‹ Collection des manuscrits (volume 3)Chapitre 29 sur 51 · LETTRE PE M. DE MACHAULT · texte numérisé non relu

LETTRE PE M. DE MACHAULT

A Arnuuville, le 1er octobi'c 1757.

Je suis très sensible, Monsieur, aux marques que vous voulez bien me donner de votre souvenir et à l'intérêt que vous prenez à ce qui me regarde. Je vous

prie d'être persuadé de ma reconnoissance. Je voudrois n'avoir à vous faire que mes remerciements et n'avoir pas à mêler mes regrets aux vôtres sur la perte de M. le maréchal de Mirepoix. J'en suis véritablement touché, et je vous prie d'être persuadé que je partage bien sincèrement votre douleur. On ne peut vous honorer. Monsieur, plus parfaitement que je le fais.

Machault.

LETTRE DE M. DE MORAS

A Versailles, le 31 octobre 1757.

M. le marquis de Vaudreuil et M. le marquis de Montcalm ne m'ont pas laissé ignorer, ]\Ionsieur, le zèle avec lequel vous vous li\Tez à tous les objets du service. Ils ont rendu un compte particulier de la conduite que vous avez tenue dans l'expédition du fort Georges. Je me suis fait un vrai plaisir de mettre sous les yeux du Roi tout ce qu'il m'en ont marqué. Sa Majesté en a été très satisfaite, et j'espère qu'elle vous en donnera des marques.

De Moras.

LETTRE DE M. DE MORAS

A Paris, 9 novembre 1757.

(Autographe) — J'ai reçu avec grand plaisir, Monsieur, toutes les lettres que vous avez pris la peine de m'écrire, et celle du 15 septembre me parvient par l'heureuse arrivée à Brest du Bizarre et du Célèbre. Je ne puis vous témoigner combien j'ai été satisfait de pouvoir rendre compte au Eoi de la part que vous avez eue aux heureux succès de nos armes dans l'Amérique septentrionale. Je solliciterai M. le marquis de Paulmy de vous procurer les grâces que vous devez attendre de vos services. Je désire, Monsieur, bien véritablement d'y réusir, et je vous prie d'être persuadé que je ne négligerai aucune occasion de vous donner des preuves de la sincérité de mes sentiments pour vous.

Nous n'avons encore aucune nouvelle de M. Du Bois de La Mothe, M. de Montalais n'a pu, par la contrariété des vents, entrer dans Louisbourg ; et il n'a rien appris de cette escadre. La saison avance et nous ne pouvons^ tarder de la voir arriver. Nous l'attendons avec quelque impatience.

De Moras.

LETTRE DE M. LE COMTE d'aRGEXSON

Aux Oimes Saint-Maurice, le 1er janvier 1758.

(Autographe) — J'ai été très sensible, Monsieur, aux marques de souvenir dont vous m'avez honoré à l'occasion de ma retraite du ministère, et à la part que vous avez prise à la bonôé que le Eoi a eue de me faire remplacer par mon neveu. Vous devez être persuadé que vous trouverez en lui les mêmes sentiments que vous m'avez toujours connus pour vous et qui n'ont fait qu'augmenter par tout ce qui m'est revenu de la façon brillante et distinguée avec laquelle vous avez paru pendant la dernière campagne, et qui a été accompagnée des succès les plus heureux. Vous avez, d'un autre côté, éprouvé un cruel chagrin, auquel j'ai été moi-même plus sensible que personne par l'amitié sincère que j'avois pour I\l. le maréchal de Mirepoix. Le successeur que Sa Majesté lui a donné seroitpour vous un sujet de consolation, s'il en étoit pour ce qui touche le cœur, car, pour ce qui intéresse votre fortune, je ne -doute pas que M. le prince de Beauvau ne remplisse les mêmes objets que M. de Mirepoix m'avoit plus d'une fois confiés qu'il avoit pour vous.

Soyez persuadé qu'en mon particulier je désire au.ssi sincèrement tout ce qui peut contribuer à votre satisfaction.

M.-P. d'Argenson.

LETTRES DE LA COUR DE VERSAILLES 19i

LETTRE DE :Sl DE MORAS

A Versailles, le 10 février 1758.

J'ai reçu, Monsieur, vos lettres des 15 août et 11 septembre 1757.

J'ai vu avec plaisir le détail de ce que vous avez fait avant l'attaque et après la prise du fort Georges. M. le marquis de Yaudreuil et M. le marquis de Montcalm m'ont rendu les témoignages les plus avantageux du zèle et de l'activité avec lesquels vous exécutez les diverses opérations dont vous êtes chargé. Je ne manque pas, lorsque j'en ai l'occasion, de faire valoir vos services auprès de Sa Majesté, et je me ferai un vrai plaisir de pouvoir contribuer à vous procurer les grPices dont vous êtes susceptible.

De m OR as.

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