‹ Collection des manuscrits (volume 2)Chapitre 2 sur 2 · US · texte numérisé non relu

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miinicipniix qui sont îa véritable expression du système de décentralisation, et surtout donner à ces gonvernemens particuliers les trois attributions qui constituent les gonvernemens généraux, cVst-à-dire les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Maintenant ne pouvant nous étendre Biir les moyens de rendre chacune des branches du gouvernement général dépendante du vote d'abord, et ensuite du contrôle direct de la nation^ nous observerons néanmoins qu'il est indispensable pour les libertés {)ubliques de placer tous les départemens de l'état sous l'action là pins étendue du principe d'élection. Les gouvernements n'existant que pour faciliter les transactions et le bien-ôlre dfs sociétés, il est évident qu'ils ne peuvent agir qu'en vertu des pouvoirs qui leL-r sont déîégués par ces sociétés ; ils doivent donc être directement élus par elles. En outr-^ con: ne ils ne demeurent légitimes qu'en autant qu'df? O} éreiit le bien-être de la nation^ il est encore clair qu'ils doivent être oraovi. blf^i-^ ; car i! n'y a pas d'autre juge compétent de l'îH'u.inistration du gouvernement que la nation ; ils doivent donc être placés sous le contrôle souvent exercé du v^ote populaire. Et remarquons-le bien, sans l'admission de ces principes, nous retombons dans les absurdités des monarchies par la grâce de Dieu. Faute de l'application du principe électif, plusieurs des nations européennes se trouvent livrées maintenant .j,^' à un fléau terrible, et qui 'pourrait bien quelque jour nous atteindre. C'est l'indépendance ab-

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soluo de la volonté du iicwplc^ dnns laquelle le gouvernemeiil, ose se placer. C'est là une des sources les plus fécondes des révolutions qui labourent aujou«l'liui les vieilles nations de l'Europe. Les forfs et les grands de ce monde se liguent étroitement pour étouffer sous les doctrines de droits divins et héréditaires^ ces clameurs de peuples centenairement opprimés, et qui réclament en vain pain et lumière. Or si, lassé de snjtfilier assis aux borties de ces palais, réceptacle d'ivresse où dorment les hommes grands, \^ 'pc.}(r)le-wuverain veut étendre sa main sur eux, aus.^itôt les cœurs généreux, qui se trouvent marqués de la noble ileur de lis des monarchies légitimes, s'indignent énergi(juement, et ne voient qu'horreurs, crime et rébellion dans ce juste mouvement de désespoir. Qu'on établisse donc le priacipe d'élection pour le gouvernement ; et alors celui-ci .sentant que le fil qui le tient au pouvoir peut être rompu par le peuple, ne sera pas tenté d'user longtemps de privilèges hérédifaircs*

Comnfe conséquence logique de ces pr-"ncipe3 démocratiques, nous dironsque, de mcme qu'il est indis|)ensible que le gouvernement soit électif, de même \\ faut que chaque citoyen ait la faculté de contribuer à l'élection de ce gouvernement, ou en d'autres termes, qire chaque citoyen d^^n pays y ait droit de vote. Puis, nous l'avons dit plus haut, rien ne sauroit lui enlever ce droit, car il le possède indépendamment de Iqut en sa qualité de membre d'une société. '^

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Aiiisi la f|MalinoMti(;!i inVimiiiirc o.\i^;t'"0 d© riiomine qui voul t'hv ôlfctciir, on (jiie le pcu- |»le vtMit faiii* élip.il>lt', rt'U verso donc un droit inuliénublo, inli( rciiL à tout citoyen, (jii'il soit riche ou pauvre. J>e j»Uis celle qualification devient luio vérjl.id)le tyrannie individuelle qui, en raison du <j,rand nondire d(> prolétaires que renfernient tous Iva pays, linit j»ar jKaer ijur (Uie forlc partie de la .société.

Vmt autre raison toute jxiissante que Wn) poiit apiH)rlei- en liiveur du suiliage universel, c'est l'intérêt (pi'ont tous les iKJunnes à la conservation de ces i\o\\x iruuides propriétés naturelles, la vie et la liberté. Ici pins d'iné^^idilés ; les disli»ictions de valeur qui font les riches et les pauvres n'existent plus pour ces dons du Créateur, qui doivent être éualenient répandus sur tous h'S hommes. Or ils ont le droit dV'itablir nn îiouvernemetit qui aura ))onr mission de sanve-gardrr cett<? jHopriété ; ils doivent par cousé«ptent participer au moins par leur vole, à rétîdOissement de ce pouveriK ujeril.

Puis sans le siilfran;!; universel, quelle sera la 0(Misécralion légitime et rationnelle des droits du pouvoir ' . . . . '

.Sera-ce la j^ontle d'hiiilode la 8te. Am|x»ule, glissant sur le front d'un Innnuie qui le fera souverain rt léiiisltiteur de tout»? nue nation i

Nous avons le malhein'de ne pas comprendre ninsi le puissant droit do souveraineté ; notrs prendrons donc la liberté (]r |)référ(M' Irés-iniiluent à la huileuse consécration de ilheinis,

celle rjiîi en février IS'IH sV'cliappnit forte et pure lie lîi fXMliiiie d'jm noble peuple.

Oui, nous voulons le snllinge iiuivers<'l, enr c'est là nne de ces conqiiCHcs sccnbtinsde riuimnnité, qui cncbent dnns leurs profondeurs des élérnen.s nouveaux qui opéreront sur le globe les transformations sociales les plus coniplèlts, les plus radicales.

Les nations ont jadis eu le cbristianisine, les sciences, les arts et rimj>rimerie qui les firent civilisées; elles auront maintenant Péducation populaire, le commerco et le sulîrage universel qui les feront libres.

Nous arrêterons ici cette esquisse des principes qui ont servi (rassiette à la formation âc notre société, livrant leur légitimité et leur justice à l'appréciation de nos comptdriotcs.

Senleaient nous ajouterons que les ebarteô^de la liberté peuvent être octroyées d'autant plus facileilicnt à notre pays qu'il est encore p(Mi piîuplé et que sa poptdation ne renferme qu'un très faible noyau de prolétaires. Puis ne sommes-nous p;is destinés à respirer sous peu Pair libre et sain des cieux étoiles (pii nous eiivironnent?... CVst assurément là un événement dont nul ne peut nier le prochain accomplissement. Encore quelques jours de la vie que vivent les peuples, et l'entrave coloniale étant brisée, l'étoile canadienne viendra presqu''indubitablement prendre sa place providentielle dans la colossale république du nouveau monde.

Nous dirons donc à tous les démocrate s du Cuiuida de se donner la main p>>ur préi^irer leur

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^sa —

patrie nu doux règne de la liberté. Hommes r^

du prosjrès, marclions vers le même but eu ré-n

pétant toujours; Espoii' et confiance ? » ,,, >'\

Ayons aussi patience et courage dans les revers Ç*

connue dans les triomphes. |o

Jamais en effet notre cause ne tombera, parce ^ que le cri de liberté qui a ébranlé les entraille: ^^ des peuples de 184-8, a déjà poussé des racinef' trop profondes dans les couches du globe potil.j que ces racines n'alimentent pas sans cesse dcl ■ idées universellement démocratiques. Jamii" noire cause ne tombera parce que Dieu, le '^xv et la vérité, qui lui ont fournis tous ses priiic pes, devront toujours lui servir d'égide. . , . , Les membres du ^

Club National Démocratique.

Montréal, 29 mai 184.9. , {J

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