AVANT-PROPOS
Le Comité de Madagascar a pris, il y a trois ans, Tinitiative d'ouvrir une souscription publique afin d'élever un monument à la mémoire des soldats et des marins morts à Madagascar pour la patrie.
Celte œuvre est accomplie, et le beau groupe de Barrias, qui a figuré à l'Exposition coloniale de 1900, a été solennellemeat inauguré sous la présidence du général Gallieni à Tananarive, le 23 novembre 1901, en présence de toute la population et de l'armée d'occupation.
Il nous a semblé qu'un autre monument, d'un genre tout différent, restait à ériger et qu'il y aurait un véritable intérêt à constituer, pour ainsi dire, les titres de noblesse de notre colonie, en publiant les documents, ouvrages ou parties d'ouvrages relatifs à Madagascar depuis sa découverte par Diogo Dias, le 10 août 1500, jusqu'en 1800.
Le Comité aurait reculé devant les difficultés de cette entreprise si son président d'honneur, M. Alfred Grandidier, membre de l'Institut, ne lui avait très gracieusement offert son précieux concours. M. Alfred Grandidier a, en effet, une connaissance si complète et si profonde de tout ce qui touche à la Grande Ile que nous n'avons pas hésité, avec un pareil guide, à nous engager dans un travail
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vince iroalu<^»ent bien entreprendre un travail sim nôtre pour chacune de» coloniei) dont ils s*occup> cialement. Nou» arriverions ainsi à réunir, en ^ années, une bibliothèque qui serait une source d'utiles études.
Le Comité de TAsie française, par exemple, tro. une ample moisson de documents sur Thistoire de empire indo-chinois et, si M. boumer n avait [>as donné son gouvemorat, il eût certainement goûté et e ragé ce projet, qui, espérons-le, recevra un accueil rable auprès de son successeur, si le Comité de FAsie opportun de le réaliser.
Pour les pays africains sur lesquels ont passé des ci salions antérieures à la nôtre, comme TAlgérie et Tunisie, les textes des auteurs anciens réunis en faisc H*éclaireraienl et se compléteraient par les fouilles et beaux travaux archéologiques opérés de nos jours.
Je sais bien que certaines de nos colonies de la côte oct dentale de TAfrique sont réputées n'avoir pas d'histoire, n'être, pour ainsi dire, sorties de la barbarie qu'au momei où nous y avons planté notre drapeau. Il me semble cepeo dant que, si Ton pouvait faire des recherches dans les Facultés musulmanes (les Zaouïas), on y trouverait peutr être des renseignements de nature à modifier cette légende. Au point de vue historique, comme à beaucoup d'autres, la mystérieuse Afrique nous réserve des surprises et contient certainement encore des secrets intéressants à dévoiler.
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Le Président du Comité de Madagascar, J. Charles-Roux,
ancien député.
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