CONSEILS ET RECOMMANDATIONS
d'œuf{r). Mais vous, gens du creuset, vous vous raillez mutuellement etvous ne suivez pas mes avis, à moi qui vous engage à vous conformer aux préceptes des maîtres et à leurs écrits; à moi qui vous fais connaître leurs opinions, révélées par la puissance de la parole divine.
2. Cette eau a deux couleurs, blanche et jaune; ils lui ont donné mille noms divers. Sans l’eau divine, rien n’existe. Par elle toute la composition est entreprise; par elle, elle est chauffée; par elle, elle est brûlée ; par elle, elle est fixée ; par elle, elle est jaunie ; par elle, elle est décomposée; par elle, elle est teinte; par là, elle subit l’iosis, elle est affinée et soumise à la cuisson. En effet, il dit : « En projetant l’eau de soufre natif et un peu de gomme, tu teindras un corps quelconque ». Toutes (les substances} qui tirent leur origine de l’eau, sont en opposition avec celles qui tirent leur origine du feu ; de sorte que sans le catalogue de tous les liquides, rien n’est certain ».
3. Quelques-uns l’ont rappelé, — et peut-être même tous : il est nécessaire que cette eau, en guise de levain, détermine la fermentation destinée à produire le semblable au moyen du semblable, dans le corps métallique qui doit être teint. En effet, de même que le levain du pain, pris en petite quantité, fait fermenter une grande masse de pâte; de même aussi ce petit morceau d’or va faire fermenter toute la matière sèche (2).
4. D'autres, mêlant ensemble deux espèces de choses, les résidus dorés des (substances) sulfureuses avec les matières d’or, les ont associées : les unes aux produits bruts et non fermentés, les autres ‘aux produits cuits ensemble dans l’eau de l’iosis.
En haut les choses célestes, et en bas les choses terrestres ; par le mâle et la femelle l’œuvre est accomplie (3).
(1) C'est-à-dire de la teinture en (3) Introd., p. τότ, au bas dela fig. 37,
jaune ou en or. | et p. 163. — Olympiodore, p. 101, — (2) V. Introd. Papyrus de Leiïde, v. aussi la note de la page 124.