V. xx. — PRÉPARATION DU CINABRE
1. Prends : mercure, 2 parties; soufre vif pulvérisé, .....; urine pure, 1 partie; prends aussi une petite fiole propre, capable de supporter la force d’un feu sans fumée; mets-y la préparation, sans remplir, mais de façon à laisser un vide de 2 ou 3 doigts; mélange le tout. Dispose un fourneau pareil à celui du verrier.
Cette fiole aura une large ouverture; dispose la place convenable pour faire entrer la fiole, en l’isolant à l’aide d’un roseau; puis, allume le fourneau. Ménage une autre petite porte, pour que la flamme puisse tourner tout autour. Voici à quel signe on reconnaît que la cuisson est faite : observe l’espace resté vide dans la fiole et, si tu vois sortir une fumée ayant l'apparence de la pourpre, et quela matière échauffée soit couleur de cinabre, la préparation est effectuée. Ne chauffe pas davantage le vase de verre; car une fois la préparation finie, si tu chauffes davantage, le vase de verre se brise.
2. Fais bouillir du mercure avec de l'huile de raifort additionnée de soufre, et avec de l’arsenic brûlé, dans un vase de verre, pendant 3 jours; le quatrième, laisse refroidir. Puis le mercure sera de nouveau (mêlé) avec du vinaigre très fort, et un poids de soufre égal à la moitié de celui du mercure. Mélange ces (matières) avec du natron, broiïe dans un mortier, et
le produit deviendra jaune. On met dans un vase contenant du vinaigre
(1) Cp. p. 17.
très fort; on le bouche bien, pour qu’il ne s’'évapore point. Laisse digérer pendant 5 jours ; le sixième, tu trouveras le mystère. Édulcore et fais sécher au soleil : conserve ce mystère.
3. Avec l’aide de Dieu, prends des œufs, casse-les, mets à part les jaunes, en rejetant les blancs; place dans un alambic et laisse pendant 7 à ὃ jours. Retires-en l’eau ; chauffe la matière qui a pris l'aspect métallique, jusqu’à ce qu’elle soit passée à l’état de chaux: et conserve avec soin cette chaux, en
la mettant à part. Cette chaux est dite terrestre (?)