CX XXI
31 juillet 1759.
Je vais faire prendre les armes, mon cher chevalier, aux troupes. Vous pouvez garder Royal-Eoussillou, qui descend la tranchée.
Je vais faire avancer Guyenne, qui descend la tranchée.
31 juillet 1759.
J'allois, mon cher chevalier, vous faire la même proposition que vous m'avez faite. J'ai exécuté vis-à-vis les troupes ce que vous me marquez. Je veux vous laisser dormir ; vous devez en avoir besoin ; j'irai cependant vous voir sur les onze heures. La compagnie
de grenadiers de la Sarre est partie à une heure et demie pour aller à son poste ; ainsi vous les avez avec son bataillon. Vous pourrez leur faire le cadeau de les faire rentrer un peu plus tôt.
.Avertissez toutes les troupes que sur un billet de leur officier-major on donnera le coup d'eau-de-vie. Un seul officier-major intelligent pourroit venir avecun état de tout ce qui compose votre gauche, même le régiment de la Sarre, à moins qu'il n'aime mieux le trouver ce soir à la descente de sa garde.
J'ai ordonné à M. de Lusignan d'aller faire l'examen de toutes les munitions des troupes et des batteries et d'y mettre ordre et remplacement. Recommandez à Beauchâtel et Charly de rassembler les outils.
Saint-Simon et le nouveau gergent d'artillerie, ainsi que les canonniers, m'ont paru avoir bien servi; que l'un des deux vienne dans la journée chez moi régler et chercher une gratification.
J'ai ordonné à Lusignan de voir en quel état sont les carcassières, et, s'il y a des canons encloués, ils seront aisés à désenclouer, attendu les mauvais clous.
L'eau-de-vie se prendra chez le munitionnaire.