‹ Collection des anciens alchimistes grecs (volume 2)Chapitre 140 sur 349 · SUR LE BLANCHIMENT · texte numérisé non relu

SUR LE BLANCHIMENT

ME nure— MAINCÉRUSE

1... puissance ; après l'opération, la céruse est adoucieau moyendel’eaude pluie etabandonnée à elle-même. Décante l’eau et tu trouves une matière tout à fait blanche. La litharge commune, tirée du plomb, aune puissance merveilleuse quand elle est associée au vinaigre. Le plomb perd ses propriétés métalliques, étant salifié et adouci: cette litharge devient ainsi très blanche et présente tout à fait l’aspect de la céruse (1).

J’admire aussi la rubrique (minium); (je vois) comment elle jaunit au feu.

La sandaraque a aussi une puissance merveilleuse (2).

HT. τιν. — SUR LE BLANCHIMENT

1. Je veux que vous sachiez que le point capital en toutes choses, c’est le blanchiment; aussitôt après le blanchiment, on jaunit: c'est le mystère parfait, c’est-à-dire l’iosis, laquelle s'effectue à son tour au moyen du vinaigre, agent des puissances divines. Je vous révélerai d’abord le chapitre de l’huïle sulfureuse ; et je vous exposerai comment on opère les blanchiments des plombs, et quelle est l’origine de l'esprit tinctorial. Car sans les plombs on ne peut pas accomplir l’œuvre: le plomb sert à éprouver toute substance (3). C’est ce que le Philosophe a décrit merveilleusement par un exposé indirect, en disant: « Si les substances ont subi l’action des agents

qui servent à l’épreuve, (la) nature du produit est indélébile (4).

(1) C’est une fabrication de céruse, au moyen du vinaigre, agissant soit sur le plomb, soit sur la litharge.

(2) On remarquera l’analogie établie entre la formation de la céruse, matière blanche, produite au moyen de la litharge jaune et du minium rouge, et la métamorphose de la sandaraque (réalgar) rouge, en acide arsénieux blanc.

Dans d’autres passages, l’acidearsénieux estmème désigné par le nom de céruse.

(3) Par la coupellation ?

(4) En d’autres termes : quand le plomb est intervenu dans la transmutation, le métal transformé résiste ensuite aux essais d'analyse faits au moyen de ce métal.

2. Je veux que vous sachiez d’abord que l’épreuve définitive se fait avec le vinaigre. En second lieu, c’est l'épreuve par le plontb dont le Philosophe a parlé dans son second chapitre, (en disant) : « Si les substances ont subi l’ac-

tion des agents qui servent à l'épreuve, la nature du produit est indélébile. »

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