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M. DE CKÉMILLE A M. LE MARQUIS DE MOXTCALM
A Versailles, le 20 décembre 1758.
J'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 5 octobre dernier, au sujet de la difficulté qu'ont les officiers de pouvoir vivre en Amérique par la cherté des denrées dont- le prix me paroît effectivement exorbitant, suivant le tarif que vous m'en envoyez. Comme leur traitement dépend du ministre de la marine, et que c'est lui seul qui peut proposer au Roi de l'augmenter, je lui ai fait part, pour cet effet, de vos représentations, et n'ai rien oublié pour le porter à y être favorable, mais il m'a observé que la plupart des denrées étaient fournies en nature à ces officiers quand ils sont détachés ù la guerre, indépendamment de leurs appointements ; qu'on leur fournit de jjlus tout ce qui leur est nécessaire pour leur habillement aux prix des factures de France, et qu'à l'égard de la manière de les payer en monnoie de carte, elle leur étoit beaucoup plus avantageuse que de l'argent. Vous devez juger, Monsieur, par ce détail qu'il n'est pas possible de proposer à Sa Majesté d'augmenter un traitement que l'on considère ici comme bon. Vous connoissez mon enntressement ii obliger les troupes, ainsi vous ne devez pas douter que, sans des observations aussi convaincantes, je me serais fait un vrai plaisir d'insister pour améliorer le traitement des troupes qui ont donné sous vos ordres, de si grandes marques
de leur zèle,
Crémille.
Extrait des différentes lettres écrites par le ministre à M. le marquis de Vaudreuil, tant en son nom particulier qu'en commun avec M. le marquis de Montcalm et M. Bigot, concernant l'armement des Anglois pour attaquer le Canada, et les mesures à prendre pour la conservation de la colonie.
LETTRES PARTICTLIÈHKS A M. LE .\LVR(^L'1S DE VAUDREUIL
25 novembre 1758.
Le ministre fait part d'un avis qu'il vient de recevoir par une lettre dont il envoie copie. Cette lettre contient :
Qu'il est décidé que l'amiral Hardy ira, dès 1758, sonder la baie des Sept- Iles, afin d'être assuré d'un lieu de résidence et de rendez-vous ;
Que les troupes que les Anglois ont amenées d'Europe cette année, resteront à Halifax, Boston et Louisbourg avec dix navires, dont deux ou trois à Louisbourg, le reste à Halifax ;
Que les amii'aux BoscaAven et Hardy ]»asseront eu Europe pour disposer cette expédition, qui consistera en vaisseaux de guerre, frégates et bâtiments de transport ;
' Que les vaisseaux et frégates partiront de bonne heure d'Europe et se rendront aux Sept-Iles; qu'ils rejoindront ou attendront les vaisseaux et bâtiments de transport de rAméri(|ue septentrionale ;
Qu'anivés aux Sept-Iles, ils doivent y établir quelques batteries et que, tous les vaisseaux rassemblés, ils feront voile pour le Bic, où ils descendront leurs troupes et renverront leurs bâtiments de transport aux Sei)t-Iles ;
Que les troupes marcheront jusqu'à Kamouraska où les Anglois formeront un camp pour y attendre leurs vaisseaux et bâtiments ;
Que là ils embarqueront leur monde en deux cents ou deux cent cinquante barques, et ù'ont s'emparer de l'Ile d'Orléans ; ils doivent aussi aller à l'Ile-aux- Coudres pour y atta([uer quelques pilotes et brûler les cajeux qui sont sur cette île et à la baie Saint-Paul ;
Qu'ils formeront aussi un cami^ à l'Ile d'Orléans ; qu'ils débarqueront de l'artillerie à la Grande-Ferme et feront une descente de trois à quatre mille hommes pour escorter l'artillerie jusqu'à Beauport ;
Qu'arrivés à Beauport, toutes les troupes, au nombre d'envu'on douze mille hommes, s'y rendi'ont ; et que tous leurs vaisseaux et bâtiments iront dans le bassin, avec le même nombre de douze mille hommes, et battront la ville de Québec, pendant que les troupes qui seront par terre en feront les approches et le siège.
Le ministre écrit que, quoique l'exécution de ce projet lui paroisse difficile, peut-être même impraticable, il est néanmoins bien aise que M. le marquis de A'audreuil soit informé de tout, afin que, n'ignorant rien, de ce que l'on iiense où que l'on poun-oit imaginer en Europe, il ait tout présent, qu'il n'en soit que plus en état de vérifier les tentatives possibles, et d'étendre ses projets de défense sur tous les lieux susceptibles d'être
attaqués ; que ce sera à lui à mettre en usage ce que<y '■v'*' l«^ son expérience et la connoissance qu'il a des lieux ecl / •
des choses pourront lui suggérer jmur jiréxLMiir le.^ projets des ennemis. ^^-^ '
16 février.
Le ministre écrit que les nouvelles particulières lui apprennent que le général Wolfe est destiné à aller faire le siège de Québec et qu'il doit ])iirtir d'Angleterre avec huit mille hommes, que des nationaux doivent joindre à Halifax ;
Que, si cette nouvelle est vraie, comme on le dit, il jDrie M. le marquis de Vaudreuil de la communiquer à M. le marquis de Montcalm, afin de concerter avec lui le plan de défense que M. le maripiis de Vaudreuil jugera le plus convenable, relativement à l'attaque et aux circonstances où il pourra se trouver lors(|ue cette lettre lui parviendra ;
Que peut-être M. le marquis de Vaudreuil jugera nécessaire de faire sortir de Québec toutes les bouches inutiles à la défense de la place ; qu'en tous cas le Eoi s'en rapporte entièrement à lui sur les précautions qu'il jugera à propos de prendre, et qu'il n'a rien à lui prescrire à cet égard ;
Qu'il ne doute pas que, d'un autre côté, M. le marquis de Vaudreuil n'ait déjà pris toutes les précautions iiratical)les pour porter le plus d'obstacles qu'il sera possible à la navigation dans le fleuve et pour mettre la ville de Québec dans le meilleur état, par des retranchements, en profitant des avantages du terrain ;
Que M. le marquis de Vaudreuil verra avec M. le mar(|uis de Montcalm, s'il ne conviendroit pas de prendre d'avance les précautions de former, soit aux Trois-Rivières ou ailleurs, un entrepôt de munitions de guerre et de bouche, et d'y employer tous les chevaux de la colonie ;
Que tout ce qu'il marque à M. le marquis de Vaudreuil ne doit gêner aucun des arrangements qu'il auroit pu prendre antécédemment ; qu'il ne lui en fait part que comme d'une idée qu'il pèsera, et dont il est à portée de connoître les avantages qu'il pourroit en retirer ; que son zèle et son expérience lui persuadent qu'il ne négligera rien de tout ce qui pourra contribuer à la plus vigoureuse défense.
Le ministre écrit que la situation de la colonie est parfaitement connue du Eoi ;
Que Sa Majesté seroit disposée à y envoyer tous les secours demandés ; mais que la continuation de la guerre en Europe, les trop grands ris(|ues de la mer, et la nécessité de réunir ses forces navales ne permettent pas de les séparer dans le moment présent et d'en hasarder une partie pour procurer au Canada des secours incertains, qui seront employés plus utilement, et pour le soulagement de la colonie, à des expéditions plus promptes et plus décisives ;
Que c'est d'après ces motifs de nécessité qu'il a été décidé de réduire l'armement pour le transi»ort à faire ce printemps à Quéi)ec, à deux frégates armées en flûte
et à quatre navires particuliers, moitié à Brest et moitié à Eochefort, afin de diviser les risques ;
Qu'on y embarquera en munitions, artillerie, habillements, marchandises de traite et autres pour les magasins du Eoi, tout ce que ces bâtiments pourront contenir, en observant de donner la préférence aux objets de première nécessité et successivement aux autres à proportion de l'utilité ;
Qu'à l'égard des vivres, le ministre est assuré de plusieurs expéditions qui seront faites dans le courant de février ou au commencement de mars de différents ports du royaume et des pays étrangers sous pavillon neutre pour lesquels il a été accordé des passeports ;
Qu'il a cru aussi devoir profiter des offres qui lui ont été faites de quelques naviies angiois pour la même opération ;
Que les correspondants du munitionnaire se disposent de leur coté à faire partir de bonne heure leurs bâtiments ; (ju'il ne sait s'il pourront y faire embarquer la totalité des farines (pi'on leur a demandée, attendu la disette de grains (ju'il y a eu cette année dans la province de Guyenne ;
Qu'il compte qu'il sera envoyé par ces difterents bâtiments et par deux frégates du Roi,que des négociants arment au cinquième à Dunkerque, environ quatrevingt-dix milliers de poudre indépendamment de celles qui seront expédiées de Brest et de lîochefort, qui pourront former un objet de ein([uante milliers ;
Qu'il profitera aussi des bâtiments du munitionnaire pour envoyer quatre ou cinq cents hommes de recrue ;
Qu'il fera passer en même temps quelques ingénieurs dessinateurs, des canouniers, mineurs, ouvriers et armuriers qui ont été demandés ; que leur nombre sera en tout de soixante personnes, qui seront embarquées moitié à Brest et moitié à Rochefort.
M. BERRYEK A M. LE MARQUIS DE MONTCALM
A Versailles, le 8 janvier 1759.
Les différentes représentations qui ont été faites par les officiers d'artillerie et du génie qui ont passé de France en Canada, représentations que vous aviez api>uyées ainsi que M. le marquis de Vaudreuil, m'ont déterminé à concerter avec M. le maréchal de Belle-Isle un arrangement pour leur procurer des secours qui ne tireront pas à conséquence pour l'avenir.
Le moyen qui a j^aru le plus convenable a été de cesser de tenir les officiers d'artillerie attachés aux deux compagnies de canonniers- bombardiers, et les laisser servir seulement dans la colonie, suivant leurs grades respectifs, sous les ordres de M. le marquis de Vaudreuil et les vôtres, et de leur payer les appointements sur le pied de ceux dont ils jouissent en France s'ils y étoient employés. Il n'auroit pas été possible sans cela de leur procurer une augmentation comme vous l'avez jugé nécessairi-
Il en est de même des ingénieurs, dans le nombre desquels M. de Pontleroy, ingénieur en chef du Canada est compris. Son attachement à la colonie ne permettant pas non plus de lui donner une augmentation qui tireroit à conséquence pour l'avenir ; il a été réplé qu'en sa qualité de brigadier il jouira, à compter du jour de son arrivée en Canada, de quatre mille sept cent dix livres, sauf à le rappeler avec les officiers d'artillerie, lorsque leur présence ne sera plus nécessaire. Il doit cependant servir comme ingénieur en chef, n'y en ayant point en Canada.
Le traitement du sieur Desandrouins ayant été fixé lors de son passage en Canada, il n'a été question de rien pour lui, et le sieur Danseville s'étant déterminé à rester attacher à la compagnie des canonniers -bombardiers, M. de Vaudreuil pourra lui procurer un o-rade supérieur à celui qui lui avoit d'abord été assigné.
Au surplus, j'envoie à MM. de Vaudreuil et Bigot une liste des officiers d'artillerie, apostillée des grades qu'ils ont en France et suivant lesquels les capitaines doivent être payés à deux mille huit cent vingt-six livres par an, les lieutenants à dix-huit cent quatrevingt-quatre livres, pendant leur séjour en Canada.
Je suis bien aise, Monsieur, d'avoir trouvé cette occasion de procurer à ces officiers, dont vous avez rendu de bons témoignages, un traitement avantageux. Vous verrez par une autre de mes dépêches que le Eoi a bien voulu aussi avoir égard aux représentations que vous avez faites pour les officiers de ces bataillons.
Berryer.
142 LETTllES DE LA COUR DE VERSAILLES
LE MEME AU MEME
Monsieur,
A Versailles, le 8 janvier ]7ô9.
Je suis bien aise d'avoir à vous informer que sur les représentations qui ont été faites en faveur des officiers des bataillons qui servent en Canada, le Eoi a bien voulu approuver l'arrangement qui a été fait dans la colonie pour leur procurer les secours dont ils ont besoin pendant leur quartier d'hiver.
Dans le compte que j'ai rendu à Sa Majesté des lettres que vous avez écrites à ce sujet, les 14 juin, 5 et 21 octobre derniers, et de votre correspondance avec M. Bigot sur les moyens à employer pour satisfaire ces officiers, Sa Majesté a trouvé qu'il n'y en avoit pas de plus simple ni de moins sujet aux abus que de leur accorder trente sols par jour aux capitaines et vingt sols aux lieutenants pendant leur quartier d'hiver, à compter du jour qu'ils cesseront de jouir du traitement qui leur a été fixé lorsqu'ils servent en campagne ; et ils n'en seront plus payés, lorsqu'ils commenceront à marcher. Sa Majesté a encore ajjprouvé que cette gratification leur soit passée de la fin de la campagne de l'année dernière. Je l'écris en conséquence à MM. de Yaudreuil et Bigot. Je suis persuadé que vous ferez valoir auprès des officiers l'attention que Sa Majesté donne à tout ce qui peut leur procurer de l'aisance en Canada pendant leur séjour.
Par rapport à rol)servatiou que vous faites sur le paiement des appointements, qui de voit être fait en argent et qui a été fait depuis deux ans en monnoie de la colonie, ils ne doivent l'attribuer qu'aux risques qu'on a courus, à la perte qu'on a faite de celui qui avoit été envoyé, et à la nécessité où l'on s'est trouvé de ne plus faire passer d'espèces. Les remplacements en seroient trop coûteux. Vous le penserez vousmême, et il ne vous sera pas difficile de le faire entendre aux officiers.
Quant à ce qui vous regarde personnellement, je vous fais part en particulier de ce que le Eoi a bien voulu faire pour vous, et des dispositions favorables où est Sa Majesté pour vous donner des marques de sa satisfaction.
Berryer.
Monsieur,
LE MEME AU MEME
Vers;xilles, le 26 janvier 1759.
J'ai fait valoir avec plaisir auprès du lioi les demandes que vous avez faites en faveur tant des officiers des troupes de Canada que des veuves qui ont besoin de secours. Sur le compte que j'en ai rendu à Sa Majesté, elle a remarqué avec satisfaction qu'elles étaient toutes conformes à ce que jM. de Yaudreuil en a écrit de son côté, et Sa Majesté a bien voulu les
agréer toutes. Elle a accordé trois cents livres de pension au sieur de Raymond, capitaine ; la croix de Saint-Louis au sieur Laprade de La Xaudière ; une lieutenance avec une gratification de (juatre cents livres au sieur de Langy-Montégron, et une pension de trois cents livres à la veuve de ]\I. le baron de Longueuil. La veuve du sieur de La Saussaye avoit obtenu, dès l'année dernière, une pension de cent cinquante livres, assignée, comme les autres, sur le trésor royal ; à l'égard de la demoiselle de Crourville, il n'a pas été possible de lui augmenter la pension qui lui a été ci-devant accordée. 8a Majesté s'est uniquement occupée à donner des marques de la satisfaction qu'elle a des services qui ont été rendus depuis la guerre, et je suis bien aise d'avoir à vous faire part des grâces particulières que Sa Majesté a bien voulu accorder aussi aux officiers des bataillons.
Indépendamment de ce qu'elle a approuvé qu'il fût payé trente sols par jour aux capitaines, et vingt sols aux lieutenants et sous-lieutenants, pendant leur séjour de quartier d'hiver. Sa Majesté a fait employer une somme de six'mille li^Tes dans l'état des dépenses qui sera envoyé cette année, et je marque à ^l^l. de Vaudreuil et Bigot, de la part de Sa Majesté, que son intention est que cette somme vous soit remise pour que vous en fassiez la distribution aux officiers des bataillons que vous counoissez avoir besoin de secours. Je ne suis point en peine du bon usage (pie vous en ferez, et Sa Majesté est persuadée que cette grâce fera, dans l'esprit des officiers, tout l'effet que doit produire l'attention Cj[u'elle porte à rendre leur situation la jdus
agréable qu'il est possible dans les circonstances présentes. Sa Majesté -a bien voulu aussi continuer cette année aux religieuses hospitalières de Québec et Montréal les gratifications qui leur ont été accordées l'année dernière. Les premières seront employées dans l'état du Eoi pour mille livres et les secondes pour huit cents livres. Les témoignages avantageux que vous avez rendus de ces religieuses, ainsi que MM. de Vaudreuil et Bigot, y ont engagé Sa Majesté,
Berryer.
Monsieur,
Lxy
LE MÊME AU MÊME
A Versailles, le 26 janvier 1759.
Mon premier soin à mou avènement au ministère de la marine a été de prendre conuoissance de tout ce qui s'est passé en Canada. J'ai vu avec bien du plaisir les avantages que vous avez remportés depuis que vous y commandez les troupes du Eoi, et surtout la glorieuse journée du 8 juillet de l'année dernière.
Sa Majesté, qui est informée de tout jusqu'au moindre détail, est très satisfaite de votre zèle et de vos services. Elle vient de vous en donner une preuve en vous faisant lieutenant - général de ses armées. Recevez, Monsieur, mou compliment ; je prends beaucoup de part à cette faveur de Sa ]\Iajesté, je suis
146 ]j:ttkes de la cour de Versailles
persuadé que M. le marquis de Vaudreuil ii'avoit pas besoin de votre nouvelle dignité .pour vous marquer toutes les attentions que vous méritez. L'union qui règne entre vous, et ([ue M. de Bougainville m'a confirmée à son arrivée en France, me donne les plus grandes espérances pour les oi)érations de cette année. M. le marquis de A-audreuil m'a donné, de son côté, les plus fortes espérances de concourir de tout son pouvoir à entretenir ce concert. Tout ce qui m'est connu de votre caractère et de tout ce que vous avez fait, ne me laisse aucun doute sur vos dispositions ; vous connoissez toute l'importance de cette union, elle influe également sur les projets et sur leur exécution. Sa Majesté, persuadée que vous n'avez pas besoin d'être excité là-dessus, m'a ordonné de vous marquer qu'elle y compte entièrement, et qu'elle vous saura le plus grand gré de tout ce que aous ferez pour la maintenir.
Vous verrez au surplus par les lettres et les expéditions que vous recevrez de M. le maréchal de Belle- Isle les autres grâces qui ont été accordées aux officiers qui servent sous vos ordres. De mon côté, je contribuerai, en tout ce qui dépendra de moi, à leur procurer tous les avantages et les agréments que les circonstances pourront permettre.- Je vous ai fait part dans une autre dépêche de ce que le Eoi a bien voulu faire pour eux. J'aurois fort souhaité pouvok l'engager à porter plus loin les gi'âces qui leur ont été accordées ; mais vous savez l'embarras où l'on se trouve ici poiu' faire face à toutes les dépenses.
Berryer.
LXYI
Etat des sujets que le Roi a agréés pour les charges vacantes dans le second bataillon du régiment d'infanterie de la Sarre, auxquelles V intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expéditions nécessaires.
Du 4 novembre 1757.
Les sieurs Joseph de Lassus, enseigne, pour la lieutenauce de la compagnie de Beauchâtel, vacante par l'abandonnement du sieur d'Hert.
Jean, chevalier de Prémillac, pour l'enseigne de la seconde compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Lassus à une lieutenance.
Du 25 juillet 1758.
Guillaume Pradats de Méritens, lieutenant de grenadiers, pour la compagnie vacante par la mort du sieur chevalier de Camjsredon.
Joseph-Alexandre de Fourcet, lieutenant, pour la compagnie vacante par la mort du sieur chevalier de Morant.
Jean-François de Beauchâtel, capitaine, pour l'aidemajorité vacante par la mort du sieur chevalier de Mineray (?).
Guillaume Pahonnet, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de grenadiers de Palmarolle, vacante par la promotion du sieur de Méritens à une compagnie.
François-Philippe Gau des Yoves, lieutenant, pour la compagnie vacante par le changement du sieur de Beauchâtel à l'aide-majorité.
Alexandre d'Audisiers, pour la sous-lieutenance de compagnie de grenadiers de Palmarolle.
Guillaume- Jude de Laubanie, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Fourcet, vacante par la promotion du sieur de Fourcet à une compagnie.
Jean, chevalier de Prémillac, enseigne pour la lieutenance de la compagnie Duprat, vacante par la promotion du sieur des Voves à une compagnie.
Michel-Jean de Crèvecœur, pour la lieutenance de la compagnie de Ptumigny, vacante par l'al^andonnement du sieur de La Naudière.
Charles de La Xaudière, pour la lieutenance de la compagnie de Lestang, vacante par l'aljandonnement du sieur de Selves.
Antoine-Jude, chevalier de Laubanie, pour l'enseigne de la jjremière compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Laubanie, son frère, à une lieutenance.
Alexis Granet, pour l'enseigne de la seconde compagnie ordinaire du second l)ataillon, vacante par la promotion du sieur chevalier de Prémillac à une lieutenance.
Du 22 septembre 1758.
Honoré-Théophile de Savournin, lieutenant, pour la compagnie vacante par la retraite du sieur de Donis,
Antoine-Jude de Laubanie, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Du parquet, vacante par la promotion du sieur de Savournin à une compagnie.
Alexandre d'Audisiers, sous-lieutenant de grenadiers, pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Laubanie à une lieutenance.
Jean-Joseph Barthélémy Daiguisiers, pour la souslieutenance de la compagnie de grenadiers de PalmaroUe, vacante par la promotion du sieur d'Audisiers à une enseigne.
Fait à Versailles, le 30 janvier 1759.
Crémille.
Etat (les sujets que le Roi a agréés 2>our les charges vacantes dans le second bataillon du régiment de Royal-Roussillon d'infanterie, auxquelles l'intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expéditions nécessaires.
Du 4 novembre 1757.
Les sieurs Claude-François Héré, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de De Gros, vacante par l'abandonnement du sieur Le Blanc Du clos.
Joseph de La Morelie, pour la sous-lieutenance de la compagnie de grenadiers de Poulhariez, vacante par la promotion du sieur Héré à une lieutenance.
Du 25 juillet 1758.
Maurice Lefèvre, lieutenant de grenadiers, pour la compagnie vacante par la mort du sieur Du Coin.
Joseph de Sairas de Saint-Privat, lieutenant de la compagnie Destor, pour passer à la lieutenance de la compagnie de grenadiers de Poulhariez, vacante par la promotion du sieur Lefèvre à une compagnie.
Joseph Léonard, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Destor, vacante par le changement du sieur de Saint-Privat à une lieutenance de grenadiers,
Joseph de La Morelie, sous-lieutenant de grenadiers, pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur Léonard à une lieutenance.
Jacques-Michel-Marie Boissadel, pour la sous-lieutenance de la compagnie de grenadiers de Poulhariez, vacante par la promotion du sieur de La Morelie à une enseigne.
Fait à Versailles, le 30 janvier 1759.
Crêmille.
Etat des sujets que le Roi a agréés pour les charges vacantes clans le second bataillon du régiment de Languedoc, auxquelles V intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expédit i 0 as nécessa i res.
Du 4 iK)vembre 1757.
Les sieurs Gabriel-François Du Bois, chevalier de La Milletière, sous-lieutenant de grenadiers, à l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, en attendant le retour du sieur de Lampinet.
Louis- ^Vndré-César, chevalier d'Areune, pour la souslieutenance de la compagnie représentant celle de grenadiers d'Aiguebelle, vacante par la promotion du chevalier de La Milletière à une enseigne.
Du 25 juillet 1758.
Honoré-Louis Le Cléricy, capitaine exploitant, pour la compagnie vacante par la mort du sieur de Fréville.
Christophe de Eivedoux d'Hastrel, heutenant de grenadiers, pour exploiter la compagnie du sieur de La Haye, à la place du sieur Cléricy, qui a été pourvu d'une compagnie.
Louis Du Val Blanchard, lieutenant, pour exploiter la compagnie Du Tertre à la iÀ&.ee du sieur Dupuy qui est mort.
Gilles-François de La Lande Calan, lieutenant de la compagnie de Eennepont, pour passer à la lieutenauce de
la compagnie représentant celle de grenadiers d'Aiguebelle, vacante par la promotion du sieur d'Hastrel à une compagnie.
François - Emmanuel Le Cléricy de La Justonne, enseigne, pour la lieutenauce de la compagnie de Cléricy, vacante par l'abandonnement du sieur Philippe Lassan.
Gabriel-François Du Bois, chevalier de La Milletière, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Eennepont, vacante par le changement du sieur Calan, à une lieutenance de grenadiers.
Louis-Audré-César, chevalier d'Arenue, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de Parfouru, vacante par l'abandonnement du sieur Friedningen.
François Le Goulon, pour la sous-lieutenance de la compagnie de La Haye, vacante par l'abandonnement du sieur de Ganderen.
Pierre-François Martel, lieutenant en second dans le régiment d'infanterie de Berry, pour la lieutenance de la compagnie de Matissard, vacante par la promotion du sieur Blanchard à une compagnie.
Paul de Marganne La Yaltrie, pour la lieutenance de la compagnie du chevalier d'Aiguel>elle, vacante par la mort du sieur chevalier de Parfouru.
François-Louis, chevalier Le Cléricy de Savournin, ])Our l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur chevalier de La Milletière à une lieutenance.
François -Xavier Charles, pour l'enseigne de la seconde compagnie ordinaire du second bataillon,
vacante par la promotion du sieur Le Cléricy de La Justonne à une lieutenance.
Et Jean-Baptiste Moureau, pour la sous-lieutenance de la compagnie représentant celle de ,urenadiers d'Aiguebelle, vacante par la promotion du chevalier d'Arennes à une lieutenance.
Fait à Versailles, le 30 janvier 1759.
CkLmille.
Etat des sujetu que le Moi a agréés pour les charges vacantes dans le second bataillon du régiment d'infanterie de Guyenne, auxquelles l'intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expéditions nécessaires.
Du 4 iKjvembre 1757.
Les sieurs Giraid Edme, pour la sous-lieutenance de la compagnie de grenadiers de Launay, vacante par la mort du sieur de Sevard.
Du 25 juillet 1758.
Lambert Dupré de Bigot, lieutenant de grenadiers, pour la compagnie vacante par la mort du sieur Patris.
Pierre Darèche de Chambeau, lieutenant, pour la compagnie vacante par la mort du sieur de Saint- Yincent.
Jean-Abel d'Artigues, lieutenant de la compagnie de Bonneau, pour passer à la lieutenance de la compagnie de gi-enadiers de Launay, vacante par la promotion du sieur Dupré de Bigot à une compagnie.
Jacques-Louis de Sourchès, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie d'Ariens, vacante par la promotion du sieur de Chambeau à une compagnie.
Henri-Tancrède Chabert, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Bonneau, vacante par le changement du sieur d'Artigues à une lieutenance de grenadiers.
Louis Boubée de l'Esprit, pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante parla promotion du sieur de Sourchès à une lieutenance.
Girard Edme, sous-lieutenant de grenadiers, pour l'enseigne de la seconde compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Chabert à une lieutenance.
Mathieu Jonquet, pour la sous-lieutenance de la compagnie de gxenadiers de Launay, vacante par la promotion du sieur Edme à une enseigne.
Du 22 septembre 1758.
Jean-Abel d'Artigues, lieutenant de grenadiers, pour la compagnie vacante par le délaissement du sieur de La Bretèche.
Pierre-Anicet de Graves, lieutenant, pour exploiter la compagnie en attendant le retour du sieur Bunneau, prisonnier de guerre.
Claude-Yves de Moléon de La Verne de Saint- Poney, lieutenant de la compagnie d'Artigues, pour passer à la
lieutenance de la compagnie de gi'enadiers de Laimay vacante par la promotion dn sieur d'Artigues à une compagnie.
Girard Edme, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie d'Artigues, vacante par la promotion du sieur de La Verne de Saint-Poney à une lieutenance de grenadiers.
Louis Boubée de l'Esprit, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Du Bousquet, vacante par la promotion du sieur de Graves à une compagnie.
Et Louis-Joseph-Guillaume Gaillard de Saint-Laurent, pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur Boubée de l'Esprit à une lieutenance.
Fait à Versailles, le 30 janvier 1759.
CRi^;MILLE.
Pour copie :
Bernier.
Etat des sujets' que le Roi a agréés pour les cliarcjes vacantes dans le second et le troisième bataillon du régiment d'infanterie de Berry, auxquelles l'intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expéditions nécessaires.
Du 4 novembre 1757.
Les sieurs Jacques-Joseph Dupont, lieutenant de grenadiers, pour la compagnie vacante par la mort du sieur de Coste.
François de La Forest, lieutenant de la compagnie de Pénelan, pour passer à la lieutenance de la compagnie de grenadiers de Fouilhac, vacante par la promotion du sieur Dupont à une compagnie.
X. d'Eymeric, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de Pénelan, vacante par le changement du sieur de La Forest à une lieutenance de grenadiers.
Benoit-Ferdinand Leclerc, lieutenant en second de la compagnie de Cambray, pour la lieutenance de la compagnie de Cambray, vacante par la mort du sieur Dormenan.
Jacques Théron, lieutenant en second, pour la lieutenance de la comiiagnie de Châteauneuf, vacante par la mort du sieur de Kermenguy Cillart.
Claude-Joseph Peronnet de Beaupré, lieuteuaut en second, pour la sous-lieutenance de la compagnie de grenadiers de Fouillia?, vacante par le changement du sieur d'Evuierio à une lieutenance.
Pierre-François Martel, pour la lieutenance en second de la compagnie de Cadillac, vacante par le changement du sieur Peronnet de Beaupré à une souslie utenance de grenadiers.
Jacques-Louis de Landance, pour la lieutenance en second de la compagnie de Goffreteau, vacante par la promotion du sieur Le Clerc à une lieutenance.
Charles-Eoch du Bouchet d'Orcival, pour la lieutenance en second de la compagnie de La Bresne, vacante par la promotion du sieur Théron à une lieutenance.
Et Joseph-Hyacinthe de Prinsac, pour la lieutenance en second de la compagnie de Trauroux, vacante par l'abandonnement du sieur de Montdardier.
Du 25 juillet 1758.
Christophe-Eléazar de Mesnard, lieutenant, pour la compagnie vacante du sieur de La Bresne.
Philippe Bonchamp, lieutenant, pour la compagnie vacante par la mort du sieur de Châteauneuf.
Paul Bressac, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Pénelan, vacante par la mort du sieur d'Eymeric.
Alexandre-Louis de Carrery, lieutenant en second, pour la lieutenance de la compagnie d'Ariens, vacante par la promotion du sieur de Mesnard à une compagnie.
Pierre-Nicolas-Cltarles Dalet, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de Saint-Félix, vacante par la promotion du sieur Bonchamp à une compagnie.
Philippe-Louis de Sailly, lieutenant en second, pour la sous-lieutenance de la compagnie de grenadiers de Yillemontés, vacante par le changement du sieur Dalet à une lieutenance.
Henri de La JMarlière, lieutenant en second pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Bressac.
Joseph Chauvreux de Yaudaran, sergent, pour la lieutenance en second de la compagnie de Béraud, vacante par l'abandonnement du sieur chevalier Du Haussay.
Louis Laroque, sergent de grenadiers, pour la lieutenance en second de la compagnie de Pénelan, vacante parle changement du sieur Failly aune sous-lieutenance de grenadiers.
Fait à Versailles, le 30 janvier 1759.
Crémille.
Etat des sujets que le Roi a agréés pour les charges vacantes dans le second hataÀllon du régiment d'infanterie de Béarn, auxquels l'intention de Sa Majesté est qu'ils soient reçus en attendant les expéditio ns nécessaires.
Du 4 ii')veiribro 1757.
Les sieurs Je&ii d'Alquier, capitaine de gTenadiers, pour le commandement du bataillon vacant ])ar la mort du sieur Hurault de l'Hôpital, avec rang de lieutenant-colouel.
Jacques Barjetton de Montredon, pour la comi)agnie de grenadiers, vacante par la promotion du sieur d'Alquier au commandement du bataillon.
Guillaume-Jérôme A^'acquier de La Mothe, capitaine en second pour la compagnie vacante par la promotion du sieur de Montredon à une de gi-enadiers.
Claude Delbreil, sous-lieutenant de grenadiers, pour la lieutenance de la compagnie de Jourdeau, vacante par la promotion du sieur de La Mothe à une compagnie.
Vassal de ]\Iontviel, lieutenant réforme, pour la souslieutenance de la compagnie de grenadiers de Montredon, vacante par la promotion du sieur Delln-eil à
une lieutenance.
Du 25 juillet 1758.
Etienne - Guillaume Figuiéry, capitaine en second, pour la compagnie vacante par la nnjrt du sieur de Trépezet.
Alexandre- André de MaroUes, enseigne, pour la lieutenance de la compagnie de Pouchot, vacante par la promotion du sieur de Figuery à une compagnie.
Charles-Eoch du Bouchet d'Orcival, lieutenant en second dans le régiment d'infanterie de Berry, pour la lieutenance de la compagnie de Figuiéry, vacante par l'abandonnement du sieur de lîosmorduc.
Jean Bertin de ]\leslay, pour la lieutenance de la compagnie de Maubeuge, vacante par la mort du sieur de Pons.
François-Marie de Kimel, pour l'enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon, vacante par la promotion du sieur de Marolles à une lieutenance.
Etienne de Borie, pour l'enseigne de la seconde compagnie ordinaire du second bataillon, vacante [.ar la mort du sieur Douay.
Fait à Versailles, le 30 janvier J759.
Crémille. *
* Dans les différentes listes d'officiers qui se rencontrent dana les manuscrits du chevalier de Lévis, il existe beaucoup de variantes dans l'épellation des noms. On a adopté celle qui est la plus généralement suivie. — (Note de Véditevr.)
A Versailles, le 10 février 1759.
Monsieur, *
584. 195. 571. 329. 457. 482. 602. 452. 437. 106. 160. Je réponds, par ma lettre commune à 142. 194. 477. 142. 208. 315. 428. 133. 221. 195. 133. vous et à monsieur de Vaudreuil, à celles 569. 142. 235. 457. 149. 194. 602. 652. 456. 542. 381. que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire 76. 315. 573. 292. 195. 503. 136. 558. 551. 551. 195. en chiffre sur la situation de la colonie du 71. 475. 185. 315. 475. 29. 113. 615. 16. 382. 112. Canada, quelque pénible qu'elle soit. Sa Majesté 254. 535. 543. 271. 164. 430. 103. 263. 440. 477. 315. se promet de votre zèle et de votre atta-
522. 456. 160. 118. 477. 315. 522. 73. 544. 147. 439. chement, pour son service que, de concert
523. 137. 699. 149. 315. 509. 671. 208. 315.428.133. avec monsieur de Vaudreuil, vous mettrez 221. 195. 133. 569. 194. 182.474.410.456. 618.503. tout en usage pour défendre encore cette 661. 523. 489. 221. 195. 372. 473. 474. 690. 367. 113. camjjagne le Canada, ou du moins pour en 615. 16. 382. 557. 113. 500. 523. 503. 365. 263. 442. conserver la partie la plus essentielle, afin
* La clef du chiffre employé pour cette lettre se trouve dans le volume des manuscrits du chevalier de Lévis, No. I, — (Nuit de l'éditeur.)
162 LETTRES DE LA COni DE VERSAILLES
652. 168. 475. 143. 475. 177. 384. 312. 512. 578. 89. de pouvoir ensuite en recouvrer plus faci- 315. 571. 133. 529. 503. 687. 503. 195. 320. 133. 195. lement la totalité.
168. 177. 636. 160. 439. 475. 585. 544. 332. 690. 443. 247. 292. 474. 106. 160. 452. 387. 160. 142. J'ai écrit une lettre particulière à mon-
208. 315. 428. 461. 221. 195. 133. 569. 482. 475. 271. sieur de Vaudreuil, par laquelle je lui recom- 584. 448. 195. 692. 315. 315. 194. 365. 220. 381. 690. mande de vous consulter sur toutes les opé- 442. 71. 385. 215. 10. 334. 477. 221. 142. 290. 168. 315. rations et d'agir de concert avec vous. Il 509. 671. 194. 509. 457. 247. 603. 690. 233. 221. 138. s'y prêtera d'autant plus volontiers que j'ai 252. 177. 293. 414. 419. 334. 149. 443, 247. 343. 203. appris avec plaisir qu'il n'étoit plus question 671. 231. 121. 621. 168. 227. 531. 346. 102. 177. 642. entre vous et lui des petits sujets d'alter-
209. 194. 477, 448. 368. 254. 512. 259. 334. 274. 457. cation qu'il y a voit eu auparavant. Enfin, 221. 370. 631. 615. 108. 227. 247. 142. 75. 259. 117. Monsieur, il s'agit de se réunir pour empê- 138. 482. 574. 655. 208. 569. 430. 290. 259. 315. 263. cher l'invasion du Canada et sauver au Eoi 195. 106. 435. 523. 35. 254. 147. 168. 381. 582. 428. cette colonie. C'est tout ce (pie l'on peut 621. 311. 113. 615. 10. 382. 477. 430. 115. 580. 138. dire à un général et à un citoyen aussi 589. 473. 259. 690. 29. 136. 346. 618. 473. 149. 381. zélé que vous.
311. 305. 183. 195. 142. 106. 357. 477. 142. 106. 416. 585. 247. 503. 444. 456. 160. 118. 149. 194. 208. 315. 428. 133. 221. 195. 617. 569. 194. 437. 133. Monsieur de Vaudreuil vous communiquera 535. 149.233. 106. 160.452. 149. 584. 448.292. 457. ' une lettre que je lui écris en com- 503. 437. 106. 671. 208. 637. 11. 259. 138. 274. 368. mun avec monsieur Bigot au sujet des 507. 457. 434. 311. 305. 336. 473. 474. 690. 180. 503. envois qu'on peut faire cette année en 615. 16. r 382. 681. 263. 55. 281. 500. 221. 195. 334. Canada ; ils seront moindres que les de- 149. 215. 288. 334. 534. 494. 477. 160. 542. 384. 506. mandes qui ont été faites, mais c'est 136. 346. 618. 473. 149. 215. 99. 334. 494. 350. 201. tout ce que les circonstances ont permis ' 334. 315. 336. 467. 106. 431. 439. 557. 381. 311. 346. de faire dans un moment où l'on est 674. 688. 254. 142. 195. 133. 535. 168. 263. 457. 380. occupé à réunir ces forces pour tâcher 334. 523. 544. 147. 442. 315. 315. 401. 656. 168. 385. de dégager toutes les parties par quel- 215. 143. 334. 482. 112. 10. 315, 416. 621. 652. 208. qu'opération décisive. Monsieur de Bougain- 315. 623. 547. 167. 534. 334. 346. 18. 534. 690. 284. 18. ville, qui s'est acquitté exactement de la 690. 439. 315. 475. 437. 121. 334. 621. 311. 579. 194. commission dont vous l'aviez chargé, vous 381. 19. 384. 524. 194. 183. 233. 448. 658. 381. 64. 151. dira lui-même l'impossibilité où l'on e-st
164 lp:ttres de la cour de Versailles
121. 332. 690. 557. 381. 311. 346. 315. 194. 619. 55. de vous procurer -de plus grands secours 688. 195. 442. 315. 177. 266. 334. 92. 18. 362. 578. 439. actuellement, pour parvenir à les rendre 523! 482. 652. 535. 168. 142. 118. 460. 195. 177. 263 plus sûrs et plus efficaces dans la suite, 133. 168. 334. 477. 177. 646. 121. 615. 479. 467. 475. ]\rais la confiance qu'a Sa ]\Iajesté dans 687. 506.475. 365. 672. 155. 473.434. 142. 430. 103. les ressources de votre zèle, qui vou^ 467. 215. 695. 334. 315. 522.456. 100. 118. 534. 194. a fait remporter, avec moins de quatre 142. 542.483. 229. 690. 168. 671. 500. 315. 434. 142. mille hommes une victoire complète sur 410. 664. 355. 334. 106. 160. 689. 136. 585. 121. 195. une armée considérable à la journée de 408. 313. 118. 259. 690. 71. 106. 160. 559. 160. 365. Carillon, lui fait espérer qu'avec des troupes 621. 315. 233. 543. 142. 475. 68. 645. 160. 315. 615. aussi braves et avec ce que vous y 663. 381. 556. 311.448. 542. 384. 254. 195. 168. 434. ajouterez de celles de la colonie et des 671. 368. 455. 457. 444. 214. 233. 652. 334. 477. 671. milices du pays, vous parviendrez à arrêter 473. 149. 194. 247. 142. 68. 690. 195. 334. 315. 334. les progrès des ennemis et à rendre 315. 475. 29. 477. 368 280. 457. 113. 84. 194. 482. 17. inutiles la plus grafide partie de leurs 531. 221. 195. 456. 142. 486. 195. 690. 168. 215. 101. entreprises.
LETTRES DE SERVICE POUR MM. DE LOURLAMAQUE, DE SÉNEZERGUES ET DE BOUGAIX VILLE
M. le marquis de Montcalm désirant employer sous vos ordres près celles de mes troupes qui sont en Canada les sieurs de Bourlamaque et de Sénezergues, en qualité de brigadiers, et le sieur de Bougainville en la charge de colonel dans mon infanterie, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous vous serviez des dits sieurs de Bourlamaque, de Sénezergues et de Bougainville, es dites qualités, selon et ainsi que vous le jugerez convenable pour le bien de mon service. Et la présente n'étant pour autre fin, je prie Dieu qu'il vous ait, M. le marquis de Montcalm, en sa sainte garde.
Ecrit à Versailles, le 10 février 1759. *
LOUIS
Le maréchal duc de Belle-Isle.
G Me lettre ne contient que la répétition de la lettre chiffrée précédente.
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