V. xx. — FABRICATION DE L'OR ὦ
1. Prenant du cuivre naturel, fais-le fondre sept fois, et dans chaque fonte, projette ces matières-ci: dans la première fonte, du tartre délayé, à volonté; introduis-(le) dans le cuivre fondu. Dans la seconde fonte, mets de l’alun broyé en poudre impalpable; dans la troisième fonte, du sel ammoniac broyé; dans la quatrième fonte, du natron broyé; dans la cinquième fonte, pareillement de l’arsenic broyé; dans la sixième fonte, de l’aphrosélinon; pareillement dans la septième fonte, de la tutie d’Espagne vert clair, broyée préalablement, arrosée avec de l’urine d'impubère, exposée au soleil et amenée à l'état de poudre sèche. Avec la volonté de Dieu, tu devras voir apparaître l'or (2). Marie dit: « tu tremperas sept fois, et tu trouveras des choses extraordinaires ».
2. Letartre, le sel ammoniac, l’alun, le natron, la céruse, la tutie, l’arsenic, l’aphrosélinon et la magnésie des verriers, mélangés avec de l'urine et délayés sept fois, teignent le cuivre (et) lui donnent l'apparence de l'argent (3). C'est là ce qu’on appelle «notre vinaigre », c’est-à-dire le vinaigre de cuivre.
(1) La recette semble ancienne, : (2) Cette préparation est celle d’un mais les mots tartre, tutie et quel- | laiton. ques autres sont d’une époque moins (3) Préparation d’un alliage analo-
reculée. gue au tombac.
PRÉPARAION DU CINABRE 367
V. xx. — PRÉPARATION DE L'APHRONITRON RECHERCHÉ POUR LES SOUDURES DE L'OR, DE L'ARGENT ET DU CUIVRE
Prenant du natron d'Egypte 1 livre, du savon d’axonge préparé sans chaux, 1 livre, divise exactement et mélange. Place ces matières avec le produit, soit au soleil, soit dans un endroit chaud ; le résultat est parfait
pour souder l'or.