‹ Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (volume 3)Chapitre 21 sur 23 · VI · texte numérisé non relu

VI

d'Angletkrre, datée de Philadelphie le 10 avril 1700. — Le gouverneur Penn a réussi à s'emparer des pirates qui s'étaient établis à Hore Kills et qui étaient en relations constantes avec les navires corsaires passant dans ces régions, venant à leur aide de toutes manières. Dernièrement, ils ont fourni des vivres et des hommes au Capitaine William Kid [célèbre pirate *].

Ils sont en prison et vont passer en jugement. Il serait utile que le Parlement d'Angleterre promulguât une loi à l'égard de ces écumeurs de mer.

En ce moment, on attend des pirates de Madegazer [Madagascar], qui viennent à bord de deux navires de New-York; des sloops sont tout prêts sur nos côtes [de Pennsylvanie] pour les prendre avec leurs trésors et leurs rapines et les porter en lieu sur. Je reiirette bien de ne pas avoir le moindre petit bateau pour les poursuivre (loc. vit,, p. 340).

4" Sî PPLIQUE DES ARMATEURS ANGLAIS AU Roi d'AnGLETERRE I»oUR nC'ON PUNISSE LES PIRATES DE MADAGASCAR (1701-1702). —

Un navire anglais, le Beckfonl, a été capturé à Madagascar par les pirates, ainsi que son équipage. Les armateurs ont adressé au Roi d'Angleterre une supplique afin que des ordres soient donnés pour qu'on saisisse ce navire et son équipage, quand il viendra dans un port anglais, et afin que les pirates soient punis conformément à la loi (loc. cit., p. 4o3).

1. Voir tome III de celte ColL Ouvr. anc. concernant Madagascar^ p. 543r)4r>, 027 et 030.

CMNCKUNANT MADAOASCAIl

Voici la cafte de la rade de Toulier [Tuléar], telle que je Tai re lovée :

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A. Pointe iie la baib de Saint Augustin. -- IJ. Le hécif le plus oriental. — C. Pointe oaïKNTALE du uécif occidental. — D. Le mont de la Table. — K. Has-fond sua lkquel ne peut passer aucune barv^ue. — F. Pointe sudoue^t du hkcif. - (i. Pointe basse ou pahtie avancée du pays de Toulier lTui/;ar1. — n. r.uiyiE avec une rivière d'eau douce. — De 0 A H, la plagk est bordée de taillis. — L Dunes.

Vers (juatre heures, le vent tourna au Nord el, ne pouvant atteindre le mouillage de Toulier [Tuléar] qui était tout proche cependant, nous laissâmes tomber Tancre. Ce ne fut que le lendemain mardi, après avoir couru quelques bordées, que nous avons enfin mouillé devant Toulier [Tuléar] à une heure fie raprrs-midi |>ar un fond de o brasses, de bonne tenue.

Pendant ces deux jours, nous avons dépensé 2 litres d'arack.

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Fjiic e in^-r est Lnftf^t; riaim.-iox aaiîibî»^* te^k «jae nts. -î^j^ii-s. Juictef. 3llll>^-po^û^. s:ijri>ii>>Gts êa«>nnes, ftM2rmis bUn- •an-* emiLres et iiicri*s, siiir^er»*ifc». *<^qH^at5, lêzar^ls. cn><M>iîl^fs- si£Lr .^' (noter m»? indoitie «fc vers et ti'aatn» insectes

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CONCEHNANT MADAGASCAR 193

préfère des fusils, lautre de la poudre, etc. Or il est à prévoir que, lorsque la cargaison sera complète, il en restera qu*il faudra ramener au Cap : dans un navire comme le nôtre, il n'y a pas une place suffisante pour ramener les marchandises restantes.

9° Les dépenses en dons et cadeaux ne sont pas plus grandes pour un petit que pour un grand navire, qui peut ce|)endant contenir un bien plus grand nombre d'esclaves, de sorte qu'il y a tout avantage à avoir un navire d'un fort tonnage.

Telles sont, à noire avis, les principales raisons du peu de succès qu'a eu notre traite pendant ce voyage.

Nous jugeons donc que, pour bien servir les intérêts de la Noble Compagnie, il serait bon d'envoyer dans cette île une frégate ou quelque autre navire de pareilles dimension et importance. Il faudrait offrir au roi des présents plus considérables que ceux que nous avons pu lui faire, car il y tient beaucoup et les Français savent s'attirer sa faveur par des cadeaux importants.

11 y aurait lieu également de nous permettre de choisir des

fusils et des pierres qui seraient au goût des indigènes. En

effet, quelque maniable et quelque bonne que soit une arme,

le plus futile défaut suffit pour «jue les Malgaches la refusent :

une simple rayure, un fut un peu gros, ce qui leur déplaît

fort, etc., suffisent pour qu'ils refusent absolument de la

prendre. Nous n'aurions jamais réussi a leur faire accepter, à la

fin de notre séjour, certains fusils qu'ils avaient refusés au

commencement, n'eût été que le matelot déserteur Jau Goverts

Croes, qui est ébéniste de son métier, n'en eût aminci la crosse

à leur convenance; toutefois, ils ne veulent sous aucun prétexte

des fusils de Zélande, de Rotterdam, de Hoorn et d'Enkhuizon,

car, si bons et si beaux qu'ils j)uissent être, il suffît qu'ils soient

marqués aux armes de ces provinces et villes, pour qu'ils les VI. . 13

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:- - i * : - - -' .'- -r. • 'i.:.. :e [-«^le* a qaeue «le cuivre. »le

•>^i:i* i'.x f fr*e:.t* [^^rur le^ rois, il faudrait Je belles armes.

CONCKHNANT MADAOASCAH 19S

telles que mousquets, pistolets et sabres, une couple de moules à balles, une grande loupe, de la toile fine, quelques pièces de soie claire à fleurs d'or, quatre bons bouledogues, quelques belles tables et quelques beaux sièges, une chaise à porteurs et des bibelots de peu d'importance.

Quant à l'arack, la provision devrait être plus considérable qu'elle n'était celte fois, et il serait préférable qu'elle fut en dames-jeannes, vu que les indigènes gardent les bouteilles avec la boisson.

Pour satisfaire aux demandes des quémandeurs, ainsi que pour vôtir les esclaves, nous aurions besoin de « folas » [d'étofles de laine].

Tels sont, en somme, les renseignements que, d'après notre récente expérience, il nous paraît nécessaire de donner à Votre Excellence pour réussir, à l'avenir, dans la traite des esclaves à Madagascar.

Nous devons ajouter ce qui suit : Le capitaine français Saveille nous a appris que lile de Mozambique fournit de bien meilleurs esclaves que l'île de Madagascar et cpie c'est de là (|ue les Français tirent leurs bons esclaves. Le prix y est de iO piastres espagnoles par tète, hommes et femmes indistinctement, mais il faut y agir avec beaucoup de circonspection et de [)rudence, car les Sud-Africains sont éminemment voleurs et sanguinaires. Les Portugais ne permettent à personne d'y trafiquer sans la licence du Hoi.

En terminant, nous dirons que le nombre des esclaves que nous avons achetés tant à Toulier [à Tuléar] qu'ici [à la Baie de l^ombétoke], a été de 07 hommes, dont 9 sont morts ou ont déserté; il en reste donc ;>8, aux(|uels il faut ajouter 8 femmes et 7 jeunes garçons, ce qui fait un total de 73 esclaves, parmi lesquels il y a îi potiers.

jF.r.:' t> N.c*,ié3rtE ITH : N'iii-'î :!ooim«^ parti:» <f: matin f.ar iin Ti^nt «r**!*!. fai:»aat nxitiç ver» ie N--E- (RijL^ar^rhief.

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