CANTATE DE BETTINE
Puis donc, Amour, que tu n’as pas voulu
À ma tristesse accorder cette joie,
Que dans mon cœur mon doux seigneur ait lu, Ni vu les pleurs où mon chagrin se noie, Dis-lui du moins, et tâche qu’il le croie,
Que je vivrais, si je ne l’avais vu.
Dis-lui qu’un jour, une Sicilienne
Le vit combattre et faire son devoir.
Dans son pays, dis-lui qu’il s'en souvienne, Et que j'en meurs, faisant mon mal savoir.