‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 133 sur 349 · DIVISIONS DE L'ART CHIMIQUE · texte numérisé non relu

DIVISIONS DE L'ART CHIMIQUE

révélé à nous-mêmes; ce qu’il faut rechercher dans ce discours; comme quoi l'art revient à ceci : qu'est-ce ? de quelle nature est-ce ? et pourquoi est-ce ?

13. Sur ce que toutes les teintures des anciens sont réalisées en suivant la marche de la composition solide, c’est-à-dire de l’iosis. Car si vous mettez une partie d’ios, et 1 partie des espèces traitées, c’est-à-dire des poudres appelées tinctoriales, et si vous faites cuire, vous aurez un résultat exact.

14. Sur ce que la matière incombustible est celle qui ne possède plusce qui peut éprouver la combustion, mais seulement ce qui aété brûlé : il en estainsi des bois, et (pareillement) des sucs (animaux), dans les fièvres non critiques.

15. Sur ce que le résidu des matières brûlées, c’est-à-dire la scorie, représente l’acte accompli du Tout.

16. Sur la transmutation des quatre éléments (entr’eux); comme quoi non seulement les (matières) venant de la terre et de l'eau se changent en feu, mais encore sont emportées vers le haut (τὴ: car le feu s'élève; oril ne prend pas cette image au hasard, mais à cause de l’art et de ses espèces. Comme quoi ces matières étant d’abord terre et eau deviennent feu, et sont portées vers le haut. En effet c’est par leur seule qualité (propre) que les éléments sont opposés entr'eux, et non par leur substance; car la subtance n’est pas contraire à la substance, en tant que substance. C’est aussi pour cette .raison que le Philosophe appelait substances les quatre éléments. Pour unifier leur substantialité, elles attirent dans leur intérieur la préparation enduite à leur extérieur. De même que les éléments dissous en eux accomplissent toutes choses, de même aussi l'art; et de même que les quatre transformations triomphent des mélanges précédents, de même aussi nos

arts, par les transmutations, triomphent des natures.

UT. χων. — SUR LES DIVISIONS DE L'ART CHIMIQUE

1. Comme quoi il faut chercher les discours utiles eux-mêmes, et que

faut-il dire au sujet de l’art des discours : ou bien que c’est un art ? ou bien

(1) Au-dessus M donneicilesigne du cinabre, etrépète cesigneau-dessus du mot feu.

avant de poser la question : qu’est-ce ? ou de quelle nature est-ce ὃ (1) il faut demander : pourquoi est-ce? En ce qui touche les notions, ils les exposaient chacune en particulier, et tous étaient absurdes et embarrassés ; car on peut rencontrer une difficulté indivisible.

De même que les lignes musicales les plus générales étant au nombre de quatre, À, B, l, À, on forme avec elles 24 lignes d'espèces diverses; et qu'il y a aussi des centres et des lignes obliques, selon qu’il a été dit à propos des sons, et attendu qu’il est impossible de composer autrement les mélodies innombrables des hymnes, pour le service (du culte?), la révélation, ou

quelque autre partie de la science sacrée... (Phrase inintelligible.)

Puis vient un long développement sur la musique et sur la comparaison entre ses divisions et celles de la chimie. On n’a pas cru utile de traduire les $ 2, 3, 4.

5. De même que si tu divises en quatre parties la philosophie parexcellence, la matière étant répartie suivant sa nature, tu trouveras la (science) générale et la (science) spéciale, ainsi que les différentes classes (de sujets) ; de même aussi, en cherchant à partager exactement la philosophie (chimique) en quatre parties, nous trouvons qu’elle contient : premièrement le noircissement, secondement le blanchiment, troisièmement le jaunissement, et quatrièmement la teinture en violet (2). De même encore que chacune des parties susdites comporte des subdivisions et un triage intermédiaires entreles lignes et les points principaux de la ligne, si l’on veut procéder par ordre; de même aussi (en chimie) entre le noircissement et le blanchiment, il ya la macération et le lavage des espèces; entre le blanchiment et le jaunissement, ily a la lévigation. Puis, entre le jaunissement et la teinture en violet, il ya la division par moitié de la composition... Maïs la fin de la teinture en violet est impossible sans le traitement au moyen de l'appareil àgorge, etsans l'union des parties. Il est impossible de procéder autrement dans notre science; si quelques-uns, tels que Epibéchius, ont étudié le jaunissement sans parler du blanchiment, ils ne l’ont pas fait sans parler de la macération ou du lavage des espèces, choses qui font maintenant partie (de l’étude)

du blanchiment complet.

(1) Voir dans l’article précédent le (2) Cp. p. 194, le $ 2 qui est un ré- $ 12. . | sumé du texte actuel.

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