T'einture de la pourpre
« Mouillez la chaux avec de l’eau et laissez reposer pendant une nuit; ayant décanté, déposez la laine dans la liqueur pendant un jour ; enlevez-la,
séchez ; ayant arrosé l’orcanette avec du vinaigre, faites bouillir et jetez-y la
(1) Plante, voir Dioscorine, Mat.
méd., IV, go et ar.
(2) Vitriol, produit par la décomposition de certains minerais à l’orifice des mines de cuivre (Diosc., Mat. médicale. V, 117).
(3) Pue, A. N. XXXNI, 36. — Dioscorine, Mat. medicale, V, 140.
Cette pierre éfait autrefois employée pour la teinture des étoffes. Il sem-
ble que ce fût une sorte d’alunite.
(4) Herbes et lichens marins fournissant l’orseille.
(5) Ceci s'accorde avec Pline. C'est d’ailleurs une parenthèse, la coloration en pourpre s'appliquant à la laine. Il y a avant deux mots inintelligibles, par suite de quelque transposition du copiste.
laine et elle sortira teinte en pourpre — (l’orcanette bouillie avec l’eau et le natron produit la couleur pourpre). »
« Ensuite séchez la laine, et teignez-la comme il suit: Faites bouillir l’algue avec de l’eau, et, lorsqu'elle aura été épuisée, jetez dans l’eau une quantité imperceptible de couperose, afin de développer la pourpre, et alors plongez-y la laine, et elle se teindra: s’il Υ a trop de couperose, elle devient plus foncée. »
Il y a là deux procédés distincts, l'un avec l’orcanette, l’autre avec
l’'orseille.