GÉNIE
Uneaugmentation d'appointements et d'être placé en chef
Une pension
La commission de capitaine
La commission de capitaine et la croix
La corn mi s- .sion de capitaine
.Sert depui.< 17.S6 ; bon ofiicier, qui a des talents |X)ur la guerre.
A commandé au fortLévi.') riiiver dernier ; s'est trouvé à l'afl'aii-e du 28 avril ; cet ofticier est très appliqué, intelligent et zélé pour le service.
Cet ofticier a bien servi.
Cet officier a servi dans Picardie ; il a passé en (Canada sans récompense ; il y a servi avec beaucoup de zèle et d'intelligence.
ARTILLERIE
Le sieur de Montbeillard, capitaine commandant l'artillerie.
Une pension
Sert depuis 1741 ; a fait plusieurs sièges ; blessé deux fois en 1744, dont la seconde au siège de Fribourg, grande blessure qui lui a fracassé le pied dont il a on peine à guérir ; capitaine en second le 1" mai 1756 ; passé en Canada en 17.57, où il n'a reçu aucune grâce particulière et où il a servi avec zèle et dis-
LETTRES Dl) CHEVALIER DE LEYIS
ARTiLLBKiE. — Suite.
Le sieur de Louvioourt, capitaine.
Le sieur Duverny, capitaine.
Le sieur Despinassy, capitaine.
Le sieur Bonatbus, lieutenant.
Dne gratification
La croix de Saint-Louis
Une ^ralificatioii
La croix de Saint-Louis etlacommi.ssion de capitaine
tinction dans toutes les occasions où il s'est trouva ; il commande depuis l'année dernière TartilltMio du Canada.
Sert doi>uis 1744 sans* interruption ; otiicier de talent, qui sert avec distinction ; il a des hlessures; il .s'est trouvé en outre commander l'artillerio de ian\pajrne ii l'affaire du lis avril, où il s'est très bien comporté.
Sert depuis 1744, comme volontaire dans l'artillerie, cadel en 174(1 , otticier en 1747, ble.ssé dangereusement à Ber};-o|)-Zoom ; dn courage et de rintellij;ence; employé ]ires(iue toujours |>arliculièrement ; blessé en dernier lieu au siège où il a servi avec distinction ainsi qu'à l'affaire du 28 avril.
Il a servi avec zèle et application, connaissant bien son mrtier.
Cet officier sert depuis longtemps ; être prisonnier, dont il n'est pas encore de retour, l'a privé d'avoir des grAces ; il a très bien servi partout où il .«'est trouvé.
MÉMOIRE
Le chevalier de Lévis a Vhonneur de solliciter M. Berryer, Minidre et Secrétaire d'Etat de la Marine, enjaveur des officiers marina qui ont servi en Canada pendant la campagne de 1759 et celle de 1760, et de le supplier de leïir accorder les grâces qu'il a Vhonneur de lui demander pour eux.
Le sieur de Cornillaud , commandant la fiùte du Roi La Marie.
Le sieur Sabourin, lieuteuant de frégate.
Le sieur Marrias , deuxième lieutenant sur La Marie.
Les lettres de
lieutenant de
frégate
Un avancement on une forte gratification
Des lettres de capitaine pour la Marine marchande
Il a donné des preuves de son zèle et de son intelligence, étant le seul qui ait sauvé et conservé son bâtiment jusques à la reddition du Canada, où il a servi avec grande distinction ; aj'ant eu un ordre pour commander en qualité de lieutenant de fiégate la fiûte du Roi La Marie, lorsqu'elle fut envoyée en Canada l'année 1759, il en sollicite les lettres.
Cet officier a servi avec beaucoup de distinction et de zèle dans toutes les occasions, qu'il a exposées dans le nu''moiro qu'il a fait présenter l'été ilernier, dont la copie est ci-jointe. Il mérite quelque récomiiense, soit par un avancement ou par quelque marque de satisfaction.
Bon oflicier, qui a du zèle et de l'intelligence et qui a été employé souvent en Canada.
lettres; du chevalier de i.evis
MÉMOIRE
Le chevalier de Lhns a Vhmmeur de solliciter M. Ben-yer, Ministre et Secrétaire d'Etat de la Marine, en faveur des officiers de son département qui ont servi sous ses ordres dans les armées en Canada et qu'il croit susceptibles des grâces quHl a Vhonnexir de lui demander pour eux, tant par la façon dont ils ont servi les précédentes campagnes qu'à la bataille du 28 avril, le suppliant de vouloir bien y avoir égard, ainsi qu^aux demandes particulières pour deux veuves.
Le sieur Landrie n D e , écrivain principal.
I>e sieur Dumas , major des troupes de la colonie.
Commissaire de la Marine
Un traitement, grade ou pension
Il a toujours fait les fonctions de commissaire ordonnateur dans les armées, et s'est trouv(^ à toutes les expéditions oi'i il s'est comporté avec distinction et mérite l'estime des généraux et de toute l'armée. Il a servi depuis longtemps et très utilement dans la Colonie, ainsi qu'il est expliqué par le mémoire ci-joint.
Officier toujours emploj'é avec distinction ; commandant le corps de la Marine à la bataille du 28 avril, et un gros corps tout l'hiver et toute la cami)ague dernière pour observer la garnison de Québec; et fait la retraite de ce corps sur Montréal avec toute l'intelligence pos-
Lo sieur chevalier (le la Corne, capitaine.
Le «ieur de Vassan.
Le sieur chevalier (le Meluèze, capitaine aide-major.
Le sieur Dubuisson, capitaine.
Une pension
Une gratification
La croix de Saint- Louis
Une pension ou la croix de Saint-Louis
sible ; il a tous les talents jjropres à nit'riter les grâces (in IJoi.
Ancien oHicier qui a toujours servi avec la plus grande distinction; commandé souvent en chef dans différents postes, la campagne de 1750 un gros corps à la tête des Rapides, le 28 avril un bataillon de la Marine à Québec, où il a été blessé ; otticier très capable, intelligent et qui mérite des éloges.
Cet otticier conimandoit un bataillon de la Marine à l'affaire du 28 avril, où il s'est très bien comporté.
C'est un officier de distinction, dont le zèle et les talents méritent récompense; lagracedemandéeponr lui ne peut que donner de l'émulation aux officiers de l'Etat Major. Il faisoit les fonctions de major des deux bataillons de la Marine à l'affaire du 28 avril ; il a été blessé très dangereusement au siège de Québec.
Ancien officier qui s'est comporté avec distinction à l'affaire du 28 avril, où il a été blessé très dangereusement ; il est pauvre et a une nombreuse famille.
Le sieur de La Morand ière, ca p itaino ingénieur ordinaire.
La veuve du sieur Baraute.
La veuve du eieur Vassal.
La croix de Saint-Louis
Une («iision et deux places à Saint- Cyr ijour ses filles
L'expectative d'une
place à l'Ecole militaire
pour son fils
Sert depui-s 171 9, cadet en 1724, enseigne en second en 1729, enseigne en pied en 17l>ti,li6utenant en 1745,capitaine et ingénieur ordinaire en 175.S. Il a toujours été employé dans le gonverneluent de Montréal ou aux environs.
Cette dame étnit veuve du sieur de Jumonvillo, officier de la Colonie, tué au commencement de la guerre, dont elle a une fille. Elle avoit épousé le sieur Baraute, capitaine au régiment de Béarn, dont elle a une fille, lequel est mort des blessures revues au siège de Québec.
Elle reste avec .«es deux filles sans biens et sans aucune ressource.
Cette dame est fille du sieur de la Perrière, capitaine des troupes de la Colonie, tué à l'aflaire du 13 septeinbre. Elle avoit épousé le sieur Vassal, capitaine au régiment de Béarn, lequel est mort des blessures reçues à l'afifaire du 28 avril. Elle est sans biens et chargée d'un fils en bas âge.
MÉMOIRE
Des changements que demande M. le chevalier de Lévis pour les tro^vpes du Canada.
RÉGIMENT DE LA SARRE
Le sieur de Beauclair, capitaine.
Le sieur de Savournin, capitaine.
Le sieur Lenoir, capitaine.
Augmentation de pension
Une pension
Une augmentation lie pension ou une gratification
Les 200 livres qu'il a lui ont été accordées à la mort d'un de ses oncles ; il a reçu depuis deux blessures très considérables et s'est fort distingué à l'afiaire du 28 avril dernier, où il a comliattu jusqu'à la un de l'action, quoiqu'il eût un bras cassé dès le commencement.
Lacroix de Saint-Louis vient de lui être accordée comme ancien. C'est un homme de condition, pauvre, dont les talents méritent récompense.
Il a commandé des volontaires dans plusieurs occasions.
Cet officier est estropié d'un liras, ayant reçu deux grandes blessures le 13 septembre 1759. Il fut fait prisonnier alors, ce qui est cause qu'il n'a pas été compris dans lesdemandes faites ci-devant.
Estropié d'une mai ii et très incommodé par deux coups de fusil reçus à la même affaire, et fut prisonnier comme le précédent.
RÉGIMENT DE ROYAL-ROUSSILLON
Le sieur Castagnier,
lieutenant.
Il a lait les fonctions d'aide-major fiendant deux campagnes, avec zèle et intelligence.
REGIMENT DE LANGUEDOC
Le sieur Privât, commandant.
Le sieur de Matissard, capitaine.
Le sieur Parfouru, capitaine.
L^neauguieiitatioiule pension ou une gratitication
La croix de
Saint-Louis à la place de la gratification
Une gratification de 400 livres
Il e.st l'ancien des lieutenants-colonels, et e«t estropié d"ui(e blessure reçue le 13 septembre 1759.
1 1 est l'ancien et a les services nécessaires , et a été blessé le 13 septembre 1759, et a été fait prisonnier de guerre, ce qui est cause qu'on n'a pas demandé cette grâce pour lui.
Il étoit de la garnison de Québec, a été blessé. Revenu en France en 1759, il a conduit son piquet à Mahon ; a femme et enfants qui sont dans le besoin. C'est un officier de beaucoup de zèle et de talents.
RÉGIMENT DE BERRY
Le sieur do Cadil- 1 lac, capitaine de grenadiers. |
ITne gratification
Premier capitaine ; il a servi avec distinction à l'affaire du L'S avril.
RÉGIMENT DE BÈARN.
Le sieur tle Malartic, capitaine aide-major.
Le sieur de Mazerac, L'apitaine.
Le sieur Wolf, lieutenant partisan.
Le sieur Carpeutier, lieutenant.
La pension accordée à M.
de Mazerac
La gratification accordée à M. de Malartic
La commission de capitaine
La commission de capitaine
Il est le (jremier des aidesmajors qui ont servi en Canada ; il a fait continuellemenl les fonctions de majorgénéral ; blessé considérablement à denx aflaires différentes ; c'est un otticier du plus grand mérite et cette grâce ne peut qu'avoir l'approbation générale.
C'est un officier de grand mérite ; mais il n'est pas dans le cas de prétendre une pension, le capitaine de grenadiers n'en ayant point.
Ancien sergent du régiment d'Anhalt, fait ofiicier par distinction avant de passer en Canada, où il a fait six campagnes avec le plus grand courage , et la plus grande volonté ; il y a commandé presque toujours un détachement do volontaires et de sauvages. Les services de cet officier, qui sont des plus distingués, méritent que le Roi lui accorde cette grâce ; il désireroit être placé à la suite du régiment dont il sort ou d'une ville de guerre. Il esteucore trèsenétatde continuer ses services.
Ancien sergent du régiment de Piémont, fait officier comme le précédent, a servi de même en Canada, y a été blessé. Il désireroit d'être placé à la suite d'nne ville de guerre.
Le sieur de Roquemaiire, brigadier, commandant du second batailloiï de la Reine, demande d'être établi dans la charge et aux appointements de lieutenantcolonel titulaire de ce régiment comme étant le plus ancien.
Le sieur de Privât, commandant du second bataillon du régiment de Languedoc, avec rang de lieutenant-colonel , demande d'être établi de la même manière à la charge et aux appointements de lieutenant-colonel titulaire du régiment, dont il est aussi le plus ancien.
Le sieur de Trivio, aussi commandant du second bataillon du régiment de Berry, rang de lieutenantcolonel, demande la charge et les appointements de lieutenant-colonel titulaire de ce régiment. Il est le plus ancien.
Le sieur de Fouilhac, commandant du troisième bataillon de Berry, demande, au cas que le bataillon soit réformé, d'être conservé à la suite du régiment avec le même traitement dont jouissent les commandants de bataillon titulaires, jusqu'à ce qu'il parvienne au commandement du second bataillon.
Cet officier a passé en Canada capitaine de grenadiers, au commencement de 1760. Il fut fait commandant de bataillon et a servi en qualité d'officier supé-
rieur pendant cette campagne avec la plus grande distinction. C'est un homme d'un mérite rare et qu'il est utile de conserver au service du Roi par un traitement qui le dédommage de n'avoir pas eu comme les autres le grade de lieutenant-colonel. Il est en état de rendre de très grands services dans la suite. M. le chevalier de Lévis se croit obligé de faire connoître un officier que ses talents rendent digne des emplois supérieurs.
Le sieur de Preissac, capitaine de grenadiers du troisième bataillon du régiment de Berry, demande, au cas que sa compagnie soit réformée, d'être conservé à la suite du régiment sans être obligé de prendre une compagnie de fusilliers, et avec les appointements de capitaine de grenadiers, jusqu'à ce qu'il parvienne au commandement de la seconde compagnie.
Cet officier est au service du Roi depuis 1734. Il est homme de naissance et recommandable par son expérience et ses talents. Il a cinq frères au service dont trois avoient passé comme lui en Canada. L'un d'eux a été tué, un autre estropié et le troisième fait prisonnier. Il a été blessé lui-même à l'affaire du 28 avril dernier. Le traitement que l'on demande pour lui l'attacheroit au service, et il est utile de conserver à la tête d'un corps un homme de ce mérite et de cette naissance.