‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 191 sur 218 · I. v. — LE SERPENT OUROBOROS · texte numérisé non relu

I. v. — LE SERPENT OUROBOROS

1. Voici le mystère : Le serpent Ouroboros {mordant sa queue), c’est la composition qui dans son ensemble est dévorée et fondue, dissoute et transformée par la fermentation (3). Elle devient d’un vert foncé, etla couleur d’or en dérive. C'est d’elle que dérive le rouge appelé couleur de cinabre : c’est

le cinabre des philosophes (4).

(1) Dans le bain-marie, chaufié au moyen du fumier. Il y a là la description sommaire d’un procédé pratique, laquelle contraste avec le style vague des autres paragraphes. Le $ 4 semble une intercalation. Ξ

(2) Dans l’article précédent, ces mots signifient deux bleus distincts, comme dans Dioscorine, Mat. med., 1. V, 105 et 106. — Ce sont des minerais de cuivre analogues à l’azurite (Zntrod., p. 243).

(5) Le mot σήψις est plus général, et signifie toute décomposition analogue

à une fermentation, ou à une putréfaction.

(4) Il est difficile de savoir exactement à quels phénomènes chimiques ces formules mystiques font allusion. On pourrait y voir une allusion à la décomposition des pyrites, fournissant des sels basiques de cuivre verts, telsque la chrysocolle (/ntrod., p. 243); puis le misy et le sory, sels basiques de fer et de cuivre, jaunes (Zntrod., p. 242), et l’oxyde de fer rouge (/ntrod., p. 261).

Cette décomposition préoccupait beaucoup les alchimistes grecs.

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