‹ Collection des anciens alchimistes grecsChapitre 65 sur 218 · Autre (procédé · texte numérisé non relu

Autre (procédé

« Invention de l’eau de soufre (2). Une poignée de chaux, et autant de soufre en poudre fine; placez-les dans un vase contenant du vinaigre fort, ou

de l'urine d’enfant impubère (3); chauffez par en-dessous, jusqu’à ce que la

(1) Minium ou sanguine.

(2) Ou de l’eau divine; le mot grec est le même.

(3) L’urine d’un enfant impubère, παιδὸς ἀφθόρου, était employée par les anciens dans beaucoup de recettes, commeon le voit dans Dioscoride, dans Pline, dans Celse, etc. Elle agissait

vraisemblablement comme source de phosphates alcalins et d’ammoniaque, résultant de la décomposition de l’urée.

Mais nous ne voyons pas pourquoi toute urine humaine ne ferait pas le même effet; à moins qu’il n’y ait là une idée mystique. Plus tard, le mot d’enfant ayant disparu dans les recettes des

pe ἂν héhé on ννάνσον,

liqueur surnageante paraisse comme du sang ; décantez celle-ci proprement pour la séparer du dépôt, et employez. »

On prépare ainsi un polysulfure de calcium, susceptible d’attaquer l'or, du moins à sec, capable aussi de teindre les métaux par voie humide. L’eau de soufre ou eau divine joue un très grand rôle chez les alchimistes

grecs.

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