INTRODUCTION
Longtemps avant que les Portugais aient découvert Tile de Madag-ascar, des voyageurs grecs et arabes l'avaient déjà visitée, tant dans l'antiquité qu'au moyen âge. L'Ile de Ménuthias dont parle Ptolémée d'après les marins Théophile, Diogène et Dioscore% le pays de Djafouna qui, avec celui de Berbera (ou la côte d'Afrique), forme le canal de Berberi au milieu duquel est l'île de Kanbalou (Anjouan) qu'a visitée Maçoudi en 916^, la grande ile de Chezbezat décrite par Edrici ', l'île de Komr ou Komore citée par Yaquoût, etc., ont été avec raison identifiées avec Madagascar, mais il n'est pas nécessaire de reproduire ici la discussion que j'ai faite, il y a déjà longtemps, des divers textes grecs et arabes oà il est parlé de cette lie, non plus que des légendes qui sont inscrites sur quelques planisphères du moyen âge * ; on les trouvera dans mon Histoire de la Géographie de Madagascar. Il n'est pas toutefois inutile de répéter ce que j'ai dit dans cette Histoire ' que, contrairement à l'opinion générale, le pays que Marco Polo a nommé tantôt Madagascar, tantôt
i. A. Grandidier, ifijfotre de la Géographie de Madagascar, 1885, p. 1 à 11. — 2. A. Grandidier, loc. cit,^ p. 11 à 13. — 3. A. Grandidier, loc. cit., p. 14 à 20. — 4. A. Grandidier, loc. cit., p. 22 à 24. — 5. A. Grandidier, loc. ciLj p. 24 à 33.