‹ Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (volume 4)Chapitre 82 sur 102 · LE PIRATE WILLIAM KID À MADAGASCAR ET AUX COMORES · texte numérisé non relu

LE PIRATE WILLIAM KID À MADAGASCAR ET AUX COMORES

Vers 1688, époque à laquelle les pirates infestaient la mer des Antilles, le capitaine Kid1 commandait dans ces parages un navire de guerre ; s'étant fait en plusieurs circonstances remarquer par son courage et par son habileté comme marin, Lord Bellamont, gouverneur des Barbades, arma un bateau dont il lui confia le commandement, avec une commission royale pour donner la chasse aux corsaires et le droit de s'emparer des navires de commerce français qu'il rencontrerait, vu l'état de guerre où étaient alors les deux nations.

Kid quitta Plymouth en mai 1696 sur le navire YAdvenlure, armé de 30 canons et avec 80 hommes. Il fit voilç pour New- York et s'empara en route d'un bateau français; dans ce port, il augmenta son équipage qui fut porté à 155 hommes, à chacun desquels il promit sa part du butin futur. Il alla d'abord à Madère pour y prendre du vin et diverses provisions, puis à Bonavista, une des îles du Cap Vert, où il se procura du sel, et à Santiago, une autre île du même archipel, où il se munit de vivres.

Quand il eut terminé ses préparatifs, il fit voile pour Madagascar, le repaire bien connu des pirates. Sur sa route, il rencontra l'amiral Warren, qui commandait une flotte de trois navires de guerre et auquel il fit part de sa mission ; il navigua de conserve avec lui pendant deux ou trois jours, puis il le quitta et prit le chemin le plus court pour gagner Madagascar,

1. William Kid est un des pirates dont le nom a été le plus populaire au commencement du xvm° siècle, à cause du jugement retentissant qui fut prononcé contre lui et de son exécution à Londres.

où il arriva en février 1696, neuf mois après son départ de Plymouth.

A cette époque, la plupart des navires pirates étaient au loin en mer en quête de butin et, malgré ses efforts, le capitaine Kid n'en trouva pas un seul aux alentours de File; aussi, après avoir fait de l'eau et des provisions, se décida-t-il à tenter la chance sur la côte de Malabar, où il atterrit au mois de juin suivant, quatre mois après son arrivée à Madagascar1. Pendant celte croisière qui n'eut pas de succès, il toucha quelquefois à l'ile de Mahala [Mohély], quelquefois à celle d'Anjouan qui est à mi-chemin [!] entre l'Inde et Madagascar. Comme ses provisions s'épuisaient et que son navire avait besoin de réparations, il emprunta pendant qu'il était à Anjouan une somme d'argent à des Français qui avaient perdu leur bateau, mais qui en avaient sauvé la cargaison, et, avec cet argent, il acheta les matériaux nécessaires à la remise en état de son navire.

Jusqu'alors Kid n'avait pas fait acte de piraterie, quoiqu'il en eût eu plusieurs fois l'occasion, mais quand son bateau eut été remis en bon état, il quitta Anjouan et se mit à piller les navires

1. A cotte époque, les forbans étaient en bons termes avec les gouverneurs anglais. « Depuis le départ de M. le directeur Pilavoine L directeur du Comptoir français de Surate] pour Goa, qui fut le 25 juillet 1696, il n'est pas arrivé de grands changements; il est toutefois bon de faire voir la conduite que les Mores tiennent à l'égard des nations depuis que les Anglais ont eu la lâcheté de se laisser mettre les fers aux pieds. Il est vrai que cette nation a perdu le cœur depuis qu'elle a perdu l'honneur et qu'elle s'est mise à pirater les mers des Indes, il y a environ dix ans, ce qu'elle continue de faire avec si peu de honte qu'il n'y a pas deux mois [en octobre 1090] on a vu arriver à Bombay les vaisseaux qui en ont pillé deux de leurs propres courtiers et les ont brûlés ensuite à Aden, quoiqu'ils eussent le pavillon anglais, un passeport et sept à neuf Anglais dans chacun. C'est ce qu'on aurait peine à croire, si l'on n'était persuadé que le gouverneur de cette ville est entièrement à eux et qu'il participe à ces vols (Lettre écrite à la Cifi d'Orient par les marchands du Comptoir de Surate en date du 30 nov. 18'JG, Arch. colon. , Correspond, générale, Inde, 10i>2-10'.)8, fol. ISSj.

qu'il rencontra, d'abord dans les parages de la mer Rouge, puis le long de la côte de Malabar. Il s'empara notamment d'un navire de commerce arabe, le Queda, dont l'équipage comprenait trois Européens et de nombreux Indiens et Arméniens et dont il vendit la cargaison 10 000 livres sterling [250 000 francs].

Kid mit quelques-uns de ses hommes à bord du Queda et fit voile pour Madagascar avec ce navire et le sien. Aussitôt qu'il y fut arrivé et qu'il eut laissé tomber l'ancre, il vit venir à bord un canot amenant plusieurs Anglais qu'il avait autrefois connus intimement et qui, après l'avoir salué, lui dirent qu'on les avait prévenus qu'il avait mission de les prendre et de les pendre, ce qui, ajoutèrent-ils, ne serait pas bien de la part d'un vieil ami. Kid dissipa leurs craintes, en leur jurant que tel n'était point son projet, que maintenant, au contraire, il était sous tous les rapports leur frère et qu'il piratait tout comme eux, et, faisant venir une bouteille de « bomboo », il but à la santé de leur capitaine.

Ces Anglais appartenaient à un bateau pirate appelé la Résolution, commandé par un certain Culliford, qui était à l'ancre non loin de là et qui n'était autre que le navire de commerce Mocco. Kid alla avec eux & leur bord et leur promit aide et amitié; Culliford de son côté vint à bord du navire de Kid, qui, pour lui prouver la sincérité de ses dires, lui donna divers objets indispensables dont il avait besoin pour reprendre la mer, notamment une ancre et quelques canons.

VA aventure était si vieille et en si mauvais état qu'il fallait toujours avoir deux pompes en service; aussi, Kid transportât-il tous les canons et toutes les armes à bord du Queda dont il fit son navire de combat et, de même qu'il avait partagé l'argent entre ses hommes, il partagea entre eux le reste de la cargaison. Peu après, la plus grande partie de ses compagnons l'abandonna; quelques-uns allèrent à bord du navire de Cullim. 35

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ford, d'autres se retirèrent dans l'intérieur der Madagascar, si bien qu'il ne lui resta plus que quarante hommes. Il mit cependant à la voilé et atterrit ,à Àmboine, une des lies hollandaises i épices, où il apprit que le bruit de ses hauts faits était parvenu jusqu'en Europe. La piraterie avait pris à cette époque une telle extension que le roi d'Angleterre fit une proclamation dans laquelle il offrit le pardon à tous les pirates qui se soumettraient avant la fin d'avril 1699, exception faite d'Avery et de Kid. A son départ d'Amboine, Kid ignorait cette proclamation, et, comme il avait divers passeports pris sur des navires français capturés en vertu de sa commission» il crut qu'il suffirait de les exhiber pour expliquer ses pillages ; mais il en fut tout autrement A peine arrivé à New- York, il fut saisi par ordre de Lord Bellamont avec tous ses papiers et ses effets. Plusieurs de ses anciens compagnons, s'en étant allés les uns à la Nouvelle- Angleterre, les autres à Jersey, arguèrent de la proclamation du Roi pour qu'on les laissât en liberté, ce qu'on fit; mais peu après, revenant sur cette première décision, on s'empara d'eux et on les impliqua avec leur capitaine dans le procès qui eut lieu en mai 1701 et qui se termina par la condamnation à mort de Kid et de six de ses compagnons, qui furent pendus sur la place de grève de Londres [Execution Dock] (Capt. Johnson, History of the Pyrates, t. II, 1724, p. 65-66, 68-70, 75-77. - Voir aussi Dr Campbell's Naval History of King William ///).

LE PIRATE SAMUEL BURGESS A MADAGASCAR (l 69 8(?)-i 716»

Né à New- York, Samuel Burgess avait reçu une bonne éducation. Après avoir navigué quelque temps dans les eaux américaines, il partit comme second à bord d'un navire de Frédéric Phillips qui se rendait à Madagascar pour y faire le commerce

avec les pirates. Ce navire ayant sombré, il vécut pendant dix-huit mois dans la baie de Saint-Augustin. Des: pirates y ayant relâché, le roi du pays le força à s'embarquer avec eux quoiqu'il eût préféré vivre tranquillement à terre.

Burgess alla alors aux' Indes, fit quelques riches prises et s'en vint chercher à l'île de Sainte-Marie des vivres frais, du bois et de l'eau. Une partie de l'équipage descendit à terre et s'y établit; le reste s'en fut en Amérique où le navire, une fois vidé de sa cargaison, fut mis à la côte.

Burgess épousa une parente de . son armateur M. Phillips et fut de nouveau envoyé à Madagascar sur un navire nommé Pembroke. Après avoir chargé à Delagoa des dents d'éléphants, il relâcha dans la baie de Saint-Augustin, où il retrouva plusieurs de ses anciens compagnons, avec lesquels il échangea des marchandises contre de l'argent et des esclaves; puis, il alla i Méthélage [Bombétoke] où il se procura encore de l'argent et des esclaves. A l'île Sainte-Marie, il fit aussi un commerce considérable avec les pirates et il en prit plusieurs à bord, qui payèrent leur passage cher. Il retourna alors à New-York apportant une liste des objets propres au commerce à Madagascar. Ce voyage produisit, tous frais payés, un gain net de 5 000 livres sterling [125 000 francs].

Encouragé par ce succès, son armateur l'autorisa à emporter la cargaison qu'il voudrait; il prit donc du vin, de la bière, etc., et repartit pour Madagascar. A Maratan [Matitana], sur la côte Sud-Est, il vendit une grande partie de ces objets à un bon prix, et il se défit du reste de ses marchandises i Méthélage [Bombétoke], d'où il retourna à New-York avec un bénéfice de 10 000 livres sterling [250 000 francs] et en plus 300 esclaves '.

1. Alex. Hamilton (A New Account ofthe East-Indies, t. I, 1727, p. 318) dit qu'en 1702 le capitaine Green (qui plue tard fut pendu en Ecosse)

Dans le voyage suivant, il atterrit d'abord à Méthélage [Bombétoke] où il fit un commerce lucratif et où il se ravitailla; puis, doublant le cap Sud de Madagascar, il s'arrêta le long de la côte orientale en divers endroits pour y vendre ses marchandises. A l'île Sainte-Marie, il trouva un bateau appartenant à son armateur, qui avait ordre de suivre ses instructions; il resta sur cette rade jusqu'à ce qu'il eût réalisé les cargaisons des deux navires. Il fit ensuite voile pour l'Amérique, rapatriant une vingtaine de pirates qui avaient accepté le pardon du Commodore Littleton [en 1703].

[Ayant été fait prisonnier au Gap de Bonne-Espérance, Burgess fut conduit devant le gouverneur de Madras, qui jugea que sa prise était contraire au droit ; ayant été relâché, il fit plusieurs voyages dans les mers du Sud, etc.], puis il embarqua comme second à bord du Hannah, dénommé ensuite Neptune, et il prit en Ecosse une cargaison pour Madagascar; mais la rivalité qui existait entre lui et le capitaine Miller fut cause de la perte du navire, car, étant en relations d'amitié avec les pirates, il les excita à s'en emparer, comme il est raconté plus loin dans la vie d'Halsey (p. 606-608). Il y a toutefois à dire que, le capitaine et son subrécargue ayant été attirés à terre sous le prétexte de voir des arbres propres à faire des mâts, Halsey les invita à manger tin aloyau de bœuf et à boire un bol de punch à Tarait; Miller accepta cette invitation. Il y avait là une vingtaine de pirates; un certain Emmy, qui avait été batelier sur la Tamise, ne se mit pas à table avec les autres et s'assit à côté, enveloppé dans un grand manteau sous prétexte qu'il avait la fièvre, quoiqu'en réalité ce manteau n'eût d'autre but que de cacher ses pistolets. Le dîner fini, Halsey sortit comme pour aller s'occuper de

trafiqua avec les pirates de Madagascar et en transporta quelques-uns de nie Bourbon à l'île Sainte-Marie.

quelque divertissement pour ses hôtes, Miller et son subrécargue ; Emmy se leva alors et, posant le canon de son pistolet sur la poitrine du capitaine, lui dit qu'il était son prisonnier; au même moment, deux autres pirates entrèrent dans la salle chacun avec une espingole, rassurant, lui et son compagnon, qu'il ne leur serait fait aucun mal, s'ils n'opposaient pas de résistance. Pendant ce temps, les autres pirates se saisirent des matelots qui étaient dans le bois occupés à couper des arbres, et ils les traitèrent fort honnêtement.

Une fois maîtres du navire, ils leur rendirent la liberté à tous et Miller fut renvoyé avec onze de ses hommes, comme il est dit plus loin dans la vie de Halsey (p. 608). Burgess fut nommé quartier-maître et on partagea le butin pris tant sur le navire écossais que sur le Greyhound.

Peu après, Halsey ayant sur son lit de mort nommé Burgess son exécuteur testamentaire et l'ayant non seulement chargé de veiller sur sa femme et sur ses enfants, mais lui ayant en outre fait un legs considérable, les autres pirates furent très mécontents de ce que cette faveur tombât sur un nouveau venu, et ils prélevèrent 3000 livres sterling [75000 francs] sur l'argent qu'Halsey lui avait donné et 1 200 [30 000 francs] sur sa part de prise. Quoiqu'ils l'eussent traité de cette façon, ils furent assez simples pour lui donner le commandement du navire écossais et le charger de le mettre le plus vite possible en état de tenir la mer, ce qu'il se hâta de faire avec l'intention de se sauver avec lui, mais quelques-uns de ses camarades qui étaient dans une autre partie de l'île, en apprenant cela, juger rent qu'il n'était pas prudent de se fier i lui, de sorte qu'il dut abandonner le dit navire et qu'il s'en alla vivre avec eux; il obtint qu'on lui rendit son argent.

Il demeura pendant cinq mois dans l'île Sainte-Marie; mais,

6a maison ayant été la proie d'un incendie, il put heureusement sauver son argent et il partit avec David Williams pour aller i Mascarenas [lie Bourbon]. N'ayant pu y atterrir, il se rendit à Méthélage [Bombétoke], où il vécut en bonne amitié avec le roi du pays; il fut un des Européens auquel furent remis quelquesuns des effets de Williams (voir plus haut, p. 419).

De Méthélage [Bombétoke], il s'en alla à la baie de Saint- Augustin avec un lot de « samsams » [petites perles de verre rouges], avec lequel il acheta cinquante esclaves qu'il revendit aux Arabes. En revenant à Méthélage [Bombétoke], il rencontra le sloop du capitaine North, qui avait à son bord trente des hommes de Miller; ceux-ci proposèrent de s'emparer de Burgess, qu'ils accusaient de les avoir trahis et ruinés et de les avoir forcés à se livrer à la piraterie, mais North n'y voulut pas consentir; alors ils se saisirent de North, l'emprisonnèrent et lui enlevèrent tout son argent; puis, le relâchant, ils lui donnèrent 300 livres sterling [7 500 francs] pour sa part de prise, qu'il restitua à Burgess à son arrivée à Méthélage [Bombétoke].

Burgess vécut en ce lieu pendant deux ou trois ans, jusqu'à la venue de Hollandais, qui appartenaient à un navire de la Cle des Indes et qui avaient été pris par deux navires français, lesquels, allant à Moka et manquant de vivres, relâchèrent à Méthélage [Bombétoke], où ils débarquèrent quatre-vingts de leurs prisonniers. En quittant cette baie, les Français firent voile pour Anjouan, où ils laissèrent les officiers hollandais qui y construisirent un bateau et qui vinrent ensuite chercher leurs hommes à Madagascar; ils prirent avec eux Burgess, qui pouvait leur être très utile, et allèrent à Youngoul [baie de Lovobé], où ils se mirent à la côte. Burgess y demeura dix-huit mois ; puis, ayant demandé au roi de ce pays, qui était l'oncle du roi de Méthélage [Bombétoke], de le faire conduire i

Méthélage, il s'y rendit et y séjourna cinq ans. Il ne cessa d'y être malade et y perdit un œil.

Le Drake, de Londres, que commandait le capitaine Maggot, étant venu dans cette baie pour y acheter des esclaves, le prit à son bord, mais, sur ces entrefaites, un autre navire de la même Compagnie, le Henry, étant arrivé et son capitaine Harvey n'étant pas au courant du commerce dans ce pays, on le fit passer à bord de ce navire. Le capitaine Harvey, qui resta neuf mois sur cette rade, indisposa le roi par ses exigences, et ce roi, outré de ce que Burgess qu'il avait si longtemps traité avec bonté lui reprochait brutalement de ne pas tenir ses promesses, l'invita à dîner et lui fit boire beaucoup de toke [toaka] de miel [hydromel], qu'on suppose avoir été empoisonné, car il tomba malade peu après et mourut, confiant tout ce qu'il possédait au second du bord pour qu'il le transmît à sa femme et à ses enfants1 (Gapt. Johnson, The History ofthe Pyrates, t. II, 1724, p. 265-272) *.

1. Drury (Madagascar or Robert Drury's Journal, 1729, p. 323-324 et p. 432-435) parle de Burgess (voir dans le tome IV de cette Collection). — - Lorsque Dru 17 mouilla à Massalege [baie de Bombétoke] en 1716, il y trouva quatre pirates venus de l'île Sainte-Marie : Burgess, Zachary, John Pro et Nick [Nicholas] Dove. Ces pirates avaient des maisons avec des lits à rideaux et divers meubles, mais pas de chaises, que remplaçaient des coffres; ils se servaient de plats d'étain. Nick Dove, qui avait été son compagnon de naufrage dans le Sud de Madagascar, lui raconta que, après avoir demeuré deux ans à Fort-Dauphin, il s'en était allé à Matitanana où il avait trouvé à s'engager à bord d'un navire de pirates; après avoir pris plusieurs boutres arabes, comme aucun d'eux ne pouvait leur servir pour faire la course et que leur navire était en très mauvais état, ils s'établirent à la grande terre en face l'Ile de Sainte-Marie et y construisirent un fort armé des canons de leur vieux vaisseau. Ils y menèrent une vie de débauches; les rapts de femmes et de jeunes filles qu'ils commirent journellement et les brutalités auxquelles ils se livrèrent les rendirent odieux, à la population qui leur fit une guerre continuelle. Dove resta neuf ans en ce lieu sans faire acte de piraterie. Le chef de cette association était un charpentier nommé Gollins.

2. Par une erreur de pagination, il y a dans ce volume deux séries de pages portant les numéros 265-272; ceux-ci répondent à la seconde.

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