‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 63 sur 218 · Autre (procédé · texte numérisé non relu

Autre (procédé

« Préparation exacte d’asèm, préférable à celle de l’asèm proprement dit. Prenez : orichalque (1), par exemple, 1 drachme ; mettez dans le creuset jusqu’à ce qu’il coule; jetez dessus 4 drachmes de selammoniac {2), ou cappadocien; refondez, ajoutez-y alun lamelleux, le poids d’une fève d'Égypte; refondez, ajoutez-y 1 drachme de sandaraque décomposée (3), non de la san-

daraque dorée, mais de celle qui blanchit; ensuite transportez dans un

(1) Laiton ou analogue. de fumée. Mais dans GEBER, Summa

(2) ILest plus que douteux qu'il s’agisse ici de notre sel ammoniac moderne.

C’est plutôt une variété de sel gemme ou de carbonate de soude, d’après les textes formels de DioscoriDr, Mat.

med., V, 125; et de Pur, A. N., XXXI, 59. De même, dans le traité De Mineralibus, attribué à ALBERT LE Gran». 1. V, tr. I, ch. II, Dansle Pseu- DO-ARISTOTE, auteur de l’époque arabe, (MaxGer, Bibl. chem., t. 1, p. 648), c'est aussi un sel fusible, qui n’émetpas

perfectionis, livre I, ch. X et Libri investigationis (IX®siècle), ainsi que dans AwvicenNE (XIe siècle), cité dans le Speculum majus de VINCENT DE BEAUVAIS (Speculum naturale, 1. VIIT, 60), le mot sel ammoniac s'applique à un corps sublimable, tel que notre chlorhydrate d’ammoniaque. Le sens de ce mot ἃ donc changé dans le cours des temps.

(3) Sulfure d’arsenic, probablement en partie désagrégé par le grillage.

autre creuset enduit à l'avance de terre de Chio ; après fusion, ajoutez un

tiers d’asèm et employez. »

Cette préparation donne un alliage de cuivre et dezinc arsénical.

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