III. xxxv. — LES HOMMES MÉTALLIQUES
Cet homme d’airain que tu vois dans la fontaine a changé de corps et il est devenu l’homme d'asèm; quelques jours après, tu le vois (transformé en) homme d’or (3). Arrose-le avec de la saumure acide; de cette façon il devient blanc et convenable.
IL xxxvr. — LAVAGE DE LA CADMIE
1. Après avoir pris la cadmie botruitis (5), qui reste dans la préparation du cuivre, divise-la en agitant. Pulvérise avec soin: ensuite broie et projette dans l’eau. Broie de nouveau dans l'eau avec le pilon, puis délaie avec la main; lorsque le produit est à point, laisse déposer. Après avoir bien
égoutté, verse de nouveau de l’eau et répète la même chose plusieurs fois,
(1) Le mercure ? Voir page 146, | (5) Cp. le Serpent, p. 23: ZosiE, note 3. IMNp#120:
Dans E on lit : Au moyen de l’ios du | (4) Ce morceau, ainsi que celui sur mercure, nous triomphons du feu par | l’ocre, représente un extrait de quelque le feu, et nous allions, etc. auteur perdu, congénère de Dioscoriper,
(2) Var. M: Dispersant les ossements | Mat. méd. V, 84, vers la fin. des Perses calcinés, etc. i (5) Introd., p. 239.
jusqu’à ce que l’eau reste sans former de mousse. Après avoir bien égoutté
fais sécher au soleil.
IT xxxvu. — SUR LA TEINTURE
1. Si (l’on) n’a pas pratiqué convenablement la teinture noire, le travail de l’argent ne pourra plus être tempéré. Les adeptes d'Agathodémon appellent: teinture supérieure (xar46401), celle que l’on exécute en délayant ainsi; quant à la décoction, ils l’appellent teinture simple (Bas) ; car ils distinguent la teiñture simple et la teinture supérieure. [ls veulent donc que la teinture simple (βαφή) soit (la teinture en) argent et la teinture supérieure (χατα- £xgt), (la teinture en) or. A propos de l’acte de brûler, tu trouveras ceci : « Autre chose est de brûler en vue de la teinture simple, et autre chose de brûler en vue de la teinture supérieure. Tout le reste, jusqu'à la raréfaction, l’altération (de nature), (bref) toutes les autres (opérations), ils les dissimu-
lent dans leurs discours.
1. « Tous ne pensaient pas, ὃ femme (1), que le jaunissement suivit immédiatement le blanchiment; or le plus souventla composition blanche, quand elle est cuite, tourne au jaune. » Et un peu plus loin : « quelques-uns ont fait une chose préférable à celles-ci. En effet, laissant refroidir, ils distillaient et rectifiaient au soleil l’eau divine jaune, pendant le nombre de jours prescrit. Puis ils opéraient la décoction et la cuisson ». Et un peu plus loin : « Eau divine rectifiée, préparée avec de la chaux, deux parties, et du soufre, une partie (2); on met en décoction dans un pot et on décante; puis on met en décoction de nouveau. C'est là l’eau de soufre, que l’on
projette pour obtenir les deux couleurs (3). »
(1) Théosébie. | Leide; /ntroduction, pages 46 et 68. (2) C’est à peu près la même formule (3) Lbajoute : « je dis l’eau aérienne »- (celle d’un polysulfure de calcium) Le ms. M continue par l’article tiré
que la recette So du Papyrus X de | d’Agatharchide (/ntrod., p. 185).