D'ANTONGIL DE TROIS NAVIRES HOLLANDAIS DE LA
FLOTTE DE L'AMIRAL VAN NECK, EN i5'.»8«.
Poussés vers le Nord par les vents et gônés par la forte houle de la mer, nous nous sommes trouvés inopinément si près de l'île de Sainte-Marie qu'il aurait été insensé de ne pas nous y ravitailler, toutes sortes de provisions y étant, d'après ce qu'on disait, très abondantes, principalement les fruits qui
1. Dans le tome I de celte Collection, nous avons iU\\ii donnr le récit de la relilclie à Madagascar de trois navires de la lloUe de Van Nock, j). -ito-itT illettweede lioeck Joitniacl, etc.^ •251-252 (Argensola, Couqiiisla de las Molucas) et 252-253 (ln(U3r oricntnlis quarta pars). Celui que nous donnons ici et que nous devons à l'obligeance de M. J. W. Yzerman, président de la Société royale néerlandaise de (léograj)hie, est traduit sur le « Journal » même de Van Neck, qui est conservé aux ïïijicsarchief ou Archives de l'État de la Haye {a) et a été publié par le D"* H. T. Colenbrander dans le DuUetin de la Société d'Histoire dTtr^cht {Uijdra<jen en Medcdeelintrn, XXI, 1900:; il contient des détails plus circonslanciés et raconte les faits un peu autrement que les précédents : il semble que le vaisseau-amiral était un de ces trois navires, puisque Van Neck et Cornelis Heemskerck, son « commis », étaient à bord de l'un d'eux et non pas, comme disent les autres relations, à l'Ile Maurice; un de ces navires esldénominé «« le Lion »>, tandisqueles autres parlent (t. I, p. 240) seulement du '< Maurice »,de « la Hollande » et de « l'Overyssel ».
{a) Luc copie de ce ■ .loiini.il » avait été donnée au ï\ijk$archiefti\ 1867 par M. J. G. (ileichin.in, mais ce Wv^i qii*en lyOV que le manuscrit original a été acheté à une vente publique.