‹ Collection des constitutions (volume 4)Chapitre 29 sur 131 · DES PROVINCES-UNIES. I I I · texte numérisé non relu

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et délibèrent en particulier. La résolution se prend à la majorité des voix des villes , et non à la majorité des voix des représentai.

La majorité des dix-neuf voix délibératives aux états de Hollande détermine la résolution souveraine.

|ta convocation pour les assemblées extraordinaires se fait par une lettre circulaire, adressée aux villes qui envoient leurs députés avec des instructions précises , formelles et déterminées , dont il ne leur est pas permis de s'écarter sans avoir pris l'avis de leurs commettans respectifs. La lettre expose les points qui seront mis en délibération ; elle est écrite par un comité des états, qui est permanent à La Haye.

Ce comité est composé d'un petit nombre de magistrats de la province, députés ad hoc,

La discussion des points mis en délibération se fait dans les divers corps des régences des villes qui ont voix aux états; les résolutions s'y prennent à la majorité des voix des régens qui composent le grand conseil de la ville ; ces régens sont censés ne représenter que le peuple.

Le nombre des magistrats qui composent le conseil de ville n'est pas fixé pour chaque ville de Hollande; dans toutes on le divise en trois classes : la première des bourgmestres; la deuxième des échevins; et la troisième des conseillers.

Chacun des membres qui composent cette assemblée a sa voix en tout égale ; tout s'y décide à la majorité des suffrages.

Le conseiller-pensionnaire ou ministre, envoyé par les villes à l'assemblée des états de Hollande, est toujours membre du conseil ou de la chambre des bourgmestres, mais il n'a point voix; Tordre équestre a aussi son conseiller-pensionnaire : ce dernier est en même temps pensionnaire de toute l'assemblée des états, avec le titre de grand-pensionnaire.

Le grand-pensionnaire ouvre les délibérations à l'assemblée des états, propose les matières, recueille les voix, préside enfin à l'assemblée. Il est député né de la province aux états généraux et au conseil d'état (i). La charge n'est

(i) Ainsi, quoique le grand-pensionnaire ne soit, à proprement parler, que le premier ministre de la Hollande, il Test en effet des sept Provinces- Unies , parce que cette province , ayant la principale influence , il est naturel que celui qui la dirige , dirige en même temps toute la confédération.

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que pour cinq ans, mais il peut être continué dans ses fonctions.

Le collège des conseillers députés, dix pour la Hollande et sept pour la Frise, est chargé des finances et des affaires de la guerre, ainsi que du soin de convoquer les états provinciaux en cas de besoin.

La province entière envoie à l'assemblée des états-généraux un député de la Nord-Hollande, deux députés du conseil d'état , de la noblesse , et d'autres députés au nom des villes delà Hollande méridionale, et un, en celui des villes de la West-Frise> avec le pensionnaire de la province.

§ III. Zélande»

Les états de Zélande sont composés de deux membres représentant la province entière ; le premier membre est Tordre équestre : il est représenté par le stathouder seul en qualité de marquis de Flessingue et de Vécre , qui vote pour représentant , et le premier à rassemblée provinciale , au conseil d'état et à la chambre des comptes.

Le second membre est composé des députés des six villes de Middelbourg , Zeirckzée , Gois, Thalen, Flessingue et ,Vécre, dont chacun a une voix.

Les états s'assemblent ordinairement deux fois l'an , et extraordinairement, toutes les fois que les conseillers députés le demandent.

Les états prennent leurs résolutions à la pluralité des voix.

Le grand conseil et la cour provinciale de Hollande sont communs à la Zélande.

La Zélande envoie aux états-généraux quatre députés t nommés à vie : ils sont choisis tour-à-tour parmi les magistrats des villes qui ont droit de suffrage, excepté que Middelbourg a la prérogative d'y envoyer toujours un député.

Le collège des conseillers-députés et celui de l'amirauté prêtent serment de fidélité aux états-généraux.

Il y a une chambre des comptes , chargée d'administrer les domaines et les revenus de tout le pays.

Il y a une cour de justice, dont les appels sont portés aux états-généraux.

Le synode {cœtus, en langage du pays) ne s'assemble que lorsque les états le jugent nécessaire ; chacune des quatre

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classes du clergé y envoie deux députés/ qui discutent îa matière dont s'agit en présence de deux: autres députés du conseil.

Le synode fti&e en dernier ressort des contestations qui y sonLportees par appel des classes particulières.

§ if/tjfrech.

Les états se composent de trois membres , des députés de la noblesse, de ceux des villes , et de ceux de cinq chapitres, savoir le Dôme, Saint-Pierre, Saint- Jean, le Vieux-Monastère, et Sainte-Marie.

Chacun des chapitres élit un certain nombre de députés , qui forment le premier ordre des états sous le nom à'élus.

Les représentans de la noblesse doivent être nobles d'origine, et avoir des possessions dans la province; le nombre riest pas réglé.

Les villes qui ont le droit d'envoyer des députés sont : Utrecht, Àmersfort, Rhenen, Wykby, Dunrstide et Montfort.

La voix de la ville d'Utrecht balance seule celle des quatre autres.

Le collège des députés ordinaires est composé de quatre élus, de quatre nobles, de deux députés de la ville d'Utrecht, d'un de celle d'Amersfort, et d'un pour les trois autres vides qui y envoient tour-à-lour un député de quatre en quatre mois.

§ V. Frise.

Les états de la Frise sont composés de quatre membres intégrans, qui exercent par indivis la souveraineté.

Il y a dans la province trois grands quartiers- du plat pays, et un quatrième composé de toutes les villes ayant voix delibérative aux états : ces quatre suffrages concourent aux décisions et aux résolutions souveraines.

Les nobles ne font point un corps séparé.

Les trois quartiers du plat pays sont divisés en plusieurs petits districts ou griettines ; chaque griettine tient son assemblée particulière, qui est composée de tous les chefs de famille et francs-tenanciers du district.

Un petit champ, avec une maison ayant une cheminée , donne droit au possesseur d'entrer à l'assemblée, et d'y tome in. ~ 8

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voter; sa voix a la même valeur que celle du citoyen le plus riche du canton.

Les assemblées sont présidées par un citoyen élu à la pluralité des voix de ceux qui assistent à la griettine.

Quand les griettines ont pris une résolution, le président ou griet-man la porte, en qualité de député, à l'assemblée générale du quartier dont ressort la griettine.

Dans cette assemblée du quartier, les résolutions se prennent à la pluralité des voix des griettines représentées par les griets-mans , et les résolutions du quartier sont portées aux états provinciaux par des députés qui ne forment qu'une seule voix. Cette voix est une des quatre qui ont force décisive à l'assemblée des états.

Les villes de Frise, prises collectivement, ont une voix aux états.

Chacune de ces villes a une régence composée d'un certain nombre de magistrats qui représentent les citoyens , quoiqu'ils ne soient pas nommés par eux.

Les résolutions se prennent dans chaque ville à la pluralité des voix des magistrats; la résolution du quartier des villes se prend dans une assemblée générale à la pluralité des voix des villes représentées par leurs députés.

L'assemblée générale nomme les magistrats qui doivent la représenter aux états , et qui n'y ont qu'une seule voix délibérative.

Les députés des quatre quartiers traitent des affaires générales et particulières de la province, et de toutes celles qui ont rapport à la confédération; ils ne peuvent s'écarter des instructions qu'ils reçoivent de leurs hauts commettans.

En cas de partage , les deux quartiers du pays plat votant ensemble l'important.

Pour l'exécution des ordres de l'état , il y a un collège de députés composé de neuf membres , qu'on change tous les trois ans. Les villes fournissent trois de ces membres, et les griettines six.

La cour provinciale deLeuwarden est le tribunal suprême de la Frise.

La province est représentée dans l'assemblée des étatsgénéraux par cinq députés, deux au nom des trois quartiers, deux au nom des villes, et le cinquième au nom des ville* et du quartier de Zevenwolden conjointement.

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§ VI. Cver-Yssel.

Les états revêtus de l'autorité souveraine ont deux membres intégrons : le corps des nobles , présidé par le prince d'Orange, ou par son représentant, et celai des villes ayant voix délibérative.

Toutes les familles nobles de la province sont admises aux états, non-seulement les chefs de famille, mais leurs fils , leurs frères, etc. , dès qu'ils ont acquis l'âge requis.

Les villes sont au nombre de trois; elles sont censées représenter le peuple de l'Over-Yssel : ce sont Deventer Kampen et Zwal.

Les délibérations générales sont formées par quatre voix* les nobles en corps n'en ont qu'une, et les trois villes ont chacune la leur.

Lorsque deux villes sont d'un avis et que la troisième est de l'avis de l'ordre équestre, l'ordre équestre l'emporte. Si les trois villes sont du même avis contre l'ordre équestre, il y a partage et égalité de voix ; alors le partage est vidé par le stathouder.

Pour avoir entrée aux assemblées générales, un Gentilhomme est tenu de prouver, non-séulement qu'il est noble et qu'il professe la religion réformée, mais qu'il a vinotquatre ans et qu'il possède un bien -fonds ( liavezaat ) ; qu'il possède en totolité des biens immeubles pour plus de 2 5 mille florins.

Les régences des villes d'Over-Yssel sont composées de seize conseillers, qui sont tous bourgmestres. Ces conseillers forment le conseil des villes, lorsqu'il s'agit des affaire* générales de la province, par rapport à la confédération.

Deux de ces bourgmestres régnent successivement pendant six semaines : 'ils sont nommés par le stathouder.

Lorsqu'il s'agit des affaires particulières de la ville et de son territoire , le conseil de ville est composé de serze bourgmestres et de quarante tribuns du peuple.

Les bourgmestres ne peuvent rien décider contre l'avis des tribuns, s'ils ont pour eux la majorité des voix.

Les tribuns s'élisent eux-mêmes; c'est de leur corps qu'on tire les bourgmestres.

Le conseil d'état et des finances est composé de six per-

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sonnes, dont trois nommées ]3ar les nobles et trois par les

villes.

Les trois villes capitales ne reconnaissent aucun supérieur, relativement à l'administration de la justice,

VOver-Yssel envoie cinq députés à l'assemblée des étatsgénéraux, deux du corps de la noblesse, et un membre de la régence de chacune des villes capitales.

§ VII. Groningue.

Les états se composent de deux membres intégrans , la ville de Groningue, la seule qui ait voix clélibérative aux états de la province, et les Omelandes, ou le pays plat.

Cette province n'a pas de corps de nobles séparé et distinct.

Les Omelandes sont divisées en plusieurs petits districts, qui répondent aux griettines de Frise. Ces griettines délibèrent de la même façon qu'en Frise ; les résolutions s'y prennent de la même manière : elles sont portées à l'assemblée générale. Voyez Frise.

Le stathouder a dans la province les mêmes droits , prérogatives et privilèges qu'en Frise.

Les députés des Omelandes sont choisis en partie parmi la noblesse, et en partie dans la classe des laboureurs. Les uns et les autres doivent posséder une quantité déterminée de fonds de terre.

Il y a un collège ( des états députés ) composé de huit personnes, dont quatre prises dans la ville de Groningue, et quatre dans les Omelandes; et une cour provinciale, qui forme le siège souverain de justice.

Groningue envoie six députés aux états-généraux.

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