‹ Collection des ouvrages anciens concernant MadagascarChapitre 105 sur 117 · Hirondelles de mer [Sternfi anœstheta^ etc · texte numérisé non relu

Hirondelles de mer [Sternfi anœstheta^ etc

ne pas se laisser mordre par eux, car les morsures qu*ils foat avec leur énorme bec recourbé sont assez mauvaises ^

Tous les oiseaux de Maurice étaient sans méfiance ; les matelots prenaient à la main ou tuaient à coups de bâton les tourterelles et les perroquets. On y trouve aussi en grand nombre des hérons noirs et blancs ', ainsi que des canards ' et des oies sauvages ^.

Les chauves -souris [Roussettes ou Pteropus Edwardsi] y abondent; elles ont une tête de renard et des ailes énormes.

L*ile est très accidentée. Les montagnes sont en partie rocheuses, en partie couvertes d^arbres, et leur hauteur est telle que leur sommet est très souvent enveloppé de nuages. Dans ces forêls, il y a des ébéniers dont le bois est plus noir que du charbon et se polit comme Tivoire; d'autres arbres ont leur bois d*un rouge sang ou d*un beau jaune.

Le 24 décembre, Tamiral Verhuiï remit à la voile et, après des calmes et des mauvais temps, le 27 « il passa auprès de Ttle Mascareigne [Bourbon], qui est distante de Maurice de 80 milles [594 kilomètres] et qui a 16 milles de tour [120 kilomètres] ; cette île n*est pas habitée, mais on peut s'y procurer des vivres, les tortues, les poissons et les oiseaux y étant très abondants.

Le 2 janvier 1612, la flotte hollandaise arriva en vue de la

1. Cet oiseau, dont on ne possède qu'un bec et qu'une patte et les os du squelette (trouvés à Maurice dans la mare aux Songes), a élé étudié par plusieurs naturalistes (Strickland et Melville, Owen, Schlegel, Gadow, Alfred et Edward Newton, Coquerel et Gervais, Alphonse Milne Edwards). Nous donnerons dans le tome II les figures des divers drontes des Mascareignes, notamment du gros bec de celui de Maurice.

2. Ardea garzetta, A, bubulcus, A, atricapUla, A, mauritiana (éteinte).

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