Comment on dilue l’asèm
« Ayant réduit l’asèm en feuilles et l'ayant enduit de mercure, et appliqué fortement sur la feuille, on saupoudre de pyrite la feuille ainsi disposée, et on la place sur des charbons, pour la dessécher et jusqu’à ce que la couleur de la feuille paraisse changée ; car le mercure s’évapore et la feuille s’attendrit. Puis on incorpore dans le creuset 1 partie d’or (1), 2 parties d’argent (2); les ayant mêlées, jetez sur la rouille qui surnage de l’arsenic couleur d’or, de la pyrite, du sel ammoniac (3), de la chalcite (4), du bleu (5), et ayant broyé avec l’eau de soufre, grillez, puis répandez le mercure à la surface. »
Les recettes suivantes sont des recettes de teinture en pourpre.
οι. Fixation de l'orcanette.
« Urine de brebis ; ou arbouse, ou jusquiame pareillement. »
C’estun fragment de recette sans suite, recueilli sans doute par un copiste ignorant. À moins qu'il ne s’agisse d’un simple détail, destiné à compléter
une recette connue du lecteur.
copistes, celles-ci ont appliqué l’épi- | 12 circiter annos natorum, etc. ». thète à l'urine; et il n’est plus guère (1) L’or est désigné ici par lesigne du mention que d'urine non corrompue Soleil, exactement pareil à celui des (οὖρον ἄφθορον) dans les ouvrages alchi- alchimistes : c’est le plus vieil exemple miques grecs. Cependant la notion connu de cette notation.
primitive a subsisté pendant tout le (2) L'argent est désigné par le croismoyen âge, dans quelquestextes. Ainsi | sant lunaire, toujours comme chez les on lit encore dans la Bibliotheca | alchimistes.
Chemica de Mancer, t. I. Préface, | (3) Voir la remarque de la page 45. avant-dernière page (1702) : « Sal vola- (4) Minerai pyriteux de cuivre.
tile et fixum, ut et, spiritus urinæ, sic (5) Sulfate de cuivre, ou émail bleu,
parantur. Recipe urinæ puerorum ou azurite.