‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 203 sur 218 · I. xvr. — SUR LA FABRICATION DE L’ASEM ὃ · texte numérisé non relu

I. xvr. — SUR LA FABRICATION DE L’ASEM ὃ

Prenez du Plomb fusible (6),tiré des minerais lavés. Le Plomb fusible est très compact. On le fond à plusieurs reprises, jusqu’à ce qu'il devienne asèm. Après avoir obtenu l’asèm, si vous voulez le purifier, projetez dans le creuset du verre de Cléopâtre et vous aurez de l’asèm pur. Car le plomb fusible fournit

beaucoup d’asèm (7). Chauffez le creuset sur un feu modéré et pas très fort.

débris de quelqu’autre écrit, intercalé au hasard. La phrase qui le termine peut être rapprochée de certains énoncés, très fréquents chez les alchimistes arabes, d’après lesquels la pierre philosophale était formée de matières qui se trouvaient partout, à la disposition des plus pauvres : Est vilis in plateis et in vüs ejectus pedibus hominum calcatur et ab uno quoque paupere potest acquiri. (AVICENNE, dans Bibl.

Chem. de Manget, t. 1, p. 633, — voir aussi p. 935).

(1) L'auteur se sert ici du langage symbolique des parties du serpent (v.

p. 23). Le mot chair signifie quelque matière insoluble dans les liqueurs employées, matière colorée en jaune ou en rouge.

(2) Il y a dans le grec un jeu de mot symbolique, relatif à l’embaumement des corps humains.

(3) Il semble qu’il s'agisse d’un fon-

dant liquéfié, qui coule à la surface du métal dans le creuset.

(4) Vinaigre des philosophes, ou eau mercurielle qui dissout les métaux.

Cette dernière phrase ne semble pas faire suite à ce qui précède. — La première partie de larticle XV est relativement claire; mais la fin est trop vague pour offrir un sens précis : c’est une addition de copiste.

(5) M. fol. 106. Il y a deux titres; le signe du second est celui de l’argent.

(6) Le signe traduit ici par fusible est celui de l'eau. S'agit-il de l’amalgame de la page 34? Cette recette et celles qui suivent sont des recettes techniques, positives, analogues à celles du Papyrus de Leide.

(7) Entendre par asèm un alliage

‘ de plomb et d’argent (voir les recettes

du Papyrus de Leïde, Introd., p. 65).

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