LXV
I autographe |
Ce 30ootobre 1758 '.
Les derniers bâtiments partenl de demain en huit. Monsieur le général partira mercredi jeudi ou vendredi, M. de Bourlamaque esl arrivé hier au soir; la Heine avant-hier. M. de Bourlamaque a paru contenl de mes dépêches. J'ai écril une bonne lettre à M. le maréchal
• i .., Reine, en 175 n embre, il faut
donc que cette lettre soil de 1757. (Non
de Mirepoix à votre occasion et sur la matière générale ; la lettre se fera lire. Je n'ai pas renoncé à Montréal pour l'hiver; j'y envoie au contraire mon valet de chambre soigner mes provisions. Ce n'est pas qu'il n'y ait bonne compagnie ici, mais il faut qu'un général se partage, et j'aurai le plaisir de voir mon chevalier de Lévis, que j'assure de mon attachement aussi sincère qu'inviolable.
Pardon du désordre de ma lettre, mon chevalier. Je veux profiter du départ de M. de la Roche- Vernet pour vous écrire ce que je fais, de chez M"" de la Naudière.
(Cette lettre n'est pas signée).
A Montréal, le 21 décembre 1758.
J'ai l'honneur, mon cher chevalier, île joindre à cette lettre le mémoire de M. de Senezergues qui porte sur trois principes également taux. Le premier, que les corps sont libres de donner le détail à qui bon leur semble. Cela a été en usage et permis dans l'infanterie et n'existe plus depuis une décision de 1740.
Le second, quele corps ne peut pas perdre les avances faites par le trésorier. Heureusement pour l'infanterie, ce principe n'est pas admis. Elle a toujours besoin d'avance ; on n'y en feroit jamais. C'est à elle à choisir aussi bien son major qu'un particulier tâche de choisir son fondé de procuration.
Le troisième, de distinguer les privilèges des trésoriers avec ceux des munitionnaires; ce qui est contraire aux usages et aux exemples.
J'ajouterai que tout ce qui s'applique eu Europe aux majors, doit s'appliquer aux aides-majors qui les représentent, comme les commandants de bataillons représentent les lieutenants - colonels J'approuverai cependant que la décision du différend entre le régiment de la Sarre et M. Maurin soit renvoyée ou à l'intendant à qui je n'ai jamais parlé ou au ministre.
Je joins à cette lettre une copie de l'ordonnance pour. l'amnistie avec le certificat de publication. S'il se présente quelque soldat pour en jouir, Marcel a une minute de certificat a expédier.
Si le Père Gourdan, missionnaire à Saint-Régis, paraît, il faudroii lui parler de deux soldats de Guyenne qui ont disparu au mois de mars. Le Père Gourdan savoil au mois d'avril "ù il- étoient ; il ne peut l'ignorer depuis, et il serait bon de les ravoir. Il y en a un de la Sarre qui est dans l'île, soupçonné d'avoir donné un coup de hache. Il ne peut décemment paraître à la compagnie de la Ferté, ou l'on ne le souffrirait pas ; mais il a été convenu avec M. le marquis de Vaudreuil qu'on le feroil jouir de l'amnistie, s'il se présentbit, et qu'on lui délivreroil un congé absolu, à la charge de rester dans la colonie où on lui donneroit une terre a défricher.
M. le chevalier de Lévis aura la bonté de signer la demande des réparations nécessaires pour entier en campagne aux bataillons de la Sarre, Guyenne et Béarn. J'ai signé celui de Royal-Roussillon. J'ai rejeté toute
demande pour effets particuliers perdus ; malheur à l'officier et au soldat qui le remplaceront avec de l'argent ! A l'égard des demandes de chapeaux, couvertes, absolument nécessaires à remplacer, ce que l'on doit délivrer à ce bataillon remplit cette article.
La complaisance de M. Martel l'hiver dernier, à mon iusu, et l'avidité de M. Fels, fournisseur des drogues, avoit commencé l'hiver dernier un abus contre lequel Monsieur l'intendant en a écrit à M. Martel, ce qui est cause qu'étant refusé par lui, (ils) sont venus à moi sur un article que j'ignorais. J'ai grondé et refusé. Marcel est très instruit de cela, Il suffit que le chirurgienmajor de chaque bataillon ait des drogues usuelles pour les cas imprévus. C'est à lui à en répartir dans les quartiers et à s'en faire rendre compte, sans autoriser tous les fraters à faire des demandes particulières, dont quelques-unes se montoient déjà à deux mille livres.
Les affaires ou pour mieux dire petites tracasseries courantes, sont :
1° Altercation entre le Père Eoubaud et M. de Matissart, sur des grâces achetées par les Jésuites, et les habitants refusent de remettre par l'obligation de nourrir le. soldat. Le fond de la question regarde M. le marquis de Vaudreuil. J'ai écrit au Père pour l'apaiser sur la forme, et à Matissart sur les égards dus.
2° Les plaintes de l'hôtesse de M. de Boisset. Suite du petit intérêt de la boisson occasionnée par une visite du chevalier de la Corne, qui en a été témoin et qui se plaît assez dans le désordre pour s'en être amusé. En définitive, si tout ne se peut concilier dans ce quartier, il n'y a qu'à faire changer la compagnie avec celle de
d'Estor, et en user de même à l'avenir vis-à-via les commandants inquii ssiers.
3° La demande du curé de Lougueuil. Ma réponse nue M. le chevalier enverra lui apprendra le sentimenl de M le marquis de Vaudreuil. [1 en agira ce] dans cette occa ion i imme bon lui sembL rà, sun anl l'exigern :
1' Le dérangement de M de Fontaine. M. de Bellecombe lui fera part de l'avis de M. le marquis de Vaudreuil el du mien, pour li i tre en prison
jusqu'à l'entrée de campagne. A cette occasion verai à M. le chevalier de Lévis que M. de Liébaut, peu aimé dans son : prit pour
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en onl moin -. Pour peu qu'il donne prise sui duite, il Faudra en profiter pour le punir exemplairement.