‹ Collection GalliaChapitre 62 sur 70 · APRÈS LA MORT DE SA FILLE · texte numérisé non relu

APRÈS LA MORT DE SA FILLE

QUEL est donc ce chagrin auquel je m'intéresse ? Nous nous étions connus par l’esprit seulement ; Nous n’avions fait que rire, et causé qu’un moment Quand sa vivacité coudoya ma paresse.

CHANSON 249

Puis j'allais par hasard au théâtre, en fumant, Lorsque du maître à tous la vieille hardiesse, De sa verve caustique aiguisant la finesse,

En Pancrace ou Scapin le transformait gaîment.

Pourquoi donc, de quel droit, le connaissant à peine,

Est-ce que je m’arrête et ne puis faire un pas,

Apprenant que sa fille est morte dans ses bras?

Je ne sais. — Dieu le sait! Dans la pauvre âme humaine, La meilleure pensée est toujours incertaine, Mais une larme coule et ne se trompe pas.

CHANSON

QuAND on perd, par triste occurrence, Son espérance Et sa gaîté, Le remède au mélancolique, C’est la musique Et la beauté!

Plus oblige et peut davantage Un beau visage Qu’un homme armé, Et rien n’est meilleur que d’entendre Air doux et tendre Jadis aimé!

Date inconnue.

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