet de forme carrée, qui peut être une scie^^. Simon Le Pelletier, en 1281, a sur son sceau une paire de ciseaux, et, dans le champ du sceau, des fleurons qui pourraient, à la rigueur, se prendre pour des mouchetures d'hermines^'. Sur un sceau du xiv" siècle, un bar-
' N" 8986. — 2 N° 882Ù. — ' N° 7792. — ' r 8903. — ' N° 7798. — ' N° io6o5. — ' N" iôai. — « N° 4o88. — ' N" 10788. — '"N" 10857.— "N°7o5i. — >' N°8296.— '^N° 10617.— "N°ô426.— '^ N" 5585. — '= N^S/iSg. — " N° 10728. — "N° 10691.— " N° 10867. — " N° 6837. — 2' N° 1086A.— " N" 5879. — " N" 5901. — ^' N»' 5888 et 5889. — " N° 0898. — « N" 5863. — "N'5877. — " N" 5878.— "N" 5916.
TIRES DE LA
Lier a un rasoir^; Tortain, le tisserand, sur un sceau de 19 11, une navette entre deux étoiles-. La navette, qui se voit également sur un sceau de la communauté des tisserands de Provins, du xv' siècle, est accostée de deux fleurs de lys et accompagnée de trois étoiles en chef et de trois croissants en pointe'. Une paysanne, Jeanne la Béraude , a sur son sceau, en 1987, une main tenant une quenouille, d'où pend un fuseau*. Un sceau du xiv" siècle , d'un monnayeur d'Avallon , représente un bras tenant un instrument qui ressemble à un fer à gaufrer ou à des tenailles de forme carrée^. A la même époque , un autre monnayeur a un instrument plus compliqué et qu'on pourrait comparer à un pressoir^. Le sceau de la ville de Montpezat, en i3o8, a des balances, par allusion à son nom^. Pour la même raison, la ville d'Olargues , en i3o3, a une marmite (ol/a), surmontée d'une fleur de lys *. Un pêcheur de Hauteville a sur son sceau, en 1996, un hameçon et un petit poisson °. On voit une bouteille clissée, c'est-à-dire recouverte d'osier, sur un sceau de paysan de l'an 1 2/18 ^''. Un sceau du xiv" siècle, de «Jefroi, le chapeler de bonet,» représente un bonnet vu en plan, et un gant". Un pot à anse et à couvercle est sur un sceau de Jean Stop, bourgeois de Bergues, de l'an i3o8 '^. Nicolas, sire de Pute, en Hollande, a sur son sceau , de l'an 1 2()5 , un puits, dont on aperçoit la margelle, le sceau, et la mécanique à bascule qui le fait mouvoir'^. Une gibecière ou besace se voit sur deux sceaux de la ville d'Audenarde; sur le premier, de l'an 1976, elle est accompagnée d'une coupe, et sur le second, de l'an i3oc), elle l'est de deux hanaps couverts '*.
Animaix. — On voit des cerfs sur les sceaux de Gilon, chanoine de Paris, en 1218 ^^; de la ville d'Arguel, en i93o'°; de l'oflicialité de Reims, on 1909, 1 994 et 1 9'70 ''; sur les contre-sceaux de l'abbaye de Saint-Chéron de Chartres, en 1 235'*; d'un archidiacre de Soissons, en 1 2/17 '^•, de l'abbaye de Saint-Georges-
au-Bois, en 1 993^"; de la ville de Cerny en Laonnois, de l'an 1 3o3^' ; sur le sceau d'un bourgeois de Poperinghes,en i320^2. Sur le contre-sceau de l'abbaye du Parc -aux -Dames, de l'an 1268, on voit deux petits cerfs qui broutent un arbre-'. Un Henri Renier, qui s'intitule marchand de Seine, met sur son sceau, en 1269, un cerf terrassé par un lion. Ce petit sujet est assez finement traité^*. On voit des lévriers sur les sceaux du prieur d'Avinzan, en i3o3'^, et de deux seigneurs navarrais, en iSoi^". Un scel aux causes de l'abbaye de la Celle-Saint-Hiiaire de Poitiers, de l'an i3o3, représente un lapin chassé par un chien^''. Sur un contre-sceau de la ville de la Rochelle, en i3o8, est un petit loup devant un arbre-". Un sceau de Lupeillon des Arts, arbalétrier du roi, en 1997, représente un loup emportant à sa gueule un petit quadrupède^^. Des ours se voient sur plusieurs sceaux de villes suisses; ainsi Berne, en 1602, a son ours marchant à droite et portant sur le dos une aigle héraldique'"; Saint-Gall, en iSig, un ours dressé sur ses pattes de derrière et tenant dans celles de devant une boule"; Appenzell, en iBig et 1609, a l'ours debout'^. Un sanglier se voit sur un sceau du xiv° siècle ", et une truie sur le sceau de la ville de Porentruy'*; un porcépic, sur le signet d'un trésorier des finances en Normandie, de l'an 1 432'^; un bœuf paissant, sur un sceau d'un bourgeois de Bergues, de i3o8'*^. Sur le sceau d'un clerc du diocèse de Rouen, nommé Enguerrand de Montchevreuil , de l'an 1 9 3 3 , on voit une chèvre ou un chevreuil dressé sur ses pattes de derrière et broutant un arbuste'^. Les oiseaux de proie, faucons ou autres, se rencontrent fréquemment sur les sceaux. Le plus ordinairement, l'oiseau est posé sur un bras, par exemple sur les sceaux d'Isabelle de Gentilly, en 19 56'*; d'un chanoine de Dreux , en 1 9 8 2 "; de Jean de la Meresse, au xiv° siècle*". D'autres fois l'oiseau est sur un arbre, comme le montre un sceau d'un chanoine de Montfaucon, de l'an 1279''. Le sceau d'un vicaire, de l'an 1989, représente l'oiseau de proie pillant un
'N-SSSg. — 2N°59i7. — »N°59i8. — 'N" 4i6o. — =^ N° Sgii.— « N' 6913. — ' N° 5837.— "N" 6659. — » N" SgiS. — '" N° /1177. — " N° 586i.— '^N- 4o6o.— " N" io83o. — '* N°' 1066/1 et 10666.— "■ N" 7776. — •« N°574).— " N°' 7011, 7012, 701/1.— '»N''8i85. — "'N°7/i55.— ^'N" 8373.— »' N" 6755. — " N" 10606. — " N° 92/13. — " N" 690/1. — " N" 9/170. — ^s N" ii5/ii ei ii5/i3. — " N° 8334. — " N" 5/i58. — » N° 53/i5. — ^« N" 11696. — ^' N° ii0i3. — =2 N" 11690 et 11691. — " N° 69/16. — " N' 1 1610. — " N°5382. — " N" /1059.— " N°8o7o. — " N' 2279. — =' N° 7761. — "N° 6971. — " N" 7768.
xcn ELEMENTS DE
petit oiseau'. Une aigle, d'un bon dessin, se voit sur le sceau de Thomas de Savoie, en 1270^; un paon de profil, sur un sceau de i9i4^; de face et faisant la roue , sur un sceau de 1 2 55 *. Foulques, chanoine de Montfaucon, a sur son sceau, en 1272, deux paons adossés, élégamment séparés par une fleur qui fait couoe ^. On trouve souvent des sceaux de ce genre avec oiseaux perchés sur des fleurs '^. La ville de Barnstaple , en Angleterre , a sur son sceau une oie ^.
Le contre-sceau de l'ahbaye de Corbie porte un corbeau**. Oger, grand prieur de France, a sur son sceau, de l'an 1191, une perdrix ^. Sur un contre-sceau du chapitre de Saint-Paul , à Saint-Denis , c'est une cigogne'". Nous signalerons un charmant petit oiseau, qui se trouve sur un sceau de l'an iSig ". Un type très-employé dans ces sortes de sceaux, c'est une colombe tenant une fleur au bec'^. Un signet de 1 352 , du fameux Robert le Coq, évêque de Laon, représente un coq dont le ventre est formé d'un profil d'homme '^. Jean Poucin , chambellan du roi , a pour son sceau secret,en 1279, un poussin à tête humaine". On trouve des poissons sur le sceau de la ville de Dunkerque, en 1 2 /i 4 '^ ; sur le contre-sceau de la ville de Nieuport , en 1807"'; sur d'autres sceaux des années 1226'", 1 2 3 8 '5 et 1 3 0 5 •" ; un brochet , sur le sceau de la ville de Caylus, en Rouergue i^Castrum Lucii, château du Brochet), en 12 43-°. Un prévôt de Pierrefonds met sur son sceau, en 1819, deux poissons en sautoir-'. Un enquêteur du roi, en 1262, le signe du Verseau--.
On trouve aussi des arbres et des plantes. Un marchand d'épices, Manfred de Mercato, a sur son sceau, en 123/1, un arbre exotique chargé de fruits ^^. Jehan dou Chaîne, bourgeois de Poperinghes, met sur son sceau, en 1 3o/i , un chêne -^. Un curé d'Aunay, nommé
SIGILLOGRAPHIE
Gdon du Pin, a sur son sceau un j)iii et un aune-^; la ville d'Artaxona , en Navarre , un arbre , en 1276-''; Roncevaux, en i3o3, un pied de ronces^''. Marguerite de Bourgogne, en i4o6, met sur son contresceau une marguerite''^*. On rencontre fréquemment un type formé de fleurs entrelacées, en manière d'arabesques ^^.
Nous ferons encore entrer dans le type arbitraire une sorte de sceaux qui contiennent, soit des monogrammes, soit des combinaisons de lignes tout à fait arbitraires, et que nous nommerons sceaux monogrammatiques. Ces sortes de sceaux se rencontrent plus particulièrement dans le nord de la France^".
Les pierres gravées en creux, ou intailles, qui, dès la plus haute antiquité, avaient servi à sceller, furent aussi quelquefois employées au même usage dans les temps modernes. Des rois, des grands feudataires, des ecclésiastiques surtout, en ont fait usage, soit sur leurs sceaux, soit sur leurs contre-sceaux. On en trouve à partir des Carlovingiens : ainsi, par exemple. Pépin le Bref, en 752, a une tête deBacchus^'; Charlemagne, en 8 1 2^'^, un Jupiter Sérapis; Pépin, roi d'Aquitaine, en 83o, un Tibère ^^; Louis le Jeune, en 1 176, une Diane ^''. Parmi les grands feudataires, Henri II ^^ et Thibaud IV'"', comtes de Champagne; Hugues IV, duc de Bourgogne; les Montfort, les Joinville, etc. ont eu aussi des pierres gravées. Ne pouvant entrer ici dans le détail des pierres gravées très-nombreuses que renferme la collection, nous nous contenterons d'en donner une simple énumération, en les divisant par certaines catégories et en commençant par celles que nous croyons antiques. Ce sont d'abord des têtes au nombre de vingtetune, dont cinq de femmes^*; bustes, trois'-'; sujets, en y comprenant de simples personnages debout, vingt-six*"; masques ou grylles, quatre*'; ithy-
' N° 7963. — ^N" 11669. — 3 ^° 53oo. — » N° 6196. — ^ N'" 7769. — <■ Voir, entre autres, 11'" 7891, 77/15, 7758. — ' iT 1021 5. — • N'SaoS. — «N°9895. — '» N° 7807. — " N" 10628. — " Voir, entre aulrps, n"' 5iii, 5982, 11698.— " N" 6645.— '» N" aia. — '^N'SSsS. — '« N° 10728. — "N° 798i.— "N" 7543.— " N° 10626.— 2»N°5822. — ^i N° 5282.— " N° 5388. — " N" 5876. — " N" 10695. — "N» 7956. — " N" ii545. — " N° ii558. — ^'i N" 11016.— " Voir, entre autres, n" 7755, 7781, 7782. — '» Voir, entre autres, n°* 11691, 11735, 11741, 1178. — '' N° i3. — ^^ N» ,6. — " N° 18. — " N" 87. — " N» 569. — " N° 573 et 578.
— " N° 469. — =>« Tètes d'hommes, n°' 6918, 6oo4, 65o2, 6683, 6^99, 6927, 7817, 7681, 9906, 9911, 10172, i02Û4, 11787. 11742, 11745, 11748; tètes de femmes, n" 6534, 7682, 884o, 10170, 11740; têtes conjuguées, n° io242. — '' N'"6886, 10097, 10800.
— '"> N°'686i, 65ii, 6588, 6856, 7058,7677, 7614, 7686, 8008,8168,8220,8409,8678, 8701,8818,8966, 9054,9097, i024i,
TIRÉS DE LA COLLECTION. xcii.
phalliques, deux'; gnostiques, quinze-; pierres chré- Pégase'', Léda% aigles^, quatre; aigle dévorant un
tiennes, six^; têtes modernes, douze\ serpent'"; grue, une " ; bœuf paissant, deux '2; vache
En dehors de ces pierres, nous spécifierons les sui- et son veau, une'^, bélier, une'*; grappe de raisin,
vantes : Mars debout^, huit; Minerve en buste ^', six; une^^, vase, une"'. Modernes : lion, faucon'''.