‹ Collection de sceauxChapitre 35 sur 1543 · ELEMENTS DE SIGILLOGRAPHIE, ETC · texte numérisé non relu

ELEMENTS DE SIGILLOGRAPHIE, ETC

On trouve, sur quelques signets et quelques contresceaux, des devises et des cris de guerre. En iSyS, Bureau de La Rivière a sur son signet une tête de vieillard, avec la légende : Le — n — es — nere^. Un signet de Jean IV, duc de Bretagne, de l'an i 385, représente une hermine avec ces mots : A ma vie!- Le connétable de Clisson a sur son sceau, en 1897, Pour ce qu'il me plest^; Charles d'Orléans, en ihko, les mots : M'a contenté''. On connaît l'altière devise de la maison des vicomtes de Thouars : Iste Thoarcenses domimis (hminatur in omnes. Le beau cri de guerre de Passavant le meillor ! des comtes de Champagne, se trouve déjà sur un contre-sceau de l'an 1 9 1 o ^. Sur un sceau de l'an iSSa, l'orthographe varie; il porte Passavant le meilleur'^'. Jean 1", comte d'Armagnac, a sur son contre-sceau, en i.Sfic), son cri de guerre: Armaignac ! '

La princqiale utilité qui se tire de l'étude des légendes, c'est que, sans compter cette foule de noms propres, de noms d'offices et de noms de lieux qu'elles nous donnent, et cela avec toutes les variétés de leur orthographe , elles contiennent encore souvent d'importantes additions aux indications fournies par les chartes; ainsi elles mettent en toutes lettres le nom de personnages qui ne sont désignés que par une initiale dans la charte. Par exemple, une charte de l'an ifîBo, émanée d'un abbé de Cisoing, au diocèse de Tournay, porte seulement , B. Cysoniensis eccJesie minister humilts; tandis que le sceau nous apprend qu'il se nommait Barthélémy : S. Bartholomei, ahhatis Cisonieiisis^. A une charte d'un abbé de Corbie, de l'an 1298, on lit, G. nbbas Corbeieiisis , et le sceau nous apprend qu'il se nommait Garnier : S. Garneri, etc. ^. Une charte de l'abbé de Juilly de l'an i3o.3 ne porte que, Abbas et conventus monasterii béate Marie de Juliaco, ordims sancti Augustini, Meldensis dyocesis, et c'est le sceau qui nous donne le nom de l'abbé: il se nommait Gilbert'". Une autre charte de la même année, émanée d'une abbesse d'Andécies, n'a que le mot abbatissa, tandis que le sceau nous donne son nom, Malhilde^'. A une charte de l'an 1817, d'un abbé de Saint-Pons

de Thomières, P. dirma gralia monasterii sancti Ponlii Tliomcriarum abbas; on voit par le sceau qu'il se nommait Pierre '^.

Le nom donné ainsi en entier par la légende peut être en certain cas d'un grand secours. En voici un exemple : une charte du 1 g avril 1217, scellée par plusieurs personnages, l'est entre autres par l'évêque de Tarbes, qui n'y est désigné que parles motSid. Tarviensis; mais son sceau , qui a pour légende Sigill. Amanei, Tarvimsis episcopi, nous fournit son nom,Amanieu'^. Si les savants auteurs du Gallia avaient eu ce sceau sous les yeux, ils n'auraient pas commis l'erreur, bien excusable au reste, qui leur fait continuer l'épiscopat de l'évêque de Tarbes Arnaud-Guillaume II , jusqu'à l'année 129/1, puisque le successeur qu'ils lui donnent , et qu'ils nomment A manevus, était déjà évêque de Tarbes en 1217, comme on vient de le voir ^''.

Souvent les légendes nous indiquent de nouveaux noms ou de nouveaux titres des personnages auxquels elles se rapportent. On apprend par la légende du contre-sceau d'Eudes Clément, doyen de Saint-Pierre de Tours, en i2i5, qu'il était aussi archidiacre de Paris : S. Odo. Clemes. Par. ecclic. archid. (Secretum Odonis Clemens , Parisiensis ecclesie archidiaconi)'^. Un Ansellus Rocou sur une charte de l'an 1281, se dit Hansel Rocou de Vnumondois sur son sceau ''^. Un clerc, Nicholaus dictas Gorpil , clericns, dans une charte de 1287, nous apprend par son sceau qu'il était curé : S. Nichokii Gorpil, persone de Henesie^'^. Un magister Adam de Vimiaco, clericus, dans une charte de 1 2/17, met sur son sceau : S. Ade de Vimiaco, domini deBalduino monte^*^. Le sceau de Bernard, abbé de Saint-Antonin de Pamiers, en 1269, nous donne son nom de famille, qui était Sauset, et nous apprend de plus qu'il était chapelain du pape. Il y a sur la charte, iVos B. permissione divina abbas Appaniensis, et sur le sceau : S. B. SausseU, abbis. Appam. dni.ppe. capelli (Sigillum Bernardi Sausseti, abbatis Appamiensis. domini pape capellani) '^. Emmeline, abbesse de Saint-Cyr de Berchères, en 1268, nous apprend de même son nom de famille par son sceau : S. Emeline de Alort, abbatisse, etc.-°

' N° 25o. — 2 W 55o. — ' N° 202. — « N°9?i8. — * N° 671. — ' N° i/jgS.— ' N" 9Û8. — ' J 628, n° 3. — ' S igSi, n° 3. — 'J lt88,n'oôl>. — " J 488,n°57g.— 'U 4à3,n°/i '«. — "J 890, n" ig.— " Gall. Christ. 1, col. t232.— " J 176. Tours, II, n' h. 'S 1359, 11° 7.— "S 2160, n" 12. — "S52oS, n° 10. — " J 336, n" .5.— " S 1670, n" 9.

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