‹ Collection des ouvrages sur le gouvernement représentatif et la constitution actuelle de la (volume 2)Chapitre 22 sur 53 · CONSPIRATION DE LYON · texte numérisé non relu

CONSPIRATION DE LYON

en iSiy,

extrait du Compte rendu de M. Sainneuille.

J I fiit un temps où quiconque se serait permis de révoquer en doute la conspiration de Lyon , eût couru le risque d*étre déclaré Vun des conspirateurs. Il fallait ajouter toi au mensong^c pour ne pas être accusé de craindra la yen té. Il fallait applaudir aux bourreaux, pour ne pas être placé parmi les victimes. Ce temps n'est plus ; les ouvrages du colonel Fabvier et de M. SainneviUe ont répandu la lumière sur ces èyénemens déplorables. Mais comme les factions étant toaioors les mêmes > leurs manœuvres peuvent se renouveler sans cesse , il est bon d'en ig;arder le souvenir , et de perpétuer, dans les temps qui* suivront, Phorreur qu'elles inspirent. '

Cependant récrivaîn qui entreprend ce travail nécessaire, est arrêté dans son zèle par une difficulté que Tétat actuel de notre législation sur la presse rend' presque insurmour table. .,' . .

M. de Chabrol et Kt» le général Canuel d^une part> daivs des degrés différons, màjus dans le même sens, et M. Sain,neviUe de Tautre , exposent y sur la conspiration de Lyon , d^une manière également affirmative , des faits directer ment opposés. Ces faits ; ne spnt pas du genre de ceux sur lesquels Fune de& parties peut se tron^per , et sur leaquels , par conséquent , Ton peut adopter la version de Tautre partie > sans iucidper la véracité ^ les inlentions^ liL

moralité de celle à qui Von aceerderatt moine de contiance* Acteurs ou témoins dans cet événemena mémorables 9 lof troir écriraluf cl-deiaut nômm^ ( noua lalMona de c61é U. de Faaguei, parce qu*U eilmovt) n'ont pu tomber dana aucune erreur Involontaire aur dea faita positifs, arrivée aous leurs yeux, et dont Us ont recueilli, constaté, analyaé toutes les circonstances. Si l'on en croit M. Sainneville » lea moyens de police employés pendant son absence p|ir diversea aoiorltésy et nommément par Tautorité aiUitalve,Oflt trana* fermé en conspiration coupa i)le, en révolta oavertc, dea méw contentemena partiels , isolés , qui , sans Tintcrvention de cette police occulte, ae seraient évaporés d*une manière ^ sinon Innocente , au moins inoirciiHivc. L*on a excité dea malheureux cour les dénoncer ; Ton a compris dans ces dénonciations ues citoyens irréprochables.' Des lois sévères ont été âppliqué(*s avec une rigueur sans mesure et sans justice à des infortunés moins coupables quo ceux qui leur avaient tendu ces détestables embûches. Si Ton en croit M. le Ueutenant-général Canuel, un vaste complot menaçait de bouleverser ik monarchie. Des épiciers, des caliaretiers^ un tam« bour-muior , mi prêtre marié , des blanchisseurs^ 4ea tisserands, des tailleurs d'habits, des maçons» et |)our eomn^ander l'expédition, quelques otiiciersen retrait!', avaient projeté de conquérir la France au prolUd*uu(i dynastie ill^itcme. liOum moyens étaient prêts , leur succès possible. Ceux qu'on flétrit du nom de provocateurs et de délateurs ont sauvé TEtat, en cngagi*aut les traîtres à se démasquer. Tous les jur .%wa\iàsk\k ot»t été justes; et Texcès , sll acu lieu , a été du c6té de rindul((ence et non de la sévérité.

Les coiAtra4i)ctionsue sont, pas. moins étonnantes, et pour nous ^ comme on le veiru toutoà-rhoure , elles no août pas moins inquiétfintes, quand il s'a|;itde;i faits paiticuiiers. Afeasieurs lesc(^ipmanduns de la force armée déclareut , i>ar écrit, qu'ils n'<>n( ea aucun agent ou euiplové de police. M. le lieutenaTii-^énéral Caiinel affirme deuxibis, dans son mémoire, que ces agens appartenaient tous ap li^uteoant de pcdîce civil; ( t M. Sttinntfville cite les noms ^t' râj>porte en entier les Interrogatoire^ d'agens dirigés exciuHlvrement ot à son insu , par miissteurs lès généraux, et il produtfilno quittance signée par M. Canubl, pour frais de haute police. ' SI les événemens de Lyon étaient déjà dn domaine de rhlstolre, oiislnmisen étions aii tnoins sépart^s par plasieura iinnéas, nous pot/rrions examiner; sans concevoir d*alurmt«9 ltt4documens qtti vious nont présentai. Nbus peserlonai*au-

torité des afBrmafîoBS, celle des démentis , la.vraifiemblanotp des explications ; et , nous le croyons , il serait (acile de dé* mêler le faux du Triad, le raisonnable et le possible , de Texa* géré et de Tabsurde. Il y a six mois que nouH aurions soiyi cette marcbe franchement et sans orainte. Mais aniourd*bui

tUisieurs jurisprudences se sont introduites 9 que nous ne lâmons pas, mais qui nous jeUent dans des embarras inextricables. Messieurs les chefs militaires ont été nommés par le Boi : copier ce que M. SainnevlUe rapporte sur eux, c'est ^ nous apprend-on, afiaiblir indirectement le respect à(k à la majesté royale. Les juges des cours prévôtales doivent leur institution au pouvoir suprême , de qui émane toute magistrature; extraire ce que M. Sainneville dit de Texcessive sévé* rite de leur jugement , c'est , d'après la doctrine nouvelle » porter à l'autorité du monarque une atteinte indirecte ; et^ en effet , un écrivain vient d'être condamné à des peines rigoureuses; et l'un des motifs de sa condamnation e»i qu'il s^est permis nominativement contre U. le général Canuel et les cours prévôtales un peu moins que ce qu'affirme M. Saiu« neville. D'un autre côté, ce dernier est aussi investi d'ana nomination auguste : nier ses assertions, serait évidemment^ suivant le nouveau système, manquer de respect à la source sacrée de laquelle il tient ses pouvoirs. Si nous disons que ce qoelli. Canuel a dit est vrai, nous inculpons M. iSàinncvillet et le ministère publia a été invité à commencer d^oiTice des procédures contre toute inculpation de ce genre. Si nous aioutonii foi aux pièces produites par M. Sainneville ^ nous somineft exposés aux mêmes dangers de la part du mêurie ministère , nous poursuivant d'olïice dans l'intérêt de Itt* Canuel- Si nous disons oui , il y a poursuite ; et il y a poursuite, si nous diaons non.

Ce nVsst pas tout : parler des malheurs de Lyon sans fairs allusion, de manière ou d'autre , à ceux que M. Canuel ap* pelle des citoyens honnêtes, et M. SainneviHe dHnfàmesdé- Uteurs^ n'est pas praticable. Or, si nous faisons aihisionà la part qu^ils ont prise à ces étéuemens pour les hldnier « ces agens^ qui sont domiciliés dans diverses parités du royaume^ peuvent nous attacpier au lieu de leur domiciie. Si , à TexempU du général Canuel , nous louons leur xèlc infatigable, il y a parmi ceux qu'ils avaient dénoncés, des hoiiunes dont l'innocence a été racosnoe^ etqui pourront-^ à. leur 4our , nous Élire tratner à deiax ee»tà lieues ée Paris , poar avoir appu^-é de notre suffrage les xn4)ostm«8 de leurs cafoniniateurs.

Remarquez <pi*il n'/e&t pas questlèn d« ces ii)tei'prétatioiif

cftiit tous les écrivains peuvent s'înqiiît^fer. Nous somme* jfoiîr le motnent rassnrc^s sur ce point. M. Marclian^y a fait sjaCcéder à son plaidoyer contre M. Fiévéc, plaidoyer fécond cTi interprétations subtiles el ingénieuses ,un plaidoyer contre tin autre ouvrage ; et il a déi laré , cctle fois , qu'il n'interpréterait point, parce que tout ce qui avait besoin d'interprétation n'était pas dangereux (i); déclaration dont nous laissons à M.*Fiévéeà se prévaloir. Mais il est question de faits positifs, simples, clairs^ dégagés de tout raisonnement , de faits matériels qu'il faut nier ou admettre. Or, que nous admettions ces faits, que nous les niions, la nouvelle doctrine nous punit aussi sévèrement dans un cas que dans raulre. fcrire pour, écrire contre, écrire sur, est également dangereux. Tel est l'état où la pressé est tombée ; et , «î Ton broyait nous réfuter en nous objectant ce qu'on publie ou ce que nous publions nous-mêmes , nous répondrions que le fait ne prouve nullement la garantie , qu'on passe au bas d'uîi glacier pendant que Tavala/iche se détacbe, el que, si Ton échappe de (juelques secondes, il ne s'ensuit pas que là roule 8oît sûre : il peut y avoir tolérance , indifférence , ménagement ou dédain ; mais il y a hasard (lî), il n'y a pas liberté. Que ne gardez-vous le silence? nous dîra-l-6n. Majé est-il croyable que telle soit rintonfion du gouvernemeqt ? Des écrits contradictoires sont publiés. Ils intéressent là vie , Fhonneur, la tranquillît • , la loyauté des habitans d'un des premiers départemens de la France. Ils sont signés respectivement par dés fonctionnaires élevés en dignités, et qui consen'ent des fonctions éminentes.. Ils* circulent de l'aveu cl sous les regards de l'autorité. L'on n'a poursuivi aucun de leurs auteurs. L'on nous a permis de les acheter et de les lire.' Ces écrits répandent dans l'opinion publique l'agîtafîon qui résulte toujours d'allégués diamétralement destruc-

(i) Moniteur du 14 mai.

(2) Cela e$t si vrai , que le mirislère public lui-même no.us parle d'écrivnius qui se croient courageux, parce qu'ils sont épargnés. ( f'^oye:; le discours de M. Marcnnngy dans la cause du Père Micher. ) Mais , s'ils sont épargnés , ils sont donc coupables : car on n'n jamais dit des iniioccne qu'on lei éfargoèit. Le ministère p«i- 3>iic choisit donc ceux qu'il épargne et ceuic.ifvSlnMpàvgiie pas. Il

tifs les uns de» autres , agitation que la découvert li; et la dt^mon»tration de la vérité peuvent seules apaiser : et Tautorité voudrait que ropinion restât dans cette agitation , dans cette inquiétude 9 conséquence inévitable d'un doute prolongÇ* sur des objets qui ont rapport à la sûreté des citpyens et à la stabilité du gouvernement? Non , certes 9 Tautorité est trop éclairée pour ne pas sentir que la question de la conspiration vraie ou prétendue qui a éclaté à Lyon en 1817» doit être éclairciedaos Tintérèt même de Tautorité. Car enûn, il ne s'agit de rieo moins que de savoir si une province de la France est pleine dUiommes désaÛfectionnés « malveîllaus, désirant le renversement de ce qui existe , ou si ^ dans cette province, des agens subalternes, ou même des délateurs et des provocateurs volontaires 9 qui s'arrogeaient une mission pour Tobtenir ensuite 9 8e;»ont disséminés, à Tinsu du pouvoir suprême, et au mépris de, la biérarchie de tous les pouvoirs, pour inventer et exploiter des conspirations à leur profit, l^'est-il pas évident que si la France reste dans le doute, ee doutp aura des conséquences au moins pénibles^ peut-être funestes? D*une part, si, ce que nous sommes loin de croire ^ mais ce que certaines gens semblent se complaire à insinuer, il existe dans le royaume des mécontens épars, sans chefs « sans point de réunioa, et par là.mènie sans moyens réels, n'cst-il pas dangereux de leur laisser présumer qu'une vaste province aussi est méconten^t ; que les mécontens y sont en grand noaibne ; que leurs trames à peine brisées peuvent se renouer 9 et que de la sorte une eutreprjû^^ç criminelle trouverait sur ce point du royaume, dç Tas^cntiment et delà sympathie ? rD'une autre ^mu't9,ropinion9 que des provocateurs soudoyés tendent ^S:pi^e« à la classe pauvre et malheureuse pour Tentrainer à des attentats et la livrer à des geôliers^ et à des bourreaux 9 jCQtte opinion qui doit aliéner, révolter9 déorKuraliser le peuple > en lui peignant ses administrateurs comme des ennemis perfides, n*est-cUe pas bonne à détruire, si en.^flTet elle peut être détruite ?£n n'édaîrcisvsant rieo 9 on laisse ces deux hypptlîèfps désastreuses à la merci de qui veut »'ea' emparer. L'on réunit toi^s les incqnvéuicns, Ton combine denx élémens.de mécontentement et de désordre. Ce n'est pas là ee que peut vouloif pue autorité juste et pr^« dente. . •♦

Prouver à la: France que sea babitans ne sont point disposés à oonftpirer, et que leur attachement aux lois est tel, tfu'on ne peut les en faire dévier qu'en les trompant , c^cstà-dire, déqM>ntrer que Timu^^si^ ni^ipritc des Français veut

9wu§ n» nom dt^i^uimm^ ptfint qm 9i^»H k um rtft^u^ H périUi PMf wm Mmni^ i^n^^fUmiion da elremmîêm^ê^ 4h

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Vf /i|a 4^ N/ H^tofiavfUa i wrM« t Kmt Ittiar4i40fi# Umi^tt réfUmUmf

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* ft*Ml i:bari:lM?r |a« v^rllaMw ntimlu^i^ (p, i al a). * C'a^ ciril^ ^«la^rion rpia M, f^^innmilh m pr^i^pa^a 4a ré^méwtf,

f/» #4/lMli/»;i «arati 4lffiaUa^ #>b«an'a-«^l , #i av^ini 4'a«*** y aii^»ar la* i^énitmem an aai^*fiiiftaïa# , 4^a fM| aa (ftsftfé^

«entait pas les circonstances politiqnrit dont ils ont vlé précédés 9 et au milieu desquels ils ont pris naissance. (p. 5). » 11 commence donc par rappeler Té^it de Ja France t de Lyon ayant rinsurrection du 8 juin, t Tous les iiias se seraient levés (au 2omars}« dit-il , s'il n''avait été question que de prendre la défense du monarque. Mais de certains liommes n^avaient vu, dans le nouvel ordre de choses « que le triomphe d\tn parti. Ils avaient eu l'imprudeiico d^exclter des alarmes siu* de. grands intérêts. Qu<iud ou se vit placé entre ces alarmes et un danger bien plus terrible , phisieurs furent assez aveuglés pour ne pas voir que c'était oc danger qu^l fallait d^abord conjurer (p% 7). » A Lyon, « les machinations de Vtle d*Elbe n*avaient point

• eu de comfrfices.... La soumission de cette ville doit être » attribuée aux événemens qui vinrent la surprendre... et » sur-tout à Texemple et aux ordres de M. de Fargues, alorg » maire de Lyon. Ce magistrat ne crut pas devoir sVloigoer

> ni se démettre de sa place 9 et la résignation d'un royaliste

> aussi prononcé fit çeïtser toutes les irrésolutions (p. 9). » Nous ajouterons, comme fait que nous avons sous les yeux^ la proclamation de M* de Fargues lors du retour de I9apolépn. Elle est telle, qu'aucun de ^s adhérensles plus enthousiastes ta'auraît refuèé de la signer. Elle est datée du 10 hiars 181 5, antérieure par conséquent de treize jours au départ du roi. Sans doute cette proclamation même n'était^ dans M. dé Fargucs, qu'un acte de dévouement de plus à la cause royale. L'accueil que son auteur a rencontré après le 8 juUlet, et les fonctions qu'il a remplies constamment depuis cette époque, en sont une preuve assez évidente. Mais cette proeiamation , mal jugée par des hommes qui étaient placés trop loin des affaires pour en apercevoir les ressorts secrets , a pu les tromper, de même que les places acceptées après le 20 mars par des fonctionnaires éminens, qui restaient à côté de l'asurpateur pour servir le roi , ont pu être d'un exemple dangereux, malgré la pureté des motifs qui animaient Ic^ acceptans.

Après les cent jours , t vtn système de réaction fut bieniét: » établi (p. 8). > L'ordonnance du 5 septembre mit un tcrmi» à cette réaction ; mais c à entendre le parti des réactcui's^, « cette ordonnance venait de rouvrir tous les cratères de la » révolution. Elle immolait les véritables serviteui*s du roi à

> leurs ennemis communs. Elle attestait ainsi qtic S. M. n'était

• entourée que de traîtres (un seul ministre excepté) ()>. i5).,. t Pour essayer de convaincre le roi (de la vérité de ii^s aNf^e^rr-

fi iU}m)f quf '£ullnit*ll P lui montrer un prnplu inqntot #t f^ »i diltonXf nioiirnnt du (iilm au mltinu Hd iir<« convisMoiiii« » ttltcHtant) par nt'H (UwnUvn^ riinpulMuncc «t Ion Anu^rru n rln MyMl^mc adopta • ri uuiwu;mïi lan» <)i5Mn IdirAtia il^iinr y» Mangianin catantrophii. Co plun a«l-il an rflînt 4^(/) conçu'/ it ]i\*%i\('Miï(m en a-f»»ll(i (^>M titnti^n einuiyleP La friiniMi itn- H tt^l e tto Ifîvrra pour riiponclrii ^inirmaUvenu^nt « piircD qiM »i la Fran(U) onlièri) a iH/) ti'tmoin ni vldlma (p« i$ ri iO)# •

Ml Halnnavillo pa«i^ eumlUi k vas qui r(igar<U) Lyon en par^ tlculirr< » t)(i nccvein l'inilnNalrrii r^^^iAudalmt «aii# i!it««M9 il«t » faux liruitMi (li.'N nouvrllm alarnianU)M« I^» bruiU gr<MH»i»« » Mairntf mc di^inaturairnt dr! bnmilm m tK>u<jh«f oi dann teur» n fapidf!» progrèi» i^laictit h [Uiitw vocnmifklmMm ïti ifitir m$% n ycuixd(M'iJu;( cpiikf» avaient Mcni(^ftlattialtn««*. (p. t(i,)Cw » niaua*uvrc» prlrrnt plu» d1nl<jn«lt<i au irionirnt Aeik élrc« » tlon»*.*. (p. i8)* tr.n générau» airactairni d« vivo» ittqul^ Il tud(j««.... ll« vrhvMih'iiUi un rapport ilan» uno contéiencë •n (ciirx M« d(i Cbalirol ),»»» (p« i() ;« I/lnvraliK^rnblanei» dis» » falfM wippo»/'/» i';tail ftl grandr^ lo fillonoo aliMilu ài» Utunn%tiê D> A|;çi5nM I continua M« Hainnrvlllcy »ur Aeê c1iôm«i» aum»! dilli" > dl(rH /i cachrr 9 »t c^lraordlnalrfif oui) )r du» A|ouU$r|Nni d« it C'onflancr h c« ri''cit«««.M (pi ai )« IMain il ^tait de mon di^^ » voir de yMWv.f i%*M /ait» avant d^arrAtnrttion opinion. Pi/ur

* diriger plu» «ârcnimt nio» HvhvviMm 9 |« priai ka» d^nix I* gi^ji/iraux de nie niettre m rapport avoe le» autour» 4e c^** f» (*Umum\[i^n rév<^lation»« 11» »*y refu»/;rent ^ atteAiaiit qu^lb I» n^ivaii'tit n\ agrn»f ni eniploy/*«ii** Le r/f»ultat do mêm per* « i|ui»illoii» fut la prruve que Uhj» Ir» fait» eon»i^n^» au rii(»- » iHirt de MMi le» ^hihaUK /'l/dent au»»l eoinpll^tiMtieiit » mu% qii^il» n/avaii'iil paru aii»ui'de»iM«< ( p %% ), n

Nou« Mippcintoti» le qui 1 regarde d^Autre» r^v/'lAtloti» d%ine fille que Ml f^alnnevilie voulut entendre f et qu^il ne mit parvenir /i \oir, et le» renAeIgnenien» ftmrnl» par Irol» ubfM^liM^ donf ihîux ne pr/'M'niaientei^nnie aiten» »eeret» dri> f^nérmun 4\u\ avalent iléiliwé aup/iravaot n»ynlr point 4*Atfett» 4a Il tie eHp/i',e ( pi ^5 et Tf7p )» «Je fu» eonvaineu ^ dit M# ftAirn

• neville« que tout »e r/'dui»aitii de» opinion» rt A 4i»» têx^^ n rani ^^ roupalde^^ expriui^'C» par do» individu» »aii» ffio>«n« » rt i»i>iM r^'»<;ur(e»i«i"' Mi le e^^nte d^ ChAimii en tut U H uthfw opinion f et »Vn exprima avec una /'gak; tfëmhi^. n dan»une U;Ureiiu11 érrlvitau mini»ire4A la poU«;e,«#««« Il /» y diMaif que^ »i Ton pouvait faire iumnmtr k un e»pril 'le A /^de d<;» prrrni^tre» iniorinaiion»^ il nVn /dait pA» fiM/in« /» avéré qu'une t^iclique coujpatile »*eu était eitipari^; |K/iii

produire ntte agitation factice tl parlait du sons-oflflcîef

Gauthié ( l'un des révélateurs ) , comme d*un homme qui , au lieu de se borner à rendre compte , avait pris Tinitiative^ et proposé lul-^nème des enrôlemens, en se disant Fagent

d'un parti puissant (p. 53). Cependant les tribunaux

furent investis de TaCTaire Deux des individus soupçonnés furent rendus à la liberté sans avoir été mis en jugement. De sept autres prévenus , qui n'avaient pu être traduits que devant le triininal de police coirectionnelle , trois furent acquittés, et les quatre autres condamnés k quelque temps de prison. Encore cette condamnation futelle prononcée 9 ainsi que M. de Chabrol le mandait à Son

Excellence le ministre de la police , moins par justice

que par égard pour ceux qui ai aient inventé (a cons-

piratian ( p. 35 ) »* Ce qui doit frapper le lecteur, c'est

qae tous ces révélateurs s'adressaient de préférence à l'auto* rite militaire ( p* 36 ) , déclarant qu'une partie de leurs ins-« tractions était de ne rien communiquer au lieutenant de police, et qu'un des généraux, interrogé à cet égard par N. Sainneville lui-même , fut conduit enfin à lui répondre confidentiellement que M. le lieutenant-général Canuel lui avait expressément recommandé le plus grand secret avec lui(p. 5o).

Ces manœuvres continuèrent. « Un gendarme fut arrêté pour s'être mis en rapport avec des personnes qu'on

lui avait désignées comme professant des opinions douteuses , s'être présenté à elles comme un o£Bcier de l'ancienne armée, décoré et privédesoldeetde retraite, et leur

avoir adressé des propositions coupables il déclara que

ses déniarches avaient pour objet de découvrir des bonapartistes aûn de les livrer ensuite à l'autorité (p. 56 ).

jbo nommé Brunet travaillait avec non moins d'ardenr à Élire des dupes. A peine arrêté, M. delà Colombe^ adjudant de place, vint en personne le réclamer. J'exigeai, dit M. Sainneville, une demande par écrit: elle me fut adressée^ et Brunet fut mis*en liberté. M. de la Colombe me promit alors de ne plus employer un instrument aussi dangereux. . • (p. 45 )• ^^ autre , dénonciateur de trois des principaux fabricans de Lyon , reconnut n'avoir joué que ^e rôle d'un agent provocateur^ ( p. 44)* ^^ quatrième, avait engagé des gens du peuple à se procurer des armes.... et cela pour ies compromettre , pour (es perdre , afin de (es meure deda/nê , et de ies convaincre qu'Os machinaient • ( p. 5» ). » Ici se reproduit une observation déjà faite. Le

dernier de cen agniift déclara qu'un des généraux lui aTail reproché d'avoir st;rvi la police oivUe de prcférenee à la po<* lice militaire ( p« 55 )•

M* Sainiieville termine celte partie de ton mémoire en rapprochant un passage de la réponse du général Canuel à 31. Fabvier» d'une qùiltance signée par le générai lui-même. Dana le premier , le général a/fhnie gu*aucun agent n*ap^ jHMTUtiaU à ta poHcemititair€; dans la tuconde » il recon* uatt avoir reçu de M. Sainneviile douxe cents francs en retn-* éaursemefit dô pareitU êomme (Uiaursée pour, frais dé iéaute poUcô (p. 56 ).

» Nous arrivons au 8 juin ^ reprend H. Sainneviile dans 9 son troisième chapitre; au V juini |our de deuil et de > larnics^iu* le département du Rhône » jour de scandale « et de douleur pour la France entière ( p. 57 ). n M. Sainneviile était absi'nt. Il était parti » laissant le déparlemenl dans le calme le plus profond. Tous les bruits de conspiration avaient cessé ( p. 58 ]. Le g juin 9 le gouvernement fut ia»« truit de l'explosion subite 9 par une dépêche télégrapblaae 1 •tH. Sainneviile se trouva de retour à Lyon le i3( p. G3 ). k Ce qui me frappa» dit-il» c'efit que plusieurs jours avant » cette explosion 9 les apprêts en avaient été annoncés , non n par des bruits vagues , non par des on dit, mais par dei » déclarations pesilives f par des avis officiels » d*où je con- 9 duais qu'il eût été facile de prévenir toute espèce de mou* » vcment ( p. 64 j* » M. Sainneviile détourna ses regarda do dessus les hommes « dont la joie, au milieu de la douleur » générale , semblait annoncer le triomphe el les eiccès d*nn » parti 9 bien plus que le triomphe et les rigueurs de la fus* » tice... et se livra sans relâche.... à la recherche dea causes » d'un événement qu'il avait peine à comprendre (p. 63^. » Je ne tardai point, dit-il» à concevoir les doutes les » plus graves sur la réalité de la prétendue conspiration. »^ Mais ces doutes » l'instruction seule pouvait les éoUitcir ei • les changer en conviction, en Caamissnnt des preuves poei*

» tives Je m'empressai de proposer aux al versée aoto«

9 rilés de faire celte instruction en commun; maie wtto

V communauté de travail et d'impartialité ne fu| peint » agréée J'essayai d'obtenir quelques lumières en fasler*

V rogeailt, après M. le maire de Lyon , quelques-uns des

V prisonniers. ... . Mais on finit par me refuser toute oohuvhi*

» nication avee les personnes arrêtées ( p. 65 ) M. le

» préfet, qui pendantlong-i^tempsavait jugé leschosescomme » moi-même , paraissait avoir sublfeanea t obangé d^oplnien» ••

I ee fo^il if^^ odntkléré comme dèi^hiinèrM atalt p^4

• ses yeux le caractère de la téaUté( p. 66 )• » Des obstaciet preM{ue insurmontable» s'opposaient àce qU*aucune Iumi^« De fût répandue sur ces évéaemens si désastreusement hï^ zarres. Ces obstacles étaient c Téclat qu'avait déjà Jeté la » prétendue conspiration f la terreuc qu'avaient répandue et I qu*aug;mentaient chaque |our les mesures des .aulcnrilés

• militaires et civiles, et les actes de Tautorité judiciaire. » Comment parvenir à faire dénxentir des mouvemenadoat I la nature et la gravité avaient été officiellement et soient a nellement proclamées (p. 66)? « Ces difficultés ne parent être vaincues que « lorsque le gouvernement envoya dans

• le département du Rhône un lieutenant du roi» avec les

> pDuroirs qui manifestaient la Volonté et fournissaient les

• moyens d^atteindre la vérité..^.. Cette vérité> alors retrouva » le courage de se montrer.» et les malheureux la force de

> se plaindre ( p. 67 )• •

M. SalunevUie fait connaître ensuite Tensemble. des pfeu* ves si lentement et si difficilement acquises. Avant d'eutrèr nous-mêmes dans cette partie de notre travail 9 nous réclamons de la. justice de nos lecteurs le ténK^i^nage que jusqu'ici nous avons apporté dans notre exposé toute la modération et toute la réserve possibles. Nous aivonsrctranclié des phrases même de M. de Sainneville tout ce qui tenait à une indigna* tion naturelle 9 et , en admettant les faits , à une indignation légitime ; et celte réserve , nous ne nous là sommes pas imposée uniquement par prudence ^ une autre considération nous a dirigés.

Nous pensons, comme nous Tavons dit plus haut , que tous les faits relatifs aux événemens de Lyon doivent être connus. Les ténèbres dont on les environnerait seraient plus lâcheuses que le spectacle que le grand jour pourra nous ofirir, quelque affligeant que puisse être ce spectacle : mais •i tous les faits doivent être connus, nous pensons aussi , dans la sincérité de notre âme, que ce doit être biep plutôt pour pi^server l'avenir des récidives, que pour revenir sur le passé autrement que par Topinion , que nul pouvoir n'empêche d'être un juge, inévitable ; et voici nos motifs que nous professons avec une franchise complète.

Toutes les fois que, dans un pays où des partis exblent, l^aiitorité croira suivre une route habile et politique, en s'iso* but de tt)ut ce qu'elle appelle des partis, et en les opposant Pun à Tautre , il en résultera que ch<Aque parti , voulant turcer Tautorité à se rapprocher de lui dç préférence « se ré**

foàira des faulcg que {iourva commettre le parti contraire: mais il ue se bornera pas simplement à s*en réjouir , il pa^^ sera nécessairement du sentiment que les fautes de ses ennemis lui sont profitables , au désir de leur voir , et bientôt de leur .faire commettre des fautes ; et de ce désir il passera encore à celui de voif arriver ou d'amener des événeincos ^ont le malheur ou le crime leur soit attribué. Les partis se tendront ainsi des pièges, et porteront en triomphe à Tauttrité toutes les conjectures , tous les faits, toutes les inventions qui 9 dr.Ks un état de chose ordinaire , affligeraient les . meilleurs citoyens; ils se battront, pour ainsi dire, à coups de conspirations dont ils s'accuseront mutuellement. Cet état sera déplorable, maisie principe en sera au fond dans le système adopté. Quand l'autorité marche natioualenient) elle est assez forte pour n'avoir besoin de se jeter dans la foras d'aucun parti ; et dès^lors chaque parti sachant qu'elle ne se jettera pas dans ses bras , et qu'il n*y a rien à gagner pour lui aux fautes du parti contraire 9 ne les provoquera plus.

Passant aux événemensdu 8 juin 1817, dont ilnent>usa fait connaître jusqu'ici que les antécédens, M. Sainneville aborde une première question, celle de savoir si les projets des factieux étaient prévus par les autorités, avant d'avoir éclaté (p. 68). Or , «le général Canuel convientquele 7 juin ^u soîril » fut prévenu que la conspiration devait s'exécuter le lendc- 9 main.... Due déclaration écrite de M. de la Colombe , adjup dantde place, prouve que le général en était instruit plusieurs » jours auparavant, puisque l'un des agen s reconnus de Tauto- » rite militaire se trouvait au milieu des agitateurs. M. le maire i) assure avoir saisi tous les fils de la conspiration, plusieurs » jours avant son explosion. M. le préfet publie des lettres à qu'il avait reçues bien avant le 8 juin , des avis sur ic » danger que courait la ti^anquillîté publique ; et en effet , datis »> les premiers jours de juin, le maire de Saint-Genis-La^al » (de cette conmiune devenue ensuite si déploraUemrnt » célèbre) avait écrit deux fois à M. le préfet que sa com- » mune était agitée , et demandait formellement que le ca- * pitaine Oudia eu fût éloigné ( p* 69 ).

» Quel usage fit-on de ces renseignemens si positifs et si w multipliés? On n'accorda aux maires aucun des moyens » néceîisaires pour prévenir le complot annoncé.... Oudin 9 seprésenla, le 5 ou le 6 juin, chez le général Canuel : il « ne fut point arrêté.... ; et le 8; il but et mangea dons sa

» commune avec un «ouR-officîer de gendarmerie , qui pa- « raissaît ne se douter de rien.... ( p. yo ). La force année

L » ne fut point envoyée dans les comfnunes menacées, dont 1 les maires avaient l'ormellémenl annoncé les désordres...*. » Les gendarmes résidant à Saint -Genîs, où était Oudiii*, I et dont le maire avait manifesté tant d*alarmes.... , se » trouvèrent absens toute la journée ^ p6ur leitrs affaires ou » pour leurs plaisirs;. le brigadier S€ul était resté à son

I • poste, et, après avoir passé au cabaret une partie du

• jour avec Oudîn , il s^éloigna de Saint-Geniâ au moment » où le mouvement allait commencer....: (p. 71. ) Je n'ai > point à rechercher, continue !V1. Satnnevilte , quelle a été 9 l'intention des uns ou des autres en agissant ainsi: mais » se#seraient-ils conduits autrement, s'il était possible qu'ils » eussent été dans la confidence du mouvement projeté , et » qu'ils eussent jugé nécessaire de le laisser éclater , sauf à

• prendre des mesures pour en arrêter les suites? (p. 73. )'»

A Lyon, aucune agitation ne se manifesta; mais là non plus « aucune mesure n'avait été prise d^avance pour pré- 9 venir une explosion si elle eût été à craindre. Les corn- » missaircs de police n'avaient reçu aucune instruction

• la garde nationale aucun ordre.... ; les troupes elles-inémi^s » n'avaient pas fait la plus légère démonstration ^ le 8 jûiu , » avant trois heures de l'après-midi, et cependant y dë^ six

• heures du matin, suivant M. de Fargues, à dix heures > 9 d'après M. le prévôt de Lyon, le signal de riusurre«tion » avait été donné (p. 74 )• n

Voyons maintenant en quoi consistèrent Les démonstra** tions criminelles des campagnes.

Le département du Rhône se compose de -^61 comiiàunes. Dans ce nombre , onze seulement prirent au mouvement uqa part quelconque.... (p. 77 ). Les communes ies plus peuplées iie fournirent pas un seul insurgé (p. 7.8 ).*..; dans la tonalité des communes agitées, et dont la population s'élève au moins à dix nûUe amies , deux cent cinquante hommes au plus parurent participera l'insurveotîoo. . . ;fl(iais^pffrmi>ce9 d«ux cent cinqustlite hommes, «'combien peut-on compter

• de Yéritables aonspîrateurs ? Combien se sont mis en mou-

• vement sans savoir ce «{u'ils faisaient , sans but coupable^ s entratnésrp^r le b ruit, l'exemple et la curiosité ?. • . . Le tocsin » ayant été sonné la nuit.... , plusieurs..*, se trouvèrent au » milktadumouveaient) yitent a<scourusavee de^ seAux, » croyant être appelés au secours d'une maison. incendiée*»

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