LETTKE DE M. DE PAULMY
A Versailles, le 20 mars 1757.
Le Eoi ayant accepté. Monsieur, la démission de mon oncle, j'ai à vous accuser la réception des lettres que vous lui avez écrites les 12 et 16 juin, 17 juillet^
21 août, 1er et 12 septembre, 27 et 30 octobre, ainsi que des duplicata des premières, et de même de celles que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire les 12 juin et 27 octobre.
Les différents détails que vous faites dans ces lettres des événements qui se sont passés sur le lac du Saint - Sacrement, où vous commandiez pendant la campagne, sont des plus intéressants, et je ne puis trop vous remercier de la part que vous nous en avez faite.
Le Eoi a vu avec plaisir les deux plans et les ordres de marche qui accompagnoieiit vos lettres des 21 août et 27 octobre, et Sa Majesté a fort approuvé les aiTangements et les dispositions que vous aviez faits pour votre défense, au cas que les ennemis qui vous étoient supérieurs fussent venus vous attaquer.
M. le marquis de Montcalm ne nous a pas laissé ignorer la délicatesse de votre position au camp de Carillon ; et il paroît qu'en entreprenant, ainsi qu'il l'a fait, l'expédition de Chouaguen, il a beaucoup compté sur la sagesse de vos mesures pour empêcher l'ennemi de l'y venir trouver.
Je vois avec plaisir que, si ce général se loue de vous, vous êtes content des marques de confiance qu'il vous donne, et il ne peut résulter de cette harmonie que des avantages considérables pour le service.
Je vous prie d'être persuadé que je ne négligerai aucune occasion de rappeler au Eoi votre zèle et vos services.
E. DE Paulmy,
LETTRE DE M. DE MORAS
A CoDipiègne, le 6 août 1757.
J'ai reçu, Monsieur, la lettre que vous avez écrite à M. le garde des sceaux de Macliault, le 24 avril dernier.
MM. de Yaudreuil et de Montcalm ne nous ont pas laissé ignorer le zèle avec lequel vous vous êtes conduit jusqu'à présent en Canada. Ils paroissent l'un et l'autre également disposés à vous fournir les occasions d'en donner de nouvelles preuves. Je ne suis pas en peine de la manière dont vous répondrez à leur confiance ; et ce sera toujours une satisfaction particulière pour moi d'avoir à faire valoir auprès du Eoi les services que Sa Majesté attend de vous.
De Moras.