‹ Collection des manuscrits (volume 3)Chapitre 34 sur 51 · LETTRE LU ROI · texte numérisé non relu

LETTRE LU ROI

14 septtmbre ITôil.

M. le marquis de Montcalm étant mort le IJf septtmbre, des blessiires récites à Vactioit, du m, M. le chevalier de Le'vis ouvrit alors vit, paquet de lu Cour, qu'il ne devait décacheter que dans cette circonfitance, où il trouva Vordre ci-dessous, pour prendre le commandement général des troupes, daté du 11 mars 1756.

(De par le Roi)

Sa Majesté jugeant à p'ojos de pourvoir à ce que le commandement des troupes de renfort qu'elle envoie en Canada et de celles qui y sont actuellement, sous les ordres du sieur marquis de Montcalm, ne puisse être contesté, s'il venoit à vaquer par l'absence, mort, maladie ou autre empêchement du dit sieur marquis de Montcalm, et que celui qui devra lui succéder soit désigné de manière à prévoir toute difficulté, elle a

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ordonné et ordonne (qu'aux dits cas d'absence, mort, maladie ou autres empêchements quelconques du dit sieur marquis de Montcalm, le commandement des dites troupes sera dévolu au sieur chevalier de Lé vis, brigadier d'infanterie, employé près des dites troupes, que Sa Majesté a commis, ordonné et établi, commet, ordonne et établit pour ordonner et enjoindre à tous et un chacun les officiers des dites troupes ou qui serviront près d'icelles, ce qu'ils auront à faire pour le bien du service de Sa Majesré, laquelle leur enjoint d'obéir et entendre au dit sieur chevalier de Lévis, tout ainsi qu'ils auroient fait au dit sieur marquis de Montcalm à i^eine de désobéissance.

Fait à Versailles, le 11 mars 1756.

LOUIS

M.-l*. DE VOYEK d'AeGENSON.

CYI

LETTRE DE M. LE COMTE d'aRCxENSOX

Aux Ormes, le 8 février 1760.

(Autographe) — J'ai reçu, Monsieur, dans le courant de l'année dernière, la lettre et le duplicata que vous m'avez fait l'honneur de m'écrirele 15 avrd 1758. Vous prévoyez dès lors les malheurs qui vous sont arrivés depuis, et auxquels l'infériorité de vos forces ne vous a pas permis de résister. J'ai bien regretté la perte de votre pauvre général. Vous savez que je l'estimois

autant que je l'aimois. Vous ferez, certainement, eu sa place, tout ce qui vous sera possible pour le salut de la colonie ; et la juste confiance que je sais que vous avez acquise dans nos troupes les portera à vous seconder de tout leur pouvoir. Puissiez- vous voir votre zèle accompagné de quelque succès ! ce sont les vœux que je fais comme citoyen et comme votre serviteur. J'ai pris beaucoup de part à la justice qui vous a été rendue en vous élevant au gi'ade de maréchal de eamp ; j'espère que la fin de vos travaux vous en procurera un autre avant que j'aie la satisfaction de vous revoir. Je souhaite que votre route vous ramène par celle-ci ; elle m'a procuré l'occasion de recevoir plusieurs officiers qui ont servi sous vos ordres et qui m'ont confirmé tout ce que j'en pensois. Vous y ajoutez des témoignages d'amitié auxquels je suis bien sensible ; et soyez persuadé, je vous prie, de toute la mienne ainsi que du sincère et inviolable attachement avec lequel je suis, etc.

M. -P. d'Argexsox.

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