CLASSIFICATION DE
Un chapelain du comte de Blois, qui prend le titre de doyen de Séclain dans une charte de l'an iSai, s'intitule chanoine de Châteaudun sur son sceau ; on lit à la charte, kJou Thumas, chapelains le conte de Bloys, doiens de Séclin,» et au sceau : S. Thome can. de Castriduno ^ Voici de ces sortes d'additions dues aux légendes qui ont plus d'importance. Guillaume des Barres , Guillelmus de Barris, dans une charte de l'an 1200, s'intitule sur son contre-sceau comte de Chalon-sur-Saône : Comids Cabtlonis ^. Nous apprenons, par un contre-sceau de Dreux de Mello, qu'il était seigneur de Loches. La charte , qui est de l'an 1989, porte, Droco de McUoto; la légende du sceau, SigiUum Droconis de Melloto, et celle du contre-sceau : Secretum dm. Lochar. (Secretum domini Locharum)^. Arnaud de Grancey, chevalier, met sur la légende de son sceau, en 1279, Stgillum Amaudi de Granceio, mih'tis; et il ajoute sur celle de son contre-sceau le
LA COLLECTION. mx
nom d'une de ses seigneuries : Secretum domini Larreii'*. C'est aussi grâce à une légende que nous savons qu'un nommé Lupeillon des Ars était grand maître des arbalétriers en 1 9 9 7 ; car la charte porte seulement R Ego Lupeillons des Ars , n tandis que le contresceau a pour légende: S. LupeiUoms arhalislaru regis^. On voit par un sceau de l'hôpital de Saint-Julien de Chartres, de l'an i359, que cette fondation était destinée aux aveugles. La charte est émanée de K Jehan Barbou, bourgois de Chartres, et gouverneur de l'ospital Saint-Julian et Saint-Gracian de Chartres, v Et la légende porte : S. Domus cecoru. sci. Juhant
Ca (Sigillum Domus cecorum sancti Juliani
Carnotensis) ^. Ces exemples, qu'on pourrait multiplier, montrent combien il est important de contrôler, dans tous les cas, les cléments d'étude puisés dans les légendes, avec ceux que fournissent les chartes elles-mêmes.
CLASSIFICATION DE LA COLLECTION
La collection des sceaux des Archives de l'Empire forme deux divisions : la première, comprenant les sceaux de la France, et la seconde les sceaux étrangers. La première division a été partagée en deux sections, celle des sceaux laïques et celle des sceaux ecclésiastiques.
La première section forme onze séries, et la seconde dix. Les onze séries de la première section comprennent :
1" Les sceaux royaux;
2° Les sceaux des grands dignitaires;
3° Les sceaux des grands feudataires;
h" Les sceaux des seigneurs;
5° Les sceaux des bourgeois;
6° Les sceaux des paysans;
7° Les sceaux des cours et tribunaux;
8° Les sceaux des offices de guerre, de justice et de finance;
9° Les sceaux des villes;
10° Les sceaux des métiers et professions;
1 1° Sceaux divers.
La deuxième section, celle des sceaux ecclésiastiques, a été partagée en deux articles : le clergé séculier et le clergé régulier, chaque article contenant cinq séries, savoir, pour le clergé séculier :
1° Sceaux des papes et des cardinaux;
9° Sceaux des archevêques et des évêques;
3° Sceaux des chapitres ;
4° Sceaux des paroisses;
5° Sceaux des universités.
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Pour le clergé régulier :
1° Sceaux des abbayes;
2° Sceaux des prieurés;
3° Sceaux des couvents ;
i° Sceaux des ordres militaires;
5° Sceaux des hôpitaux et maladreries.
La deuxième division, celle des sceaux étrangers,
CLASSIFICATION DE LA COLLECTION
comprend trente el un articles répondant à autant
de pays. Les sceaux de chaque pays ont été classés dans le même ordre de séries que les sceaux de la France. Chaque série a été subdivisée en un nombre plus ou moins grand de paragraphes destinés à faciliter le classement des sceaux, ainsi qu'on peut le voir dans le tableau suivant.
PREMIERE DIVISION
PREMIERE SECTION