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ment à la Canardière avec les six cents Canadiens choisis prêts à se porter où besoin sera. * Languedoc est aussi sous les armes. I] n’est rien de mieux que l’ordre que vous avez donné aux bataillons de la Sarre et de Béarn et la disposition que vous avez faite pour vous porter, avec ce secours et Languedoc, au secours de la partie qui pourra être attaquée. Je m'aperçois qu’on tire depuis près d’une heure du canon vers Sillery ; ce qui me persuade que l’ennemi fait son débarquement. Je ne dois pas tarder à en avoir des nouvelles, ainsi que de Québec. J’aurai l'honneur de vous en faire part dans l'instant, Je fais passer votre lettre à M. de Bougainville.
20 juillet, à 9 heures du matin.
J’ai recu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire ce matin, avec le déserteur anglois. M. le marquis de Montcalm m’avoit envoyé sa déposition dès la nuit dernière,
Nous avons été sur pied jusqu’au jour, ainsi que le bataillon de Languedoc et le détachement que nous avions formé pour se porter au secours de la partie qui auroit été attaquée. Nous comptions fort que ce seroit vers Siilery ; 1l y avoit effectivement toute apparence que l’ennemi y tenteroit son débarquement ; mais
M. Dumas m'’écrit qu’il a passé une nuit très tranquille. T a petite fusillade que vous avez eue ce matin, est sans doute une cérémonie que les volontaires des deux armées continueront. | Je n’ai pas reposé de la nuit, et vraisemblablement je n’en aurai pas le temps de la journée.
J’ai l'honneur de vous souhaiter le bonjour et d’être avec l'attachement le plus vif et le plus sincère, etc.
V'AUDREUIL.
P. S.—M. Dumas n’a sans doute pas entendu le bruit du canon et la mousqueterie qu'ils tiroient vers le lieu où sont nos cajeux.
Nous expédions un courrier extraordinaire ; si vous souhaitez en profiter, ayez la bonté de m'envoyer tout de suite vos dépêches.