‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 131 sur 349 · LIVRE VÉRITABLE DE SOPHÉ · texte numérisé non relu

LIVRE VÉRITABLE DE SOPHÉ

alors un soleil terrestre, qui est roi sur la terre, comme le soleil estroidans

le ciel.

2. Voici (1) les teintures parfaites, communiquant la vraie couleur du

soleil (2), telles que celle de Démocrite, et, l'unité qui transmet la teinture, la

comaris scythique, la (teinture) parfaite (de argent), celle d’Isis (3), celle que

proclame Héron (Horus ?); voici l’affinage de l'or et la liqueur d'or.

La liqueur d’argent versée sur de l’argent produit de l'argent, lorsqu’elle D D P D 2 4

est mise en réaction avec le sidérochalque. Ces fteintures) communiquent (la couleur de) l'argent dans leurs réactions. Elles produisent aussi les doublements et les triplements (4) et les alliages d’or et d'argent. Ainsi il convient de travailler par des moyens artificiels, sans or ni argent ; (il convient) d'accomplir des doublements tels, que l’on ne puisse plus séparer l'or et l'argent, comme on le ferait Pour des matières adultérées et discordantes, qui n’ont pas produit de l’or véritable. Ainsi quand tu auras obtenu du cuivre sans ombre, tu (le) blanchiras avec des Préparations blanchissantes et tu le jauniras avec des Préparations jaunissantes : tu le teindras (avec) la cadmie ou le cinabre : c’est ainsi que l'or est fabriqué dans les temples de Vulcain (5). Je l'ai proclamé en parlant de la fabrication des cendres : c’est en elle que tout le mystère de la teinture a été caché (6).

3. Le cuivre ayant été blanchi, noirci et jauni, tu teins lasèm et tu

obtiens l'or, à l’aide du cuivre blanchi.

En effet, c'est du cuivre que nais-

sent toutes les espèces (>) : J'entends le cinabre, la cadmie, l'or, la sanda-

raque et le reste. Le plomb se transforme en beaucoup (de corps) etil en

est de même du cuivre (destiné aux)

Couronnes, qui provient de ces cOrps.

Tu trouveras dans les temples de Vulcain (2) les (procédés de) fabrication de

(1) Je regarde le mot οὐδαμοῦ comme ajouté ici par l’erreur d’un copiste ; à moins que ce ne soit le débris d’une phrase qui a disparu. 3

(2) C'est-à-dire de l’or.

(3) Cp. p. 31, note 2,etp. 36, note 3.

(4) ntrod., Papyrus de Leide, P. 20.

(5) Il s'agit sans doute des Temples de Phtha (Vulcain). Tout ce morceau semble fort ancien et contemporain

du Serment d’Isis et des traités hermétiques. Sur les livresattribués à Chéops, voir la note en tête de l’articie précédent.

(6) Cp. OLyMP10DORE, P- 99 et à la suite.

(7) Le cuivre est envisagé ici comme l'agent tinctorial par excellence, le générateur de toute couleur jaune ou rouge dans les métaux ou leurs dérivés,

l'or. C’est des mélanges{de ces métaux) que naissent toutes les espèces. Leurs traitements engendrent les substances les unes par les autres et ïl se produit des formes (très diverses) dans les traitements. En les appréciant

toutes, fais usage des meilleures.

IT. χε. — CHAPITRES DE ZOSIME A THÉODORE ὦ

τ. Surla (pierre) étésienne, c’est-à-direcomposée du Tout, en tant que pierre étésienne (2), et par là d’une grande utilité. En effet, dans les traitements, elle fait apparaître diverses couleurs : l’une dans le traitement de la kérotakis, une autre dans l'opération de la fusion à l’état de liquide oléagineux : à savoir une couleur jaune et une couleur noire. La couleur jaune varie depuis la nuance rougeâtre du foie, la nuance de la myrrhe, celle de la cire, ou toutes celles que tu sais. La couleur noire peut être semblable à l’or et

scintillante. Or ce qui est efficace pour le noircissement, l’est aussi pour le jaunissement. Le jaune devient aussi couleur de sang, très stable, et fina-

lement pareil à du safran desséché. Si on le brûle deux ou trois fois avec du soufre, d’après ces écrits, et si on le met en digestion quelque temps dans du fumier, on obtient alors des couleurs transformées et jaunies solidement; leur modification initiale ayant eu lieu dans le sens du mieux et non du pire. Ce sont là les traitements appelés fixateurs, pour les teintures vraiment solides.

2. Sur ce que la teinture, c’est-à-dire l’altération qui se produit dans l'iosis, n'est désignée ni comme blanche, ni comme jaune. En effet les deux soufres qui précèdent, le blanc et le jaune, ont reçu ces noms, ainsi que les teintures. Mais la teinture même, qu’il s'agisse d’un changement ou d'une décomposition, est une opération plus avancée.

tandis que le plomb est la matière d'un extrait ou d'un bref commentaire. première commune, quisechangedans | (2) Salmasii Plinianæ exercitationes, les divers métaux. 770 0b FD 'ALe Leriquel(p 6,7, 19.

(1) Ce sont les titres des divers ouvra- 16) l’'assimile à la pyrite et à la chryso-

ges perdus de Zosime, parfois suivis - lithe, au porphyre et à l’androdamas.

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