‹ Collection des manuscritsChapitre 12 sur 57 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

M. JAMES ABERCKOMBY AU MARQUIS DE MONTCALM

Garni) at Lake George, 21 st Julv, 1758. Sir,

I bave the houour to acquaint y ou by lieutenant Small, the bearer of this letter, that cap tain Bonneau, lieutenants Jaubert, La Eoclielle, le chevalier de Eésie and le chevalier Bernard, MM. Granetaud Rémillat, cadets, together witli 144 non-commission ed officers and private men of the troops under your command, were taken

234 LETTRES ET PIÈCES iULITAIEES

prisoners iu the affair of tlie 6th, who hâve been treated with ail humanity and care, and I make no doubt but You will do the same to any English officers or soldiers, who may hâve fallen into your hands.- I beg you will be pleased to send me a hst of the ofticers by the bearer with the number of private men.

The flag of truce, which conveys this letter to Your Excellency, accompanies hkewise col. Schuyler and captain Martin, who hâve been detaiued by me till noM' with no other view than that of accommodating some of your officers, who had sohcited me to propose the exchange. I offered the marcjuis de Yaudreuil, and seemed confident His Excellency would gladly come into it ; but, as he has refused to acquiesce to that proposai, I now return you the above gentlemen, and to convince Your Excellency how désirons I am to cany on the war in this country with the same humanity and generosity it is in Europe and ought to be everywhere, I hâve not scrupled at the instance of captain Bouneau, to suffer him to return to Canada, on his parole, in order to settle his affairs ; for which purpose I hâve granted him six months, at the expiration of which, if he is not sooner exchanged, I shall expect him back at New- York. Meauwhile I would likewise recommend it to Your Excellency, if you are inclinable to an exchange, to let me know your proposais thereupon, by the return of the flag of truce, as you must be sensible, that whatever good treatment prisoners may meet with during their capti^dty, they must nevertheless labor under Rreat anxieties.

[ Traduction]

M. JAMES ABERCROMBY AU MARQUIS DE MONTCALM

Du camp du lac George, le 21 juillet 1758. Monsieur,

J'ai riionneur de vous informer par le lieutenant Small, porteur de cette lettre, que le capitaine Bouueau, les lieutenants Jaubert, La Rochelle, le chevalier de Résie et le chevalier Bernard, les sieurs Granet et Eémillat, cadets, avec cent quarante-quatre bas officiers et soldats des troupes qui sont à vos ordres, ayant été pris à l'affaire du 6, ont été traités avec toute l'humanité et tout le soin possibles. Je ne doute pas que vous n'en usiez de même à l'égard de tous les officiers ou soldats anglois qui seront tombés dans vos mains. Je vous prie de m'envoyer par le porteur une liste des officiers avec le nombre des soldats. Sous l'escorte qui conduit cette lettre à Votre Excellence sont aussi les colonel Schuyler et capitaine Martin, que je n'ai jusques à présent retenus que dans la vue de faire plaisir à (juelques-uns de vos officiers qui m'avoient sollicité pour que je proposasse l'échange que j'ai oftert au mar(|uis de Vaudreuil. Ils sembloient convaincus qu'il l'accepteroit avec plaisir. j\Iais, comme il a refusé la proposition, je vous envoie les deux prisonniers ci-dessus, pour convamcre Votre Excellence du désir que j'ai que la guerre se fasse ici avec humanité et

générosité, comme elle se fait en Europe, et comme elle doit se faire partout.

Je n'ai point balancé d'après les instances du capitaine Bonneau de lui i)ermettre de retourner sur sa parole eu Canada pour arranger ses affaires, et je lui ai, à cet effet, accordé six mois ; lesquels étant expirés, si dans l'intervalle il n'est pas échangé, j'entends qu'il sera de retour à New- York. Eu attendant, je prie Votre Excellence, si vous étiez porté à un échange, de me faire connoître vos propositions à cet égard par le retour du porteur de cette lettre.

Vous devez sentir que quelque hon traitement que reçoivent des prisonniers dans le lieu de leur captivité, ils ont toujours beaucoup à souffrir.

Sir,

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