‹ Collection des ouvrages anciens concernant Madagascar (volume 4)Chapitre 84 sur 102 · Comme il est dit dans la Vie de WMte (p · texte numérisé non relu

Comme il est dit dans la Vie de WMte (p

2. Fénérive est en réalité par 17°23'15*; si la latitude donnée dans ce récit était exacte, il faudrait identifier cet Ambonavoula avec Foulpointe (17°4(yi5*), qui est le « Hopewell » des pirates. Johnson (Hist. of Pyrates) et Hamilton (A New Account of the East Indies, t. I, 1727, p. 17) disent que

Mirent au milieu dés indigènes, vivant comme des princes souverains.

Ils avaient laissé les prisonniers arabes à bord, avec les provisions nécessaires. North donna secrètement à leur mattre d'équipage l'avis de profiter delà brise de terre qui souffle la nuit pour s'en aller, lui et ses compatriotes, dans leur pays avec les marchandises qui restaient dans le navire, le prévenant que, s'il ne le faisait pas, les pirates baieraient bientôt le bateau à terre, le déchargeraient complètement et qu'ils ne reverraient jamais plus leur patrie. En conséquence le maître d'équipage arabe suivit cet avis qu'il communiqua à ses compatriotes, sans leur dire, bien entendu, que c'était North qui le lui avait donné, et, profitant d'une nuit bien noire, ils levèrent l'ancre sans bruit et mirent à la voile.

Le lendemain matin, quelques-uns des pirates, qui se disposaient à aller chercher sur le navire du fer et divers objets dont ils avaient besoin pour trafiquer avec les indigènes, furent grandement surpris de voir la rade vide. Ils donnèrent l'alarme et s'en vinrent raconter le fait à North, qui leur répondit que c'était leur faute, car ils eussent dû laisser à bord assez d'hommes pour empêcher les Arabes de s'en emparer, qu'il n'y avait d'autre remède à leur mal que la patience, car ils n'avaient aucun moyen de le poursuivre, à moins qu'ils ne jugeassent pouvoir le faire avec un simple canot.

Quelques pirates émirent l'idée que, le fond de la rade étant mauvais, le câble avait été probablement coupé par quelque rocher et que le navire avait été entraîné à la mer à la suite de cet accident. Mais, étant montés sur une colline, ils l'aperçurent voguant vers l'Est toutes voiles dehors!

les pirates Halsey, North, Burgess, etc., étaient établis à Foui pointe en 1704.

Ils leur fallut faire contre mauvaise fortune bon cœur, puisqu'ils n'avaient plus d'espoir de le jamais revoir et, transportant leurs biens en des lieux situés à une petite distance les uns des autres, qu'ils choisirent pour s'y établir, ils défrichèrent une vaste étendue de terrain qu'ils plantèrent en manioc, en patates, etc., et achetèrent du bétail et des esclaves; ils vécurent ainsi en bon voisinage pendant cinq années.

Gomme les indigènes au milieu desquels ils vivaient étaient en querelles et en guerres incessantes, les pirates interposèrent leur médiation et s'occupèrent de les réconcilier; North, qui avait un grand bon sens et qui était fort juste, était pris souvent pour arbitre et les raisons qu'il donnait pour expliquer sa sentence étaient si bien appréciées de tous que même le condamné s'en allait content.

Ce désir de paix dont étaient animés les pirates et leur exemple d'union confraternelle, car ils étaient convenus de ne se jamais quereller, mais de porter tous leurs différends devant North assisté d'un conseil de douze d'entre eux, donnèrent d'eux une haute opinion aux indigènes qui avaient au contraire de la rancune contre les Européens qui les avaient précédés et dont ils avaient eu beaucoup à se plaindre. Ils attachaient un tel prix à ce qu'il ne cessât de régner entre eux la plus parfaite harmonie que quiconque parlait à un de ses camarades d'un ton colère ou même simplement bourru était réprimandé par toute la Compagnie, surtout si le fait avait eu lieu en présence d'indigènes, fût-ce d'esclaves. Ils pensaient en effet avec raison que l'union et la concorde pouvaient seules garantir leur sécurité, car les Malgaches, qui sont toujours prêts à faire la guerre pour un motif quelconque, ne manqueraient certainement pas de profiter de la moindre dissension qui s'élèverait entre eux pour leur tomber dessus, les massacrer et les piller.

North entretenait souvent ses compagnons du danger que leur feraient courir des dissensions intestines et il leur montrait au contraire combien leur vie unie et toute confraternelle leur donnait de puissance à Madagascar où ils vivaient comme autant de princes souverains. Ils ne se faisaient pas faute de pratiquer largement la polygamie, qui est naturelle dans une contrée dont les habitants considèrent la cohabitation avec une femme enceinte [!] comme un crime contre nature.

Le bon exemple donné par ces pirates et l'équité avec laquelle ils réglaient les querelles et les différends des indigènes avaient mis le calme dans tout le pays environnant. Il y avait trois ans qu'ils étaient en ce lieu, quand North et une cinquantaine de ses compagnons eurent l'idée d'aller dans le Sud pour y acheter des esclaves et du bétail. Dans ce but, ces cinquante blancs, accompagnés de trois cents Malgaches, emportèrent une quantité considérable de poudre et d'armes, en outre de celles à leur usage. Après avoir marché pendant environ 80 milles1, ils arrivèrent chez une tribu qui habitait les bords de la plus grande rivière de l'Est, le Mangora [Mangoro], et qui leur vendit une grande quantité d'esclaves et de bétail en échange de fusils et de poudre. Gomme cette tribu était en guerre avec un prince voisin, elle leur demanda de leur prêter aide et assistance, leur promettant de leur donner 100 esclaves et 500 bœufs et de leur laisser tous les prisonniers qu'ils feraient. North accepta ces conditions et, se joignant avec sa troupe aux « Mangoriens », il marcha contre leurs ennemis qui habitaient une très grande ville construite au sommet d'un haut rocher, à laquelle on ne pouvait accéder que d'un seul côté où se trouvait la porte gardée par une forte troupe de soldats. Les Malgaches étaient

4 . Il y a entre Fénérive et l'embouchure du Mangoro 2°36', c'est-à-dire !;'»(» milles marins.

tous d'avis de ne pas s'attaquer à cette ville, qui était très fortifiée et réputée imprenable, et de se contenter de la tourner et de ravager et de piller le pays, mais North leur dit qu'il était dangereux de laisser derrière soi une semblable garnison, qui ne cesserait de les harceler et qui, en tout cas, les empêcherait certainement d'emmener leur butin, qui, en outre, serait un excellent refuge où tous les gens des villages environnants trouveraient un asile pour s'y concentrer et venir en temps opportun les attaquer en rase campagne, tout frais et gaillards contre des gens fatigués par leurs marches et encombrés de butin.

Le chef des Mangoriens trouva toutes ces raisons excellentes, mais, comme à cause de plusieurs assauts antérieurs tentés en vain il jugeait la ville imprenable, il soutint qu'une semblable attaque prendrait inutilement beaucoup de temps et occasionnerait la mort de beaucoup d'hommes; North lui demanda de s'en remettre à lui, ce à quoi il consentit, toutefois après avoir dit qu'à son sens il était bien inutile de tenter de prendre une ville fortifiée par Dieu même et qui avait déjà causé la mort d'un nombre considérable de ses sujets.

North, nonobstant, investit la ville et envoya aux habitants un messager pour les sommer de se rendre, sinon qu'il ne ferait de quartier à personne, pas même aux femmes et aux enfants. Ceux-ci se rirent de ce message et demandèrent si leurs ennemis savaient voler comme les oiseaux, ajoutant que, tant qu'ils ne les verraient pas planer dans les airs, ils ne craindraient rien.

North choisit trente Européens qu'il mit à la tète de trois compagnies de Malgaches de cent hommes chacune, et il fit jeter quelques grenades au milieu des ennemis qui montaient la garde au pied du rocher; quand ceux-ci virent les terribles effets de ces grenades qu'ils ne connaissaient point, ils furent terrifiés et, jetant bas leurs armes, ils gagnèrent rapidement,

non sans perte d'hommes, le milieu du rocher où se trouvait un autre corps de garde. Dans le poste qui venait d'être évacué, North installa sous les ordres de dix Européens cinq cents noirs, et il ordonna aux autres blancs de gravir le rocher et, après avoir chassé la garde, de la poursuivre et d'entrer dans la ville à sa suite. Voici comment ils montèrent à l'assaut : comme le sentier était étroit et qu'on n'y pouvait passer que trois de front et que les ennemis jetaient une grêle de pierres sur eux, trois Malgaches sans armes ouvraient la marche et, avec leurs boucliers, en protégeaient contre les pierres et les sagaies des ennemis trois autres qui étaient armés de fusils; de nombreux autres groupes semblables suivaient, encadrant les pirates.

Les ennemis tentèrent résolument de défendre le passage ; toutefois, quand ils eurent jeté sans aucun effet une grande quantité de sagaies et qu'ils eurent perdu quelques hommes tués par les balles des Européens, ils gagnèrent rapidement le sommet du rocher où, appuyés par les gens de la ville, ils se préparèrent à résister; les hommes de North, qui les avaient suivis de près, tirèrent une salve de mousqueterie qui jeta la confusion dans leurs rangs et qui permit aux assaillants de s'approcher assez près pour leur jeter des grenades qui, éclatant au milieu d'eux, en firent périr plusieurs et les affolèrent, de sorte qu'ils coururent vers la ville pour s'y abriter; les habitants, craignant que les assaillants entrassent avec eux, fermèrent les portes et les gens de North, malgré tout ce que celui-ci put dire, firent un horrible carnage des ennemis dont quelques-uns seulement furent faits prisonniers et envoyés au camp sous la garde d'un certain nombre de Mangoriens qui allèrent chercher de la poudre pour faire sauter la porte.

Pendant ce temps, les gens de la ville ne cessaient de jeU-r

une quantité prodigieuse de sagaies dont les assiégeants se garaient avec leurs boucliers. Sommés à nouveau de se rendre, ils refusèrent. Les soldats de North se cachèrent le mieux qu'ils purent en attendant la poudre; du reste, les sagaies tombèrent moins dru, car, à chaque fois qu'une tête paraissait, ils tiraient dessus.

Quand la poudre fut arrivée, ils en remplirent un tronc d arbre qu'ils creusèrent dans ce but et où ils la pilèrent fortement, puis, protégés par leurs boucliers et leurs fusils, ils le placèrent dans un trou pratiqué sous la porte et y mirent le feu. Le fracas fut épouvantable et la porte vola en éclats, laissant l'entrée libre. Tous les assiégeants, auxquels se joignirent les cinq cents autres Mangoriens venus avec la poudre, pénétrèrent dans la ville où ils firent un carnage eflroyable. Les Européens protégèrent tous ceux qu'ils purent; malgré leur intervention, le sol fut bientôt couvert de morts et de mourants. A la fin, en partie par fatigue, en partie obéissant à la persuasion, les vainqueurs cessèrent le massacre. Ils réduisirent la ville en cendres et emmenèrent trois mille prisonniers à leur camp, d'où ils envoyèrent à North les vieilles femmes, les enfants et les gens bons à rien, croyant par cet envoi tenir la promesse qu'ils lui avaient faite pour avoir son aide.

Quand North vit la fourberie et la malhonnêteté de ces gens, il envoya dire à leur chef que, d'après leurs conventions, tous les esclaves lui appartenaient et que du reste, suivant toute justice, il avait seul droit sur eux, puisque seul il avait soutenu contre tous l'avis d'assiéger la ville et que c'était à lui seul qu'il devait son succès; que, lorsqu'il avait fait alliance avec lui, il avait cru avoir affaire à un homme d'honneur et qu'il avait le grand regret de constater qu'il s'était trompé ; qu'au lieu de lui donner tous les esclaves, comme il le devait, il lui avait

envoyé tous ceux qui n'étaient propres à rien; qu'il ne fallait pas qu'il le crût assez aveugle pour ne pas s'apercevoir de ce procédé inqualifiable et assez faible pour ne pas venger un semblable affront. Son envoyé était chargé en outre de demander ce qu'étaient devenues toutes les jeunes et belles femmes qu'il avait vues parmi les captives; le chef mangorien répondit d'un ton hautain que ces femmes étaient ses parentes ou les parentes de ses concitoyens et qu'il ne pouvait permettre qu'on les réduisît en esclavage.

Cette injure piqua North et ses compagnons au vif; ces derniers voulaient se faire immédiatement justice, mais North leur demanda de patienter et de s'en remettre à lui, ce à quoi ils consentirent. Il envoya donc un de ses interprètes s'enquérir en secret des liens de parenté qui existaient réellement entre elles et les Mangoriens; elles répondirent qu'il y avait eu quelques alliances entre leurs ancêtres.

11 y a lieu de remarquer que, quoique les habitants de Madagascar parlent une seule et même langue, il y a une certaine différence entre les dialectes des différentes peuplades et que, à moins d'avoir habité très longtemps dans l'Ile, on a grand'peine à les bien entendre, c'est pourquoi North était obligé d'avoir des interprètes.

Quand il connut la réponse des captives, North alla trouver le chef et lui dit qu'il était fort étrange qu'il fît la guerre à des parentes et qu'il lui prouverait bientôt qu'il avait plus de droits sur elles que lui, malgré sa prétendue parenté, que du reste, les ayant prises une fois, il saurait bien les reprendre conformément à ses droits et à la justice, qu'en tout cas il lui conseillait de bien se tenir sur ses gardes, car il lui déclarait hautement qu'il n'était plus l'allié, mais l'ennemi irréconciliable de gens aussi déloyaux et aussi perfides.

Aussitôt qu'il eut terminé son discours, North et ses compagnons et leurs esclaves quittèrent les Mangoriens, puis, formés en plusieurs compagnies, ils tirèrent une première volée de coups de fusils au-dessus de la tête de leurs anciens alliés, qui en furent extraordinairement surpris, puis deux autres qui amenèrent le Prince et ses principaux chefs à se diriger vers lui en rampant à quatre pattes et, pour témoigner de leur soumission absolue, à baiser suivant l'usage du pays les pieds des Européens, demandant qu'ils voulussent bien leur continuer leur amitié et leur promettant tout ce qu'ils voudraient.

North dit alors au Prince que la fourberie était le fait d'une âme basse et lâche, que, s'il avait jugé que sa part était trop faible, il pouvait le prier de l'augmenter et que certainement ses gens et lui, qui n'étaient ni avides ni déraisonnables, se seraient plu à lui donner satisfaction, mais que, sous un faux prétexte de parenté, il lui avait volé d'une manière vile ces femmes qui lui appartenaient sans contestation possible, comme pouvait l'attester une foule de témoins qui avaient assisté â leur contrat d'alliance, et qu'il avait résolu de lui infliger un châtiment sévère pour lui montrer en quelle horreur les Européens ont l'ingratitude et la trahison et combien ils tenaient au contraire en haute estime la justice et la franchise, que cependant, puisqu'ils étaient venus â résipiscence, non seulement il leur pardonnait, mais oubliait tout ce qui s'était passé.

North se fit alors amener tous les prisonniers qu'il divisa en deux groupes de nombre égal; il garda celui où étaient les meilleurs esclaves et il envoya l'autre au Prince, lui faisant dire que, quoique ni la force, ni la fraude n'étaient capables de lui enlever un seul esclave, comme ses troupes avaient pris part à l'attaque, il était juste qu'elles eussent aussi leur part dans le butin et que c'est pour cela qu'il lui en abandonnait

la moitié, mais qu'à l'avenir il ne les assisterait plus dans celle guerre.

Le Prince et son peuple admirèrent la magnanimité et la générosité de North, auquel ils firent dire qu'ils étaient plus reconnaissants de la leçon que les Européens venaient de leur donner que de la part de butin qu'ils lui devaient, quoiqu'ils estimassent ce cadeau comme il le méritait, qu'à l'avenir ils auraient en horreur toute action basse, maintenant qu'ils connaissaient la beauté de la vertu. Ils le firent aussi remercier de s'être contentés d'avoir tiré par-dessus leurs têtes, s'étonnant que les blancs épargnassent la vie de leurs ennemis contrairement aux usages des Malgaches qui ne donnent quartier qu'aux femmes et aux enfants afin qu'il ne reste aucun homme adulte capable de venger ses compatriotes. Enfin, ils le firent prier de vouloir bien, en considération de leur soumission, ne pas les quitter.

Les pirates n'y voulurent point consentir et ils s'en retournèrent chez eux avec leurs esclaves et leur bétail; les Mangoriens furent très contrariés de leur résolution, mais ils ne se quittèrent tout de même très bons amis.

Sur leur route, les blancs rencontrèrent une bande de cinq cents Malgaches appartenant à une autre peuplade, les Ti m ou ses [Tanosy], dont le chef fit le serment d'amitié avec eux. Voici comment se fait ce serment : les parties contractantes entre-croisent leurs doigts et leurs orteils et se jurent mutuellement de se rendre tous les bons offices possibles, d'être l'ami de leurs amis et l'ennemi de leurs ennemis, appelant la malédiction céleste sur celui d'entre eux qui viendrait à manquer à son serment et demandant à Dieu qu'il périssse par la sagaie, que les crocodiles le dévorent ou que le feu du ciel le foudroie. Alors un des assistants fait une petite coupure à la peau de la poitrine de chacun d'eux, en essuie le sang avec un morceau de pain [de gingembre]

que l'autre doit manger. Ce serment est considéré par les Malgaches comme sacré et inviolable; il y a bien peu d'exemples qu'ils y aient manqué, mais ceux qui l'ont violé, disent-ils, ont toujours été punis conformément aux imprécations qu'ils avaient prononcées.

Etant en guerre avec des voisins puissants, ce prince avait dû abandonner son pays, emmenant avec lui tous ses chefs, ses femmes, ses parents et environ cinq cents soldats. Il suivit North et s'établit dans son voisinage, où il resta deux ans, tout le temps qu'y demeura North lui-même; avec les armes, la poudre et les hommes que celui-ci lui fournit libéralement, il fit plusieurs incursions dans les pays voisins et fit jurer obéissance à tous les habitants de ces pays qu'il vainquit.

Au bout de ces deux ans, arriva Halsey avec un brigantin ! ; la croisière n'avait pas été fructueuse et l'équipage, mécontent de son capitaine, demanda à North de prendre le commandement; celui-ci n'accepta pas leur proposition, parce que, leur dit-il, Halsey est un marin très capable, auquel il n'y a rien à reprocher ni au point de vue du courage, ni au point de vue de l'expérience de la mer, et que jamais il ne consentirait à prendre la place d'un homme qui n'avait pas démérité.

L'équipage ne fut pas satisfait de cette réponse et offrit le commandement à White, qui se récusa aussi, de sorte qu'il lui fallut conserver son ancien capitaine. Toutefois, comme North et sa bande avaient dépensé tout leur argent à faire des plantations et qu'ils manquaient de vêtements, ils s'engagèrent à bord du navire d'Halsey comme simples pirates; North eut le grade de quartier-maître. Partis pour la mer Rouge, ils y firent une prise 2, le Rising-Eagle, dont Halsey assuma le comman-

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