‹ Collection des manuscrits (volume 4)Chapitre 22 sur 26 · CX XXIV · texte numérisé non relu

CX XXIV

Ce 31 juillet L759, à -ix heures du soir.

Je doute d'une attaque pour ce soir, mon cher chevalier. Vous avez Royal-Roussillon à portée de vous ; Guyenne va bientôt s'ébranler pour relever la tranchée ; ainsi vous auriez dans le moment assez de troupes sous la main.

Vos volontaires seront augmentés demain avec Penseus. Vous faites la guerre à l'œil, et il n'y a rien de mieux. Les compagnies de grenadiers sont aussi campées à la droite de Guyenne, par conséquent, plus rassemblées et plus prêtes à marcher. N'y auroit-il pas

à craindre qu'ils ne cherchassent à longer le long du bois, pour passer plus haut que M. de Repentigny, vers Rimbaud ou Herbin, et ces postes sont-ils bien alertes ?

MONTCALM

S'ils ont plusieurs colonnes, l'une pourrait fort bien amuser le poste de M. de Repentigny, tandis qu'une autre marcherait au poste de M. Herbin.

31 juillet 1759.

J'envoie à M. le chevalier de Lévis la seconde lettre de M. de Vaudreuil, que j'ai reçue en chemin, et je le prie de me renvoyer la compagnie de grenadiers de Languedoc. Je resterai ici à voir un peu la décision, et j'écris à M. de Senezergues de défendre que personne ne sorte du camp. Faites-en de même.

MONTCALM

J'ai décacheté votre lettre afin que le major-général la lût en passant.

31 juillet 1759.

Je vous envoie la réponse de M. le marquis de Vaudreuil et le billet que M. de Senezergues m'éerivoit. Si c'est une tentative qu'ils ont faite pour débarquer du côté de Dumas, nous ne tarderons pas à en avoir des nouvelles, et je vous les ferai passer.

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