‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 129 sur 349 · Voici la mesure du mercure · texte numérisé non relu

Voici la mesure du mercure

Agathodémon dit: « Fais cuire, extrais l'or. » On projette le cuivre. On obtient la feuille de Marie, formée de deux métaux (3); on la fait cuire au feu (4) en vue de la teinture au moyen de l'huile et du miel et on reprend par le mercure: tel est le travail (régulier). Que le cuivre, amené de nouveau à l’état d’ios, soit fondu avec l’or, suivant la mesure du mercure.

Marie dit: « Lorsque la composition s'est formée d’elle-même, ou bien par le moyen de la saumure vinaigrée et qu'on a fait cuire, délaie avec le soufre, c'est-à-dire avec le soufre sublimé, soit dans un flacon, (soit) sur une kérotakis, puis verse, ou délaie, et regarde si tu as accompli l’œuvre. Si tu ne (1) as pas accompli avec un certain jaune, emploie notre ios avec la matière qui précède la teinture : c’est là ce qui est nécessaire pour rendre l'or parfait; autrement l’or ne jaunit pas. Projette donc de nouveau avec la matière qui précède la teinture, ou bien délaie avec l'argent transformé: du noir scintillant, 1 partie d’ios, de misy brut, ainsi que de la matière qui précède la teinture, afin de dissoudre une portion du cuivre.

2. Il est cuit; car même s’il ne contient pas de mercure, il faut {le) cuire, attendu qu'avant l’action du feu, il n’y a pas de teinture. Il faut lui faire subir l’action purificatrice par les matières (convenables), afin de constater qu'il est pur. Essaie, ou bien fais fondre. Si tu connais les deux marches, celles des Juifs et de ....... , ne crains pas d’essayer, (en exécutant)

en détail toutes les choses que je t'ai exposées.

(1) Cp. Syxésius, p. 63. Ι (3) Cp. p. 148, 151. (2) Cp. Origines de l’Alchimie, p- 58. | (4) Sur la kérotakis. Sophé est une forme du nom de Chéops.

Cette exposition ne donne lieu à aucune équivoque; mais elle a pour but de t'engager à essayer si la fortune t'est favorable et situ as tout à fait réussi. En t'appuyant sur ces (connaissances), tu n'échoueras pas ; mais par cette méthode tu vaincras la pauvreté, surtout si tu as le talent et l’habileté de surmonter les obstacles. Dans des milliers d'ouvrages on enseigne comment le cuivre est blanchi et jauni convenablement. Il n’est propre à être allié par diplosis que s’il est changé en ios. Il peut être traité méthodiquement par mille (moyens) ; mais il n’est rendu propre à l'alliage que par une seule voie, en devenant notre vrai cuivre; c'estlà toute la formule. Telleest lateinture efficace, celle qu'ils leur ont enseignée, la teinture cherchée depuis des siècles et qui ne peut être découverte autrement que de cette façon. Quel est le principe convenable pour ces effets, je te l'ai montré dans l'écrit sur la couperose. On y dit comment le cuivre teint, et l’on y parle du plomb

et de tout ce qui est susceptible de recevoir la teinture.

ΠΙ. χα. — LIVRE VÉRITABLE DE SOPHÉ L'ÉGYPTIEN

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