LETTRE DE M. DE BERRYER
A Versailles, le 20 août 1759.
Monsieur,
Des négociants de Bordeaux préparent dans ce port des bâtiments qui doivent être chargés de vivres pour le munitionnaire de Canada. Je profite de cette occasion pour vous accuser la réception des lettres que vous m'avez écrites par la goélette l'E.Ktravagaute et le bateau le Héros. La saison déjà avamcée me fait désirer avec bien de l'impatience de recevoir des nouvelles de ce qui a dû se passer en Canada. J'ai vu avec bien de la satisfaction, dans les lettres que j'ai reçues par ces mêmes bâtiments, le zèle et la fermeté que l'on a trouvés dans les troupes et les habitants de la colonie. Dans ce compte que j'en ai rendu au lîoi, je n'ai pas omis ce qui vous concerne, et j'ai remarqué que 8a Majesté prévenue favorablement pour vous.
compte que vous aurez donné cette année des nouvelles preuves de votre attachement pour son service. Je serai fort aise que vous me mettiez en état d'en entretenir Sa Majesté et d'avoir (|uel(]ue bonne nouvelle à lui apprendre.
Bekkyek.