FABRICATION DU MERCURE
Le $ 6 est sans intérêt.
7. Le présent volume est intitulé livre métallique {et) chimique sur la Chrysopée, l’Argyropée, la fixation du mercure. Ce (livre) traite des vapeurs, des teintures qui proviennent des (êtres) vivants (ἢ), ainsi que des teintures des pierres vertes, des grenats et des pierres de toutes autres couleurs, de (la fabrication) des perles, et des colorations en garance des étoffes de peau destinées à l'Empereur. Toutes ces choses sont produites avec les
eaux salées et les œufs, au moyen de l’art métallique (1).
1Π. χιν. — FABRICATION DU MERCURE
1. Prenant de la céruse et de la sandaraque par parties égales, délaie avec du vinaigre jusqu’à ce que la masse s’épaississe ; ensuite, mettant dans un vase non étamé, recouvre avec un couvercle de cuivre; lute toutautour et fais chauffer doucement sur des charbons. Lorsque tu présumes que l'opération est à point, découvre légèrement, et, avec une barbe de plume, enlève le mercure (2).
2. Prenant du minerai couleur d’or, pulvérise, puis évapore jusqu’à ce que le produit soit bien sec. Mélangeant alors avec du sel, fais chauffer dans le fourneau pendant un jour et une nuit. Après avoir enlevé, lave, jusqu’à ce que le sel dissous se soit écoulé; dessèche de nouveau; pétris avec du vinaigre et abandonne un peu (de temps), jusqu’à ce que la matière soit imbibée ; puis dessèche. Remets sur le fourneau, (cette fois) sans laver et fais cela encore une fois, en pétrissant avec du vinaigre. Remets au fourneau quatre ou cinq fois, jusqu’à ce que la matière devienne comme du vermillon. Ensuite, prenant de la scorie d’asèm à poids égal, pulvérise et mélange.
Puis, après avoir fait fondre, sépare (en deux parties), saupoudre du plomb
nir du mercure ordinaire, mais de l’arsenic sublimé, lequel reçoit ici le nom de mercure, parce qu'il blanchit le cuivre. (/ntrod,p. 00 et 239. — Démo- CRITE, Ρ. 53).
(1) Ce paragraphe est étranger à ce qui précède : c’est le titre d’un ouvrage perdu, mais dont certains extraits semblent exister dans notre v® partie.
(2) Cette préparation ne saurait four-
avec ces deux produits (et chauffe) jusqu’à ce que ces matières soient dissipées. Après avoir fait dessécher, tu trouveras le plomb durci; fais-le fondre par petits fragments; souffle afin de faire apparaître le métal (1).
3. Prends de la terre provenant des bords du fleuve d'Egypte qui roule de l'or, pétris-la avec un peu de son, qui provient de la (fabrication de la) fleur de farine. Après avoir agité préalablement, mélangé et fait une pâte, mélange de nouveau dans un vase de terre cuite, jusqu’à ce que les deux (substances) soient tout à fait confondues et qu’il se soit formé comme une pâte de pain. Ensuite, reprends et forme de petits pains; puis, ayant étendu avec soin sur une planche, fais évaporer au soleil jusqu’à ce que la matière soit bien sèche. Puis mets dans un mortier; reprends, mets dans une marmite neuve; ferme avec soin la marmite, place-la à une distance d’une palme du sol; recouvre de fumier et fais du feu au-dessous. Lorsque la flamme se produit, découvre, remue avec un instrument de fer, jusqu’à ce que tu voies que le tout est cuit et semblable à une cendre noire. Si la matière n’est pas devenue telle, agite de nouveau en suivant le même procédé; recouvre, fais chauffer ensemble; puis retire du feu et laisse refroidir pendant un jour. Ayant pris une poignée (de cette matière) avec les deux mains, jette-la dans un vase de terre cuite; ajoute du mercure, agite méthodiquement avec la main Ensuite, ὅτε de la marmite une autre poignée, ajoute une mesure d’eau, et lave. Ajoute encoreune autre mesure (d’eau), et lave semblablement; (opère ainsi) jusqu’à ce que la marmite soit vidée; alors lave avec précaution jusqu’à ce qu’on soit parvenu au mercure. Mets dans un linge, presse avec soin jusqu’à épuisement. En déliant le linge, tu trouveras la partie solide. Après avoir fait cela, mets une boulette (du produit) sur un plat neuf; fais au milieu, en enlevant de la matière, une sorte de fossette ; déposes-y la boulette, et recouvrant, dispose le plat de telle sorte qu’il dépasse partout également, à partir de sa partie centrale et jusqu’à la moitié de sa largeur. Recouvre de nouveau la marmite; et que celle-ci
adhère au plat. Plaçant (la marmite) sur les pieds d’un support, fais chauffer
(1) Il semble qu'il s'agisse dans ce plomb. Cp. Zntrod., Papyrus de Leïde, paragraphe d’une fabrication d’asèm, p. 64.
dont on opère la diplosis au moyen du