‹ Collection GalliaChapitre 42 sur 70 · MARIE SONNET · texte numérisé non relu

MARIE SONNET

AINSI, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir,

Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère ;

Et sa tige fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein de la terre Frémit de joie et de désir.

Ainsi, quand ma douce Marie Entr'ouvre sa lèvre chérie, Et lève en chantant ses yeux bleus

Dans l’harmonie et la lumière Son âme semble tout entière

Monter en tremblant vers les cieux.

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