Voir à ce sujet le récit de Drury dans le tome IV
chant sur sa route à Mascarena [île Bourbon] où quelques-uns de ses gens restèrent à terre avec leur part de prise qui montait à 1 200 livres sterling [30000 francs] par homme; après s'y être ravitaillé, il vogua vers Madagascar et mouilla devant Hopeful Point [Foulpointe], où il s'établit à terre et fit le partage du butin. Il y bâtit une maison, acheta du bétail et s'occupa de mettre son bateau en état pour la saison prochaine.
Pendant qu'il faisait ses préparatifs pour prendre la mer, arriva le capitaine John Halsey dont le brigantin était plus propre à faire la course que V Hérault ; il cessa donc les travaux qu'il avait entrepris et s'embarqua à son bord avec ceux de ses compagnons qui voulaient courir les aventures.
De retour à Madagascar, White tomba malade de la dysenterie; il mourut cinq à six mois après. Sentant sa fin prochaine, il fit son testament et nomma trois personnes de nationalités différentes comme tuteurs d'un fils qu'il avait eu d'une femme du pays, demandant qu'avec l'argent qu'il lui laissait on l'envoyât en Angleterre par le premier navire anglais qui viendrait, afin qu'il fût élevé dans la religion chrétienne et qu'il devint un meilleur homme que son père. Son enterrement eut lieu avec les mêmes cérémonies que celles qu'on fit à Halsey après sa mort et dont le récit se trouve plus loin, p. 608 !.
Quelques années après, un navire anglais ayant touché à Hopeful Point [Foulpointe], les tuteurs de son fils s'acquittèrent de leur mandat, en le confiant au capitaine qui en prit soin et en fit un homme probe et honnête (Gh. Johnson, The History of Pyrates, t. Il, 1724, p. 119-135 et 137-138).
1. Maillard, dans ses Notes sur l'ile de la Réunion (1862), p. 335, dit: « En 1719, le capitaine forban White, qui était en relâche à Bourbon, y mourut et y fut enterré ». Drury dit la même chose (Madagascar or Robert Drury's Journal during fifteen years captivity on that kland, 1729» p. 451; édit. 1807, p. 447; édit. 1890, p. 308).