‹ Collection des manuscrits (volume 4)Chapitre 10 sur 26 · I..X | Autographe · texte numérisé non relu

I..X | Autographe

Ce 22 février 1758.

.le réponds, mon cher cb ivalier, à votre Lettre du 17. •le vous renvoie le- lettres de d'Hébécourt qui m'avoit aussi écrit, donl la c induite me paroîl b inné.

.Ma façon de penser est conform i pour taire l'aventure, soil peu

vrir les mutina, les renvoyer el les punir en temps opportun, Bien fait d'avoii fail mpplémenl :

la saison nous sert. A l'égaTd <l<^ dix soldats de recrue,

AU CHEVALIEK DE I.f.VIs 131

donnez-les aux quatre bataillons comme bon vous semblera, et le sergent à Guyenne.

Je n'ai pas le temps de vous envoyer des copies des lettres de milord Loudon. M. de Vaudreuil vous les montrera. Elles exigent une réponse. J'envoie à M. de Vaudreuil la sienne el la mienne. Milord Loudon a l'air de vouloir ne pas vouloir. Fesch :: n'étoit pas encore arrivé. Mes réponses onl eu l'approbation de l'intendant. Je vous envoie mes lettres pour Lapause, d'Hébécourt, à cachet- volait, ainsi que celle pour le chevalier de Beruetz. Faites donner par Martel (c'est convenu avec l'intendant), les vingt-quatre chemises, coton et vingt-quatre paires de bas que La Rochebeaucour donnera comme libéralité de ma part. Je vous joins une copie de ma lettre au marquis de Vaudreuil et d'un mémoire que je lui envoie pour d'Hébécourt ; ne faites pas sémillant, mais si vous le trouvez bien, dans l'incertitude envoyez-le et ajoutez.

MONTCALM

Post-scriptum non autographe: — Je prie M. le chevalier de Lévis de donner des ordres à M. de La Rochebeaucour, relatifs à ce que je lui écris pour Royal-Roussillon.

* Ce devait être le même Fesch dont Désandroiuns fait un 31 bel éloge. (Note de V éditeur.)

[Autographe ]

Québec ", le 10 mai 1758.

Pontleroy, ingénieur de la Nouvelle-France, parti de Louisbourg le 27, arrivé sur un brigantin chargé de soixante-dix soldats de Berry, vingt milliers de poudre et deux cent cinquante quarts bœuf salé, est arrivé hier, et voilà des nouvelles. A quoi j'ajouterai que les lieutenants généraux de l'armée du maréchal de Richelieu sont: le comte de Noailles, Du Mesnil, due de Duras, etc., et sont les plus forts.

M. Rouillé s'est démis de sa place de secrétaire d'Etat, donnée à l'abbé de Bernis ; il reste au conseil et surintendant des postes.

Le cardinal Tavannes, grand aumônier.

Le général Brown est mort.

Lettre de M. de Moras simple et honnête sur les r\ énements de l'hiver.

Voilà, mon cher chevalier, réponse à votre lettre du 13; remerciements de vos nouvelles.

Le comte de la Marche, comme un César, a la tète îles grenadiers.

Les politiques de Paris commencent à craindre que nous n'écrasions trop le roi de Prusse,

On ne peut avoir plus d'amitié pour vous, mon cher chevalier.

* Montcalm, parti 'I'- Québec le 20 février) y était donc m l i . n. lu. i .Y"/. ,/, l'éditeur.)

Le conseil de guerre dans cette semaine ; ils y sont embarrassés.

Si la nouvelle est vraie, Chouaguen, ou surprise du fort George, • ou de Frontenac, ou de Niagara.

Cette lettre n'est pas signée).

[Autographe]

Ce 17 mai 1758.

Je vous ai écrit hier, mon cher chevalier, par M. Martel qui va en barque pour vous faire part des nouvelles de France, venues par la voie de Louisbourg par l'arrivée de Pontleroy, ingénieur de la Nouvelle- France.

Grande bataille eu juin. Le roi de Prusse quitte son siège pour aller attaquer le général Daun. Ses troupes attaquent sept fois un camp retranché, et repoussées avec perte. Le prince Charles poursuit avec trente-six mille hommes le général Keith, qui lève le siège et il bat l'arri ère-garde. La Bohême abandonnée, l'armée prussienne se retire en désordre en Saxe.

Soixante-dix mille Eusses dans la Prusse ducale.

Le 26 juillet, Cumberland défait par le maréchal d'Estrées. Il nous en coûte deux mille cinq cents hommes, Villemur, La Vauguyon, Laval-Choiseul,tués, Belsunce, Bréhant, Lomont (?), bien blessés; les Anglois,

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sept mille hommes, perte de leur artillerie, drapeaux, C'est d'Armentières et Chevert qui ont tourné les lignes.

Le maréchal de Richelieu à l'année du Mein,que les gazi ttes donnoient au maréchal de Mirepoix.

Elle s'assemble .-"11- Landau. La composition de ses officiers-généraux mitonne: le comte <!> Noailles le premier, Du Mesnil, etc. Monteynard maréchal des logis, Redmont de la cavalerie, La Rochambeau de l'infant

L'abbé de Bernis les affaires étrangères; Roiiïllé reste au conseil, la surintendana de postes.

La reine de Hongrie cède Nieuport, Ostende, où nous avons déjà six bataillons et un dépai 1 marine.

M. de Gisors, envoyé à Oompiègne, porter la nouvelle de la bataille.

M. de BLersainl el ; de < laumont onl pris onze cents nègres aux Anglois.

Le cardinal de Tavannes grand aumônieT.

Le Roi ne s'ennuie pas de tenir les sceaux.

Les Anglois ont paru le 19, 20, 21 août, ! reparus le 20 septembre, rentrés.

J'ai vu une réponse de .M. du Bois de la Mothe au \ m treuil.

Je vous fais mon compliment sur h succès et les conquêtes faites par les troupes du Roi, commandées par M. h marquis di Montcalm Je suis sûr qu'en lui annonçant l'événement, à peine lui avait-il |

• 1 1 ■ 1 1 ige esl souligné dans l'original,

moi. Le ministre lui écrit une lettre où il y a un mot honnête pour moi, il ne me la montre pas, mais bien à toul le monde à la vérité. Péan me la donne à lire. Vous serez content de mon mémoire sur Québec.

Adressez-moi vos lettres pour la France du 1er au 5 le plus tard.

Pontleroj sera tenue et se conduira bien et agira de concert avec nous ; car il ne renonce pas à la France et veut tenir au corps royal. Demain je donne à dîner au génie et à l'artillerie.

Schuyler et Martin vont à Montréal avec des Hurons, et de là à Carillon pour passer de suite à Lydius. Faites-leur, je vous prie, politesse. Martin a de l'esprit, fiin's bougrus. Prévenez d'Hébécourt de leur faire politesse, mais de suite filer pour ne pas le laisser examiner. Martin est officier d'artillerie. Il faudroit même leur faire éviter Saint-Frédéric. Je ne sais si on aura eu cette attention ici. Dites-le à M. Duplessis.

On vouloit me mettre du conseil de guerre ; avis de l'évêque ; mais je me suis expliqué qu'on auroit dû me propioser celui de Stobo, qui n'étoit d'aucun corps, mais qui/ dans celui-ci l'ordonnance me défend et à tout officier des troupes de terre d'en être.

Pardon, si j'écris si mal. Dites à La Eoche que j'ai reçu sa lettre qui n'exige pas de réponse.

(Cette lettre n'est pas signée).

L36 l i.l HtES DU MABQUIS DE MONTCALM

LXTII

< le mardi matin.

Xnus ;i vous actuellement, mon cher chevalier, de quoi habiller trois mille neuf cents hommes; mais nous n'avons reçu que pour environ cent officiers de nos six bataillons. Monsieur l'intendant fait une répartition bien égale pour les six bataillons dont il m'a envoyé le tableau. Il fait passer, avec l'habillement du soldat, le sixième qui revient à Guyenne et à Béam.

Je travaille actuellement à faire la carte de ce qu'il faut par bataillon pour traiter égalemenl chaque officier. Je voulois même que Monsieur l'intendant attendit à distribuer à l'année prochaine; mais il veut débarrasser les magasins du Roi. Tl gardera seulement la portion qui revienl à la Sarre et à Royal-Roussillon. Comme chaque officier ne pourra être fourni cette année, je prie Messieurs les commandants des bataillons de Guyenne et de Béam de ne rien distribuer, que je n'aie envoyé un règlement pour éviter les plaintes et importunités sur les préférences. Je vais vous faire part de mon avis, et je vous prie, mon cher chevalier, de me faire pari du vôtre.

Distribuer de préférence aux lieutenants, enseignes et sous-lieutenants de quoi taire un habit.

Le drap gris pour habiller des domestiques ou redingotes aux capitaines, ainsi que les chapeaux. Ordonner à l'officier-major de tenir une note de ceux qui auront eu, ei une note de ceux qui sont en droit de recevoir à lii première distribution, n'ayant pas eu à celle-ci.

Prier les uns et les autres de ue rien céder ni vendre de ce qui leur aura été donné qu'à leurs camarades du même corps, sur le pied que le Roi le leur donne, étant l'intention du Eoi que la distribution de ces effets soit uniquement pour les officiers de ses troupes.

A la Prairie, le 8 au soir, mai ou juin 1768.

Vous voyez, mon cher chevalier, que je me hâte lentement. Le bruit de Chambly et d'ici est que l'on a appris par des Acadiens envoyés par Boishébert, et qui ont passé naturellement à Gaspé, que l'ennemi n'y a jamais bâti de ville, qu'il y a détruit jusqu'à une chapelle, et qu'il en est reparti. Ainsi si cela est, comme je le souhaite, l'intendant vous devra un louis.

Ce cher intendant compte la Belle-Rivière prise.

L'armée de Duplessis a abandonné Frontenac légèrement ; mais on est convenu de dire que c'étoit par ordre.

L'ambassade des Cinq-Nations n'a abouti à rien qu'à du verbiage. Le capitaine Lotbinière, ci-devant ingénieur, a conduit les Anglois jusqu'à Chambly qu'il a fait admirer au capitaine Martin, en l'assurant que Carillon étoit deux fois plus fort. Schuyler ramène toutes les p.. . de l'armée angloise. Mes compliments à vos Messieurs.

A Saint-Jean, ce 2<\ juin 1758.

Mauvaise nouvelle, mon cher chevalier. Vous pourriez être plus utile vers la Belle-Rivière que partoul ailleurs. Mes vœux et mon amitié vous accompagneront en tous lieux. J'ai connu M. de la Houlière autrefois. 11 me semble qu'à envoyer un commandant des I quoique cet officier ail du mérite et quelque réputation,

j'eusse voulu Ul) utlieier d'une autre étoffe et d'un nulle

ton. On ne peut vous être plus véritablement devouéque je vous le suis, mon cher chevalier. Mes complimenta à vos compagnons d'armes, MM. de Senezergues el de Rigaud, etc.

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