ANGLOISES
À Québec, le 10 janvier 1760.
Par le troisième article des instructions de M. de Bellecombe, je trouve que le général Amherst n’a fait l’échange que d'homme pour homme. Comme je suis à ses ordres, sa conduite doit me servir de règle.
Conséquemment, Messieurs les officiers qui ont été faits prisonniers à l'hôpital général par le général Monckton, ne peuvent être relâchés que par échange d’égal à égal ; et, comme je m'aperçois que vous n’en voulez qu’à condition qu’ils soient libérés, il faudra rompre cette négociation.
J'ai mille remerciements à vous faire des gazettes que vous avez eu la politesse de m'envoyer, et serai charmé de trouver les occasions de vous en témoigner ma reconnoissance.
AUTRE LETTRE DE M. MURRAY
De Québec, le 14 janvier 1760.
Depuis ma lettre écrite, le signalement que j’ai l'honneur de vous envoyer m'a été remis entre les mains. Vos politesses et la bonté de votre cœur me sont trop connues pour pouvoir douter un seul moment, surtout comme la capitulation le porte, que le garçon dont il s’agit, ne soit rendu au corps auquel il appartient et à ses parents.
A M. MURRAY
Le 26 janvier 1760.
Puisque l’échange des prison niers projeté ne sauroiït avoir lieu, M. le marquis de Vaudreuil se détermine à proposer à M. le général Ambherst l’échange de M. Godar contre un de nos officiers de même grade, prisonnier dans les colonies angloises. Sur ce que cet officier a paru désirer retourner à Québec, on lui en a donné la permission sur sa parole de ne point servir qu’il ne soit échangé.
M. le marquis de Vaudreuil écrit à M. Amherst au sujet de la détention des officiers entrés à l’hôpital général le 13 septembre.
J’ai pris de M. de Bourlamaque toutes les informations au sujet du nommé Jean Surbert. J’ai l’honneur de vous envoyer la réponse qu’il m’a faite. Cet homme ne s’est trouvé dans aucun état des prisonniers, et personne n’a connoiïssance de l’avoir vu à Québec. J'aurai un vrai plaisir à faire encore à cet égard toutes les recherches qui dépendront de moi.
Réponse de M. de Bourlamaque aux informations ci-dessus mentionnées dans la lettre ci-dessus envoyée à M. Murray, du 26 janvier 1760.
Lorsque je fis transporter M. Amsby au fort Édouard, je fis faire la recherche des Anglois de la capitulation du fort William Henry qui pouvoient se trouver à Carillon ; il y en avoit cinq hommes ou femmes, qui furent remis avec M. Amsby au sieur Christophe Russel, capitaine du 17° régiment. Si le nommé Surbert eût été alors à Carillon, je l’aurois renvoyé comme les autres. Il est vrai que M. Amsby me laissa une note de quelques prisonniers qu’il réclamoit. Comme ils n’étoient point à Carillon, j'en rendis compte à M. le marquis de Vaudreuil ; j'ignore si le nommé Surbert, qui étoitauparavant sur cette liste,
a été retenu.
A MESSIEURS LES COMMANDANTS DE BATAILLON
Lettre circulaire du 15 février 1760.
J'attendois que Monsieur l’intendant eut répondu à toutes mes demandes concernant les troupes de terre pour vous en faire part, et vous mettre à même de notifier à Messieurs les officiers et aux compagnies de votre bataillon que le défaut de moyen est cause qu’on ne pourra leur donner que ce qui est porté ciaprès. Vous pouvez les assurer qu’occupé continuellement de ce qui les intéresse, je n’ai point négligé de prendre connoïssance de ce qui est aux magasins et des moyens qu’on pourroit avoir d’ailleurs. Aïnsi, il faut qu’ils s’intriguent et s’arrangent en conséquence. Nous sommes dans un temps où nous devons nous piquer de donner l’exemple sur tout.
Il faut être prêt à marcher au premier ordre que je vous enverral.
Les fournitures ci-après seront faites ensuite, si on n’a pas le temps de les faire auparavant. L'article qui m'occupe le plus pour ce sujet sont les marmites des soldats ; il doit nous rester celles que vous aviez à Jacques Cartier. Aïnsi il faut les faire rassembler et voir si on pourroit en trouver quelqu’une à acheter chez les habitants; vous en feriez le marché et je les
ferai payer. Je compte que trois ordinaires par compagnie seront suffisants.